Mme Guyon

Publié le par Patrick

  L’être humain porte en lui la potentialité d’une évolution intérieure par laquelle seulement il pourra trouver le bonheur et la complétude après lesquels il court en vain extérieurement.

La méditation du coeur est plus profonde que les pratiques d'attention car l'attention est discontinue.

"La méditation du coeur est plus profonde que les méditations discursives car le mental ne peut penser à une chose qu'en cessant de penser à une autre, tandis que la méditation du cœur n'est point interrompue..."

Le mystique voit progressivement dans le silence de sa méditation des reflets de la lumière divine traduisant une lente évolution intérieure rendue possible lorsque s’exerce l'influence (l'inspir) qui se situe au-delà de l’humain : la grâce divine...

"L'expérience profonde de l’intériorité, accompagnée d’une simplification et d’une pacification progressive peut s’accompagner d’événements variés selon les conditions de vie pouvant durer des jours.

Leur caractère extra-ordinaire a toujours attiré une attention exagérée des consciences mentales au détriment de la dynamique vitale  de la grâce. Très utiles pour confirmer le commençant dans sa voie, ils relativisent les jouissances, réelles et bonnes, dont notre nature est capable. Ils substituent l’expérience réelle directe aux croyances.

 De longues années de désappropriations correspondent au stade de purification décrit par tous. Le terme de « purification » est ambigu dans la mesure où il risque de laisser croire qu’elle conduirait à son terme à un « nous-même » délivré de ses défauts !  Le « nous-même » ne pourra subsister. Sera-t-il transformé ou fondu dans une « vastitude », appelant la comparaison classique de la  goutte d’eau dans l’océan ? Mais cette fusion ne voit disparaître ni les capacités, ni les infirmités, ni la structure individuelle, même si cette dernière s’efface à la mort ; elle permet leur mise au service de ce qui vient prendre la place centrale au cœur de la structure, comme l’exprime l’apôtre Paul dans le verset repris le plus fréquemment par madame Guyon : « Et je vis, non plus moi-même ; mais c’est Jésus-Christ qui vit en moi » [épître aux Galates, 2, 20].  Des épreuves sont fréquentes durant cette longue période - sans lesquelles l’amour propre ne serait jamais réduit en cendre pour laisser place à une renaissance dans le pur amour." 

(inspiré des écrits de Mme Guyon, grande mystique laïque du catholicisme)

 

« Il faut nous prendre comme nous sommes, ne rien désirer de plus que ce que nous avons. Tout ce que nous sommes, nous le sommes par la Volonté du Bon Dieu. Or Il est l'éternelle Sagesse... Ce qui importe, c'est que nous ne cessions pas de monter l'échelle de la perfection, dont les échelons sont nos efforts constants. Au bout est le succès, c'est certain, mais son heure appartient à Dieu. Lui seul sait ce qui nous est bon ; notre petite sagesse le voudrait sur le champ, et si Dieu nous exauçait, nous n'échapperions pas à l'orgueil. Au contraire, un long labeur, le plus souvent doublé d'humiliations, nous prépare la vie éternelle »

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