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Tout est Un

Publié le par P.Vigneau

 

 

Il arrive dans la vie, des moments où se concentrent des choix essentiels.

Des moments où le feu de notre âme nous rappelle à l’action juste.

Il est maintenant ce moment où nous sommes invités, à la faveur d’une mystérieuse conjonction, à quitter le port et reprendre la mer, à partir vers l’inconnu.

Il est maintenant ce moment où nous pouvons oser

chercher ce que nous sommes en vérité.

 

Cette aventure est d’autant plus impérative que les formes nouvelles du spirituel restent enfermées dans des recherches de « toujours plus », qui ne sont que le désir d'un super-ego, avec toujours un manque essentiel.

 

Il s’agit de démystifier la quête essentielle. Il s'agit de se libérer de la fascination pour les magies de puissance. Il s'agit de ne plus se laisser hypnotiser par l'appel du merveilleux.

Il s'agit de voir tous ces pièges qui droguent les consciences humaines, maintenant le chercheur spirituel dans un infantilisme sclérosant.

Les temps ne sont plus à l'adoration des héros, des demi-dieux, des maîtres, ni à la recherche de quelques secrets cachés, mais à la reconnaissance de notre liberté spirituelle souveraine, à l’aventure libre enfin de la conscience et de la joie.

L’éveil à notre liberté essentielle apparaît comme un but de la vie spirituelle. Cet éveil donne le sentiment d’être soudain.

Cependant les événements qui y conduisent sont progressifs. Y aurait-il un processus décelable ?

(extrait du livre : Tout est Un)

*

***

 

Que signifie ce terme  "Non dualité, ou Advaita ?"
Mais avant cela, que signifie "la dualité" ?
C’est la tendance de l‘homme à créer dans son esprit une autre réalité que La Réalité. Il crée en permanence un autre monde dans lequel il justifie tout et surtout il nie ce qui ne lui convient pas ! L’homme se met alors à penser le monde plutot que de le voir de façon directe. Ce mécanisme est mis en place par le mental.
La discipline transmise par l’Advaita Vedānta mène à se libérer de cette illusion...

 

 

De nos jours la non-dualité est surtout connue en Occident par l’influence de Ramana maharshi, qui est associé à la Non-dualité de Shankara, l’Advaita vedanta. 
Or il existe en Inde, et ailleurs, de nombreux maitres qui exposent une perspective non-duelle avec un regard légèrement diffèrent de celui de Shankara. C’est entre autres celui de l’Atma yoga.
Cette voie n‘est pas originale, mais elle est un peu oubliée de nos jours en Occident. Pourtant cette voie est très connue en Inde mais aussi dans le christianisme oriental.
En Inde, déjà Ramanuja au XIII ème siècle  présentait une voie non-duelle plus universelle ou plus « englobante » que ne le faisait Shankara...

 

L’Advaita ( Non-dualité ou monisme) commence à devenir connu en Occident par un courant appelé neo-advaita. Ce mouvement de pensée apporte un regard nouveau sur la voie spirituelle, mais se borne trop à une simple déstructuration des croyances. Il dénature toute la richesse et la puissance de l’Advaita traditionnel qui est considéré comme l’aboutissement de la philosophie indienne dont l’origine se trouve dans le Rig-Veda : « la vérité est une bien que les sages la voient sous de multiples formes ». 


Ce petit livre rassemble des courts passages, issus d’entretiens sur l’Atma yoga : la voie de l’âme, qui vient de l'école du Vishistadvaita, la non-dualité qualifiée, que transmirent aussi Sri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Ma Anandamayi, Sri Aurobindo…


Mère, Maa, m’initia et m’accompagna avec patience sur cette voie d’éveil, pendant 18 ans. Ce parcours de vie se poursuit, encore aujourd’hui, non plus avec des paroles ou des lettres, mais de façon plus subtile…
La vie me fit rencontrer Mère, Maa. C’était en Inde dans un tout petit ashram traditionnel de l’Orissa. J’étais très jeune, mais cependant très exigeant dans ma recherche de vérité. La sagesse de cette femme, ses pouvoirs, qu’elle cachait la plupart du temps, et sa simplicité me confortèrent très vite dans l’évidence que j’étais en présence d’un vrai maitre spirituel. 

extrait du livre "l'Atma yoga"

 

Les 2 Kundalinis

Publié le par P.Vigneau

 

kundalini_1.jpg

 

Le mot Kundalini désigne l’énergie subtile lovée à la base de la colonne vertébrale. Les Hindous lui donnent le nom de Shakti et voient en elle la véritable source de l’énergie universelle. Cette fantastique énergie, est souvent représentée sous la forme d'un serpent.

 

Le yoga de la Force ascendante

 

Le processus d’éveil de cette force nous est fournie par le yoga, et plus particulièrement du hatha yoga. Hatha en sanscrit est composé de deux mots, ha et tha, signifiant le soleil et la lune. Ces deux astres sont ici utilisés symboliquement pour représenter les deux courants nerveux circulant du côté droit et du côté gauche de la colonne vertébrale, à l’intérieur des deux nadis ou canaux subtils de pingala et ida. Le premier, masculin, créateur, est rouge et brille comme le soleil ; le second, féminin, réceptif, est jaune et diffuse une lumière semblable à celle de la lune. Leur fonction est d’assurer la circulation du prana (« souffle inspiré » ; fluide cosmique ou supracosmique) dans le corps. Quant à la nadi centrale autour de laquelle s’entrelacent les deux autres à la façon des deux serpents du caducée, elle porte le nom de sushumna. Pingala et ida se croisent six fois sur la sushumna et chacun de ces points de rencontre est appelé « chakra ». il existe aussi un septième chakra, relié à la pinéale). Ces « roues de feu » sont localisées respectivement à la hauteur  du sacrum, du nombril, du plexus solaire, du cœur, de la gorge, du front, et au sommet du crâne. Elles tournent plus ou moins vite mais toutes dans le même sens .

 La véritable fonction d’Ida et de Pingala est de conduire jusqu’à la base de l’épine dorsale les différentes énergies libérées par la maîtrise du souffle, afin d’ « exciter » la force de Kundalini qui gît là, à moitié inconsciente (les textes la représentent comme endormie au fond d’une caverne où brûle un feu à demi éteint ; l’essentiel des pratiques yoguiques consiste à souffler sur ce feu afin de le raviver). Sortant de sa léthargie, la Kundalini « se dresse en sifflant » et commence son ascension à travers la sushumna; au cours de sa montée, elle traverse les différents chakras qu’elle rencontre sur son chemin et s’unit finalement au sommet de la tête à l’Esprit universel.

 

Le yoga de la Force descendante

 

Sri Aurobindo considérait que l’humanité était entrée dans une nouvelle phase de mutation, qui impliquait de nouveaux processus. Selon lui, l’ouverture des chakras, qui détermine la spiritualisation de l’homme, peut maintenant s’opérer à notre époque pas seulement de bas en haut  (yoga de la Force ascendante) mais de haut en bas (yoga de la Force descendante).

Une fois « réveillée », la force de Shiva, située au-dessus de la tête, pénètre dans le système humain par la pinéale, et descend dans le canal central de la moelle épinière (sushumna) puis traverse, lentement et doucement, les différents chakras pour s’unir finalement avec la Mère divine, la Kundalini-Shakti, qui s’élève du bas de la colonne vertébrale à sa rencontre.

L’un des avantages de cette méthode est que les centres énergétiques situés dans le bassin, vitaux et subconscients, ne s’ouvrent qu’en dernier (à l’inverse du processus tantrique), évitant ainsi au candidat d’être confronté trop rapidement avec les forces chaotiques de la Nature (c’est la raison pour laquelle les yogas traditionnels exigent absolument la présence d’un Maître protecteur, pour éviter à l’adepte de sombrer dans la folie ).

Le but du processus présenté par Sri Aurobindo et poursuivi par l'Atma yoga n’est  de seulement « monter »  pour parvenir à la libération de la conscience hors de la matière, mais aussi de «descendre»  pour transformer la Vie et la Matière (spiritualisation de la Nature). 

 

 

Krishnamurti encore

Publié le par P.Vigneau

J.Krishnamurti, (1895-1986), fut un homme libre, un philosophe révolutionnaire, un éducateur, un éveilleur des consciences. 

Son action était fondée sur la conviction qu'un changement dans la société ne pouvait émerger que d'un bouleversement radical dans l'individu, puisque la société est le produit des actions réciproques de ses membres.

Il fonda plusieurs écoles-communautés, en Inde, en Angleterre et aux Etats-Unis; où adultes et étudiants vivent et apprennent ensemble non seulement sur un plan académique, mais aussi et surtout dans le miroir de la relation.

Cette redéfinition de l'école, amenant un nouvel éclairage sur le rôle de l’éducateur. “C’est l’éducateur qu’il faut éduquer” répétait-il.

Quelques idées essentielles:

« L’épanouissement est quelque chose de vraiment important, sinon l’éducation devient simplement un processus mécanique orienté vers une carrière, une profession. Dans la société telle qu’elle existe actuellement il est inévitable de se préoccuper de carrière et de profession, mais si nous leur consacrons tous nos efforts, alors la liberté de s’épanouir s’étiolera peu à peu. Nous avons accordé bien trop d’importance aux examens et aux diplômes. Ce n’est pas là le but essentiel pour lequel ces écoles ont été fondées, ce qui ne veut pas dire que le niveau scolaire des élèves y sera moins bon. Au contraire, l’épanouissement du professeur et de l’élève, la carrière et la profession prendront leur juste place. »

« Une école doit être un lieu où l’enseignant et l’enseigné explorent non seulement le monde extérieur, le monde du savoir, mais aussi leur propre pensée, leur propre comportement. »

Ne pourrait-on envisager de telles écoles aussi pour les adultes, qui cherchent à mieux se connaitre?

Des lieux de rencontre et de découverte de soi, dans la pratique de l'écoute intérieure et dans le miroir de la relation.

C'est mon rêve, que j'ai essayé de réaliser en créant les Maisons de Paix et l'Institut de Formations transpersonnelles.

Il y a tant à faire....