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Atman-Brahman

Publié le par P.Vigneau

Âtman-Brahman


L'un et l'autre sont Sat (= ce qui est), Tat (= Cela), autres dénominations de l'Absolu, du Un-sans-second.
Bien qu'étant identiques dans leur essence, Âtman et Brahman sont parfois différenciés en ce sens que l'Âtman est considéré comme le Brahman individuel, le Brahman étant l'Âtman universel : "Le brahman réside dans le cœur [il porte alors le nom d'Âtman] Les sages qui le contemplent au dedans de leur âme, ces sages-là possèdent, et non d'autres, le repos éternel" (Kâthaka Upanishad, II, V, 12-13).

 

 



Voici quelques caractères propres à l'Âtman tels qu'on les trouve dans quelques Upanishad :
"Tu demandes ce que c'est que le Brahman ? C'est ton propre Âtman qui est intérieur à tout !" (Brihad Âranyaka Upanishad III, 4-5).
"L'Âtman doit être perçu au moyen de l'Âtman même que l'on désire connaître. L'Âtman de celui qui désire connaître l'Âtman trouve sa propre essence" (Mundaka Upanishad, III, 2-3).
"Sa forme n'est pas un objet visible. Nul ne saurait le voir avec l'œil. C'est par le cœur, par la pensée, par l'esprit qu'on le perçoit" (Kâthaka Upanishad, II, VI, 9).
"Cet Âtman ne peut être atteint ni par l'étude, ni par la science" (Kâthaka Upanishad, I, II, 22).
La Brihad Âranyaka Upanishad s'arrête longuement sur la nature de l'Âtman :
"L'Âtman […] réside à l'intérieur du cœur, le Purusha qui est lumière. Restant identique, il passe d'un monde à l'autre, semble penser et se mouvoir". Il est "ni ceci ni cela […] insaisissable […] indivisible […] indépendant […] sans liens, il ne souffre pas, il ne périt pas." (III, IX, 26). "L'essence de l'homme [Purusha], l'Âtman intime réside éternellement dans le cœur de tout homme. Patiemment on doit l'extraire de son propre corps, comme la graine de son enveloppe" (VI, 17). "On ne le voit pas et il voit, on ne l'entend pas et il entend, on ne le pense pas et il pense, on ne le connaît pas et il connaît" (III, VII, 31).
"Cet Âtman qui est caché dans tous les êtres ne se manifeste pas. Mais il est perçu par l'intelligence pénétrante de ceux qui perçoivent les choses subtiles" (Kâthaka Upanishad, I, III, 12).


Quant au Brahman il est très fréquemment évoqué. Ainsi la Svetâsvatara Upanishad décrit longuement "l'Être éternel qui réside en lui-même". N'en citons qu'un court extrait : "Il est cet univers, il est le passé et l'avenir, il est le maître de l'immortalité. Il est l'arbitre de l'univers mobile et immobile… Il est le premier, le grand esprit… Il est le dieu unique qui, pareil à l'araignée, s'enveloppe par son essence, à l'aide des fils du pradhâna [la Nature]. Il est unique, il est libre, il est celui qui multiplie la semence unique des âmes individuelles. Il est l'agent de toutes choses, l'omniscient, la matrice et le moi, l'auteur du temps, le possesseur des qualités, le maître de l'indéveloppé et de l'Âtman individuel, la cause de la transmigration et de la délivrance" (Svetâsvatara Upanishad, III, 12 et sq.).

On retrouve fréquemment ce même type de longue énumération comme si les auteurs voulaient donner l'équivalent stylistique de la profusion métaphysique : le Brahman est tout et son contraire ! Ainsi la Mândûkya Upanishad (6, 7) après nous l'avoir présenté ("Il est le Seigneur de toute chose, il est omniscient, il est le régisseur interne, il est la matrice de l'univers, il est le commencement et la fin des êtres. C'est l'Âtman, c'est celui qu'il faut connaître"), nous laisse face à des qualificatifs que notre raison ne peut concilier. C'est bien là le but de l'auteur, Brahman-Âtman échappant par essence à toute conceptualisation : "Sans intelligence interne, sans intelligence externe, n'étant pas non plus un faisceau d'intelligence, n'étant ni intelligent ni inintelligent, invisible, échappant à toute relation, imperceptible, sans signe distinctif, ne tombant pas dans la pensée, ne pouvant être décrit, ayant pour essence l'idée d'homogénéité… tel est l'état suprême du Brahman".
Pourtant certains textes n'hésitent pas à le personnifier : "Lui seul reste éveillé dans la destruction de l'univers […] C'est par lui que cet univers est médité, c'est en lui qu'il revient se dissoudre." (Maitri Upanishad, VI, 17). Cela peut aller jusqu'à une forme de dualisme (les Upanishad restant cependant de nature moniste). "Cet être éternel qui réside en lui-même, supérieur à tout ce qui peut être connu […] hommage à ce dieu qui est dans le feu, qui est dans l'eau, qui pénètre dans le monde entier, qui est dans les plantes, qui est dans les arbres […] Il est le premier-né, il est dans la matrice…" (Kâthaka Upanishad, II, V, 9). Même regard, encore plus appuyé, dans la Svetâsvatara Upanishad : "L'Âtman individuel est enchaîné par suite de sa nature de jouissant ; quand il connaît le Divin il est délivré de toutes ses chaînes" (I, 10). Ce dualisme annonce le Sâmkhya - alors que le monisme est caractéristique du futur Vedanta.


Le dénominateur commun
Presque toutes les Upanishads n'ont d'autre but que d'enseigner aux adeptes à s'identifier avec l'Âme universelle, à devenir cette Âme. De cette fusion jaillit la délivrance (moksha), le salut.
La plupart des Upanishad se terminent par un hymne sur la félicité (ânanda) de l'absorption mystique : "Celui qui connaît Brahman, l'être suprême, devient Brahman lui-même, il traverse le chagrin, il traverse le péché, délivré de ses liens, il devient immortel" (Mundaka Upanishad, III, II, 8). De même la Maitri Upanishad s'achève sur l'extase qui résulte de cette union avec le Tout, union de l'ascète "dont les sens sont absorbés comme dans le sommeil…"
La conception du salut ainsi développée dans les Upanishad aboutit à la discipline du yoga et donnera naissance au bouddhisme.
G. Duc

 

"Atma Yoga is Kriya Yoga and Sankhya Yoga infused with the spirit of Bhakti" (Maa)

Source de l'Atma yoga

Publié le par P.Vigneau

"Le brahman réside dans le cœur [il porte alors le nom d'Âtman] Les sages qui le contemplent au dedans de leur âme, ces sages-là possèdent, et non d'autres, le repos éternel" (Kâthaka Upanishad, II, V, 12-13).

 

La tradition d'enseignement de l'Advaita-Vedanta s'est perpétuée jusqu'à nos jours grâce une lignée continue d'enseignants qui ont maintenu cette tradition. Ils ont eux-mêmes reçu l'enseignement et sa méthodologie de leurs enseignants et l'ont transmise à leur tour à leurs étudiants. Il y a de nombreux enseignants dont nous ne connaissons pas le nom car le Vedanta est une tradition essentiellement orale.

Parmi les noms que nous connaissons, Sankara et Ramanuja sont les plus anciens

Sankara (début du 8ème siècle après JC) occupe une place centrale dans la tradition car il nous a laissé sur des feuilles de palmier une oeuvre considérable constituée de ses commentaires de dix Upanishads, de la Bhagavad Gita et des Brahma-Sutras, ainsi que de nombreux textes indépendants comme Upadesasahasri. Ces commentaires exposent de manière explicite la tradition de l'enseignement. Ramana Maharshi fut le grand maitre du XXème siècle qui fit connaitre l'Advaita strict.

 


Il faut noter que de nombreux érudits du passé ont donné des significations différentes aux textes fondateurs du Vedanta, ce qui a conduit une division du Vedanta en plusieurs courants.

Le plus connu est l’école du Vishsitha Advaita (Advaita qualifié) de Ramanuja , XIème siècle.

De nombreux maitres contemporains dans ce domaine ont aussi produit leurs propres oeuvres originales, selon leur expérience personnelle, parfois en empruntant et combinant certains concepts du Yoga, des Tantras, du Yoga Vasishta et de la science moderne.

Certains maitres explorent plus particulièrement l'Atma Kriya yoga, d'autres l'Atma Gyana yoga et d'autres l'Atma Bhakti yoga.

La synthèse finale de ces trois discipline constitue l'Atma yoga.

 

 

"Atma Yoga is a yoga system that draws its influences from Jnana yoga, Kriya yoga and Bhakti yoga, but its primary concerns are yoga psychology and philosophy as laid out by the ancient Vedic texts of India. Atma yoga is the culmination of the yogic systems described in such Sanskrit texts as the Bhagavad Gita, Srimad Bhagavatam, Shiva Samhita and the Yoga Pradipika.

The essence of Atma yoga is found in the Vedic philosophical conclusion of Achintya-Bheda-Abheda Tattva, or inconceivable oneness and simultaneous difference with the supreme. Atma yoga teaches that the individual should not identify with the body or the mind because this can cloud the original soul nature or jiva from fulfilling its life purpose (dharma)." (Atmananda)

 

 

"The goal of Atma Yoga is the non identification with the body or the mind because this cloud the original soul nature or jiva from fulfilling its life purpose.

That is : becoming one with the Self (ATMAN). And to become a pure servant for the Atman. Atma Yoga is a contemplative, gentle, yet dynamic approach to the powerful intimacy of yoga. Created from compassionate self awareness, inner stillness, and core strength, the practice is a path returning to the true Self. The aim of Atma yoga is to enable the individual who undertakes it the attainment of a conscious identity with the Divine, the true Self, and to transform the mind, and the body so they would become fit instruments for a divine life on Earth." 

http://atmayoga.yolasite.com/

Rencontre

Publié le par P.Vigneau

 

Comment apprivoiser les peurs et les dissoudre?

Deux rencontres individuelles pour un processus libérateur


Rens: 02 41 70 91 39

Ramanuja

Publié le par P.Vigneau

Alors qu' au travers de l'advaita, à la sensibilité occidentale, se manifeste sans conteste une tendance moniste  impliquant que celui qui arrive à la  connaissance Vraie abandonne son ego....comme un vieux jouet inutile  ... témoin d'une enfance ignorante... l'advaita vécu en Inde n'est pas si exclusivement intellectuel.

Un philosophe déjà au Xe siecle s'était levé pour réconcilier Transcendance et  aspirations du coeur humain: Ramanuja.

 

"Shankara, avec son grand intellect, n'était pas grand de coeur. Le coeur de Ramanuja était plus grand. Il ressentait pour les opprimés, il sympathisait avec eux. Il purifia les cerémonies autant qu'il le put et il institua de nouvelles cérémonies, de nouvelles méthodes de culte pour les gens qui en avaient absolument besoin. Il ouvrit en même temps la porte au culte spirituel le plus élevé, du brahmane au pariah. Ce fut l'œuvre de Ramanuja. Cette oeuvre s'étendit, envahit le Nord, y fut adoptée par de grands leaders.
Vous pouvez noter une caractéristique depuis l'époque de Ramanuja : l'ouverture de la porte de la spiritualité à tout le monde." (Swami Vivékananda)

 

 

Pour Ramanuja  la vie spirituelle n'implique nullement   une disparition de la personne ...se dissolvant en un Absolu transcendant... 
mais l'individu peut  se définir selon lui comme en union intime avec le divin personnifié...

Ainsi au lieu de renvoyer à l'irréel et à l'illusion... il  professe un réalisme ...qui doit savoir reconnaître dans la plus petite parcelle d'être ...la dignité et l'authenticité de l'Être
...Le monde n'est pas Maya mais Lilla... le monde n'est pas une illusion mais un jeu, le moi n'est pas inexistant, c'est un masque....

En cela nous retrouvons l'Atma Yoga.

 

 

Plusieurs affirmations capitales jalonneront  ainsi l'oeuvre de Ramanuja

- L' Être Suprême possède seul la Plénitude et la Perfection de l'Être... 
il est le seul existant éternellement et incontestablement de lui même , par lui même et pour lui même....

- Pourtant d'autres êtres existent...  imparfaits, limités mais non illusoires...  c'est le cas notamment des dieux...

-  Ces êtres ne peuvent être indépendants du Suprême... 
ces multiples ne sont ni séparés ni illusoires face à l' UN ...mais leur relation  à LUI reste à préciser...

- Le Suprême est dans l'Univers comme une âme dans Son Corps... 
Il fait preuve de qualités relationnelles envers l'univers ...et notamment envers l'homme: condescendance, générosité, compassion, amour qui protège et pardonne !

- Les âmes dans le monde sont elles aussi réelles... même si leur réalité dépend aussi de  Dieu... 
la matière et les âmes individuelles ne tiennent donc leur existence que comme corps du Brahman... et uniquement par ce que Brahman est leur âme et le Pouvoir qui les contrôle...
Brahman quand à lui n'est pas lié au monde ni aux âmes... et l'apparition d'un univers à un moment donné pour une période limitée est pour LUI qu'un jeu   la LILA ... sans nulle motivation intérieure...

- L'âme a sa propre initiative ...
la porte est ainsi ouverte à l'intimité de la relation avec l'Absolu... à la Grâce et à l'Amour réciproque... bien que subsiste toujours la loi de fer du Karma...

- Inaccessible par l'effort mystique, le Suprême est cependant accessible par la Grâce ...et peut ainsi servir de refuge à ceux qui recourent à Lui...

Dans un hymne en prose le commentaire de la Bhagavadgita adresse au croyant les conseils suivants

" Aussi incessamment qu'une coulée d'huile, fixe sur moi ton esprit: 
 Je suis le Seigneur des Seigneurs, Je possède toutes les qualités excellentes et Je suis opposé à toute souillure...

- Fixe sur Moi ton esprit:...Je connais tout
 Ma volonté s'accomplit toujours... Je suis la cause unique de l'Univers entier... le Suprême Brahman...  la Suprême personne...

- Fixe sur Moi ton esprit... Mon oeil est long et immaculé comme le pétale du Lotus blanc...
J'ai la majesté d'un sombre nuage de pluie, la splendeur accumulée de mille soleils levants

- Fixe sur Moi ton esprit... Je suis un océan rempli de l'immortel nectar de l'amabilité

- Fixe ton esprit sur Moi... Mes 4 bras sont larges et forts... Mes vêtements d'un jaune doré... Je suis couronné  d'un diadème, orné de boucles d'oreilles en forme de poissons, de colliers de perles, de bracelets d'or, d'anneaux au bras et bien plus encore...

-Fixe ton esprit sur Moi...  Je suis un océan illimité de pardon, de gracieuse condescendance, de beauté, de douceur, de profondeur, de générosité, d'amour qui absout
Je suis le refuge pour tous et chacun, sans distinction

-Fixe ton regard sur Moi... je suis le Maître de tout..."

 

 

 

Dans un autre texte admirable que je tenais à retranscrire ici le Suprême Lui même se présente en décrivant les sentiments de celui qui le cherche :

" Mon fidèle m'aime tellement qu'il est incapable de supporter son âme... sinon en m'offrant une de ces choses qu'on se procure facilement... comme une feuille... regardant comme seul but le fait de pouvoir offrir...
Et Moi ...
Je consume cette offrande insignifiante comme si j'avais reçu un don infiniment précieux... 

Ceux qui Me rendent un culte dans un amour intense, parce qu'ils ne peuvent supporter leur âme sans Me rendre ce culte et dont ce culte est le seul but
 existent en Moi dans un bonheur entier
 comme si leurs qualités égalaient les Miennes"...

admirable accès à l'équilibre entre un Dieu Transcendant.. et sa créature désormais bien réelle...

 

Ramanuja fera aussi l'éloge de la méditation.. forme de mémoire intuitive devenant moyen de délivrance...

" Le Soi n'est accessible ni par la récitation réfléchie du Véda... ni par un effort intellectuel... ni par l'audition de textes sacrés...
Mais celui là que le Soi élit... 
celui-là seul peut l'atteindre... 
le Soi lui révèle son intimité..."

Ainsi dévotion s'identifie à méditation et recueillement...
prévenue et accueillie par la Grâce Suprême l'âme au terme de sa recherche... entre en communion d'amour avec son Dieu... 
en communion unitive et non en dissolution totale... 
non ! ...la personne humaine n'est pas détruite à ce moment suprême...



La vision de Dieu apporte avec elle l'accomplissement de tous nos désirs, une connaissance répondant parfaitement à la nature de l'esprit... 
 

 

Atma yoga

Publié le par P.Vigneau

L'Atma yoga fut dispensé par de grands sages, Ramakrishna, Sivananda, ....

Son but premier est l'éveil,  non pas comme un aboutissement , mais comme une étape dans un immense processus évolutif de la conscience humaine.

Il part du fait que nous sommes l'Atman, mais L'ignorance, le voile de Maya, obscurcit notre nature divine. 

Cette approche traditionnelle représente un compromis équilibré entre les deux extrêmes que sont l’Advaita traditionnel de Shankara et le Jnana yoga d'un coté, et les voies progressives du Bhakti yoga, du Karma yoga ou du Raja yoga..

 

 

L'Atma yoga nous invite à un voyage vers l'âme. L'Atma yoga met à notre disposition des outils d'évolution qui touchent tous les niveaux de l'existence :

- physique, - énergétique, - vital, - relationnel, - mental - et spirituel.

Il favorise une transformation de l'individu pour réunir la conscience humaine limitée avec l’Atma, l’Âme, le Soi. De par son essence, l'Atma yoga est une voie intégrale pour atteindre la Conscience atmique.

 Brahman est la conscience omniprésente indifférente qui inclut tout. L’atman est la conscience individuelle de l’homme, une composante de Brahman. Le but de ce yoga est de dépasser la conscience de séparation, pour se réunir avec Brahman.

 

"Tu demandes ce que c'est que le Brahman ? C'est ton propre Âtman qui est intérieur à tout !" (Brihad Âranyaka Upanishad III, 4-5).

 

 

 Yoga de l'âme

 

Tous les yogas visent à l'union avec le Divin, mais nombreux sont les chemins et très diverses sont les étapes et pratiques. Ce yoga conduit à l'union avec l'âme ou le Soi. Il éveille la conscience au delà de l'âme individuelle. Il n'est pas fondé uniquement sur la base que l'âme est éternellement libre. Cette affirmation, qui est réelle en soi, est aussi insuffisante. Elle ne mène à rien au-delà d'elle-même. Ou si on l'utilisait comme seul point de départ, elle menerait à la conclusion que l'action et la création n'ont ni signification ni valeur, et donc la création aucun sens. Or s'il existe un Suprême, s'il n'est pas seulement une Conscience - Être pur et indifférencié, il est aussi le support de l'énergie dynamique de la création.

***

L'Atma yoga vous donne la clef pour trouver la Vérité, la Joie, et pour découvrir la Conscience de l’univers. Il explique comment ouvrir la porte de l’inconscience afin que la lumière puisse y pénétrer pour la transformer.

La conscience d’être et la joie d’être sont l'origine.
Elles sont aussi les ultimes transcendances...

Ce qui rend si unique l'Atma Yoga est qu'il intègre les pratiques  de différents yogas en les faisant travailler ensemble.

 

L'éveil de la conscience atmique

 

L'Atma yoga est un yoga qui s'interesse aux deux dimensions:

l'élévation de la conscience et la descente de la Grâce.

Car, pour l'Atma yogi, la question qui surgit est: quel éveil?

Et quelle conséquence pour l'être?

 

Et là, il faut l'humilité pour reconnaitre que le rôle du Guru est bien de clarifier à l'éveillé où il en est. Car parvenu à un éveil on a évidemment l'impression que tout est accompli.

 

********

"le Yoga que nous pratiquons n’est pas pour nous seuls, mais pour l’humanité" (Maa)

Son but n’est pas l’émancipation individuelle, bien que celle-ci soit une condition nécessaire, mais l'évolution, la spiritualisation et la libération de la conscience humaine. L'éveil ne se limite pas à la réalisation mystique, ni à la réalisation intellectuelle, mais à la réalisation de l'âme. Et la réalisation de l'âme implique les deux réalisations: Bhakti et Jnana, l'amour et la connaissance, pour naitre à la plénitude de l'Être (Sat), à la Vérité (Satya)

L'Atma Yoga nous permet de devenir conscient de ce que nous sommes, en tant qu’Être spirituel, en tant qu’Âme, au-delà du  mental. L'Atma Yoga est difficile à saisir par l’intellect, mais réellement  transformant lorsqu’on se donne le temps d’appliquer les pratiques.

**

Au départ, une exigence, une condition totale: la soif de vérité.

"Il est necessaire de regarder, vraiment regarder, pour que se dissipe le rêve. Aucun effort difficile, rien à acquérir, si la passion est là. La passion de la Vérité" (Maa)

 

Trois exercices spécifiques accompagnent la pratique de l'Atma Yoga:

- Atma-Dyana

- Viveka

- Vichara

 

 

Le but ultime de tout chercheur spirituel est la communion totale avec Dieu. Cet état suppose un éclatement de la conscience appelé Samadhi. L'Union  avec Dieu se fait par l'éveil à la conscience atmique (l'âme).

En Inde, il est distingué différents niveaux d’expérience de l’état de Samadhi selon la profondeur avec laquelle l’être humain entre dans l’essence ultime des choses : le Suprême Absolu.

Ainsi ce qui est communément appelé "Eveil" traduit 3 types d'expériences. L'Atma yoga vise à la réalisation de ces 3 états d'éveil.

Ainsi, Nirodha Samadhi désigne l’extase divine qui apparaît par la suspension des fluctuations mentales.

On mentionne aussi le Bhava Samadhi : état supraconscient, obtenu par une manifestation extrêmement intense de l’Amour Divin.

Bheda Samadhi jaillit de la conscientisation de l’irréalité de ce monde phénoménal. La réalisation de ces trois samadhis est appelé l'Atma Samadhi.

 

 

"Vous pouvez alors vous demander comment le Guru peut-il vous aider. La Vérité étant votre nature véritable, elle n'a pas à être obtenue d'ailleurs, mais les obstacles sur le chemin doivent être retirés, voila où le Guru est necessaire"(Krishna Menon/Atmananda)

 

 

On trouve une description de l'Atma Samadhi dans la Bhagavad Gita et le Srimad Bhagavatam.

Il semblerai que l'Atma yoga vienne de Ramanuja (1077 – 1157).

 Swami Vivekananda et Anandamayee Ma réactualisèrent l'Atma Yoga.

Maa le transmit aussi à quelques disciples.

***

Le premier pas est d’avoir une aspiration puissante.

Le deuxieme est d'avoir un mental tranquille

Le mental tranquille, est une conscience mentale qui voit les pensées venir à elle et se mouvoir, mais qui, elle-même, ne sent pas qu’elle pense, ne s’identifie pas avec les pensées et ne les appelle pas siennes. Des pensées peuvent traverser le mental, comme des voitures qui passent sur la route, venus d’ailleurs, et passent à travers une contrée silencieuse ; le mental les observe, ou ne prend pas la peine de les observer, mais dans l’un et l’autre cas, il ne devient pas actif et ne perd pas sa tranquillité. De cette tranquillité apparait le silence. Dans le silence l'âme se révèle.

*************

ATMA

1. Pensées et émotions appartiennent au mental et non pas à moi. Naissance, croissance, vieillesse et mort appartiennent au corps et non pas à moi.

2. Je ne suis pas ce corps. Je n’ai pas de corps. Je ne suis pas le mental. Je ne suis ni agissant ni jouissant car je suis pure et immuable conscience.

4. Ce qui « brille » comme félicité quand un désir est satisfait ou dans le sommeil profond, voilà ce que je suis, c’est cela l’âtmâ, pure béatitude.

5. Le monde tout entier resplendit par ma propre lumière en dehors de laquelle il n’y a absolument rien. Je suis en permanence ce qui éclaire la perception de la manifestation universelle.

  

Atmā ou ātman: le soi ("self" en anglais), par essence immuable et pur, divin et dépourvu de qualités, auquel cependant on a tendance à attribuer celle de bonté. Bien qu'on traduise le mot par self, l'ātmā n'appartient pas à la personne, puisqu'elle est au delà de la personne.

L'ātmā (ou âme) est selon le Bhagavad Gītā la seule existence permanente, par opposition à l'ahamkāra (l'ego) qui est l'existence subjective de la personne. Lorsqu'elle s'incarne l'ātmā devient jiva.

 

 

 

Le monde entier aspire à la liberté, et pourtant chaque humain s'accroche à ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et l’inextricable nœud de notre nature.
 

Atma-Yoga

Publié par P.Vigneau

 

Devenir soi-même est la seule chose à faire; mais le vrai soi-même est celui qui est au-dedans de nous, et dépasser notre moi extérieur corporel,  et mental est la condition pour que cet être le plus haut, qui est notre être véritable et divin, se révèle lui-même et devienne actif.

 

L'Atma-yoga est concerné par la descente du Divin dans la nature humaine ordinaire afin de la transformer.Tel est tout le secret de la sâdhanâ dans ce yoga. Le sâdhak doit apprendre à rester tranquille et silencieux, mais plein d’une aspiration forte et calme, ouvert, consentant, réceptif à la force unique. Avec cette puissante aspiration, il devra affiner son discernement, pour agir avec justesse. Il n’a pas besoin de faire des choses difficiles par un effort personnel intense, mais laisser faire dans la conscience consacrée à la quête de la Vérité. Tous les autres yogas ou disciplines spirituelles envisagent une ascension de la conscience, sa sublimation, sa fusion et sa dissolution finales en Lui. Mais il y a beaucoup de niveaux de consciences divines. Et toute expérience illuminative n'est qu'une étape sur le chemin,non pas l'aboutissement! L'Atma yoga est consacré à la réalisation de la conscience même du Divin, avec sa Shakti. Car c'est elle qui œuvre directement pour la transformation évolutive de la conscience. Je n’ai pas dessein ici d’entrer dans les détails quant aux moyens exacts de ces processus. Cela se partage dans l'intimité des coeurs. Mais il se produit vraiment une descente réelle : la Lumière divine pénètre d’abord dans le mental et commence là son travail de purification. Bien que ce soit toujours le cœur qui  reconnaisse le premier la réalité de l’essence divine, le mental va donner son assentiment à l'action divine. Le mental, reçoit plus fortement les radiations qui descendent, mais il peut se leurrer et confondre l'astral avec le divin. Du mental, la Lumière filtre dans les régions plus denses des émotions, des désirs, de l’activité de la vie et du dynamisme vital — finalement elle descend dans la matière grossière du corps physique, qui lui aussi va être illuminé. Le Divin par ce que l'on appelle la grâce, bâtit lentement mais sûrement l’édifice aux multiples étages qui sont la nature et la vie humaines dans le moule de la divine vérité. Mais cela ne peut être considéré de près que lorsqu’on est déjà bien engagé dans le sentier et qu’on a réalisé les premiers éléments essentiels d’une sadhana. La réalisation sur la terre d’une vie spirituelle ou divine est par-dessus tout un acte de beauté, une œuvre d’art ; car du point de vue des réalités essentielles etintérieures il apparaîtrait que la spiritualité, est l’art le plus haut: celui qui révèle la beauté suprème. Tel est le but de l'Atma Yoga.

 

Comment  méditer ?
 
En faisant le calme dans le mental. Il n'y a pas que le Divin en soi, il y a aussi un océan infini de paix, de joie, de lumière  au-dessus de la tête. Le "couvercle d'or" hiranmaya pâtram, sépare le mental de ce qui est au-dessus du mental. Quand on brise ce couvercle , ces choses peuvent descendre. Mais pour cela, le calme est indispensable. Bien sûr, il y a des gens qui peuvent les obtenir avant d'avoir établi le calme, mais c'est très difficile.
 
Est-ce qu'il y a aussi un voile sur le coeur ?
 
Oui, le voile ou le mur de l'être vital, avec sa conscience de surface et ses troubles émotionnels. Il faut percer au travers et arriver à la région située derrière le coeur. Chez certains, la Force agit derrière le voile. Elle continue à construire où à détruire tout ce qui est nécessaire, jusqu'au jour où le voile tombe et où l'on se retrouve vivant dans l'Infini.
 
La Force agit-elle constamment, même quand il n'y a pas d'aspiration dans l'être ?
 
Oui, chez ceux qui ont un grand besoin intérieur. La Force agit derrière le voile. 
 
Comment obtenir cette paix, cette joie, cette lumière, ce pouvoir.
 
 Le secret est de le vouloir et de ne vouloir rien d'autre.  C'est difficile, n'est-ce pas ? Alors, il vous faut attendre. Le yoga exige de la patience et determination.
 
 

Satya, la vérité est Dieu

Publié le par P.Vigneau

Seule la vérité conduit à la vérité

il n'y a pas de demi-mesure, ni d'alternative.

***

 

"Satya (vérité) est le nom de Dieu, le plus juste"

 

"La poursuite incessante de la Vérité est le chemin qui mène à Dieu."

 

(Gandhi)

*

 

L'Atma yoga n’a qu’un but et ne dévie jamais : révéler la vraie nature de l’être. Unir les deux dimensions de l'éveil et acceder à la plénitude de la Vérité. Et cela implique de regarder toutes les projections pour ce qu’elles sont, sans concession et sans nuances.

*

 

*

La vérité ne peut surgir des flatteries de l'ego

Mais cela jamais l'ego ne le reconnaitra.

Alors l'illusion se poursuivra...

avec les commerçants du rêve!

 

 

"Le bien est Vérité et la Vérité est vie.
C’est par la recherche de la Vérité que l’homme est capable de s’élever.
La Vérité est ce qui reste quand on a ôté tout nom et toute forme.
Celui qui cherche la Vérité ne doit pas se laisser dominer par quoi que ce soit.
Recourir à la force ne donne rien: force n’est pas Vérité.
L’étude des écritures et des textes peut aider à saisir la Vérité.
Lorsque erreurs et illusions seront détruites la Vérité éclatera.
Nous sommes Cela, la Vérité éternelle.
Dieu et la Vérité ne font qu'un.

La quête de la Vérité devrait déterminer toute l’orientation de la vie humaine.

Tous les chercheurs de la Vérité devront passer la porte de la Vérité.
La vie de l'homme doit être orientée vers la réalisation de la Vérité.
Si quelqu'un veut trouver la Vérité, il doit la voir dans chaque chose là où Elle est.

 

 

                             

 

C’est en se tenant rigoureusement à la Vérité que l’on trouve Dieu.

Lorsqu' un homme est résolu à suivre la Vérité, cela porte des fruits: décidez de suivre la Vérité !
Tout ce qu’on affirme est Vérité du point de vue où l’on se place.
Dieu est Vérité, Connaissance, Beauté.
Là où il y a souffrance, la Vérité viendra elle-même sauver la Vérité.
Dieu est la seule vérité.
Beaucoup de chemins mènent à la Vérité mais Elle-même est Une et ne connaît aucune distinction.
Pour pouvoir avancer vers l’immortalité, l’homme doit chercher la Vérité.
Le chemin de la Vérité est ouvert à l’homme.
La Vérité a pour base la religion et c’est la vraie vie.
L’acharnement à trouver la Vérité conduira inévitablement à la révéler.
Que la Vérité soit notre refuge car Dieu est Vérité.
Là où la quête de la Vérité est authentique, il ne peut y avoir d’échec.
Chacun de nous doit lutter pour la révélation de la Vérité éternelle.
Celui qui est dans la quête de la Vérité est la Vérité elle-même.
La Vérité est au-delà des mots et ne donne prise à aucune explication.
Chaque révélation de la Vérité est un événement unique: il n'y en a pas une qui puisse être comparée à l’autre.
Quand on aura atteint le but de la vie, il sera évident pour tout le monde que Dieu et la Vérité ne font qu'un, et que tous les chemins conduisent à la même porte."

 

extrait des enseignements de ma Anandamayee

Le Pouvoir des décisions

Publié le par P.Vigneau

 

 

« La prochaine étape de l’évolution humaine a commencé avec la venue de l’Adi Shanti.»


« Toute âme est en puissance divine. Notre but est de manifester le divin qui est en nous en contrôlant la nature extérieure et intérieure.
Parvenons-y par le travail, par la maîtrise de l’esprit ou par la philosophie, par l’une de ces voies ou par toutes, et soyons libres.
C’est là toute la religion. Les doctrines, les dogmes, les rites, les livres, les temples et les formes ne sont que des détails secondaires.»
(Swami Vivekananda)


1. Adi Shanti, la paix originelle


Tordu de douleurs, tombé au sol sur le carrelage de la chambre, j’étais incapable de parler, le cerveau dans un état de panique. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi.
J’essayais de ramper jusqu’à la porte, mais elle semblait si loin ! J’avais mal, très mal, dans tout mon corps.
Puis j’entendis une voix qui murmurait à mes côtés. Je ne comprenais rien de ce qu’elle disait. Cela ressemblait à une longue litanie. Il me semblait alors qu’un homme âgé tenait ma main, enfin, je n’en n’étais pas trop sûr. Cependant, dans une sorte de brouillard, j’ai vu des yeux noirs et brillants qui me regardaient... Profondément... Puis j’ai dû m’endormir car je ne me suis souvenu de rien d’autre.
Quand je repris conscience, les douleurs avaient disparu, tout semblait aller bien. Quelques heures plus tard, le médecin m’apprit que cette crise aurait pu m’être fatale.
Mais il ne comprenait pas comment « cela » avait pu disparaître... tout seul… Cette expérience m’est arrivée dans une chambre d’hôpital en Inde, à Calcutta.
Ce fut ma première rencontre avec Sri Manoharan.

On peut dire que tout commença par la décision d’aller en Inde. Pourquoi avoir choisi Calcutta ? Ce ne fut pas vraiment un choix délibéré. Il y avait tout simplement des vols à bon prix pour cette destination.
Calcutta est situé au nord-est de l’Inde, dans la région du Bengale, arrosée par le delta commun du Gange et du Brahmapoutre. C’est une région riche essentiellement agricole qui est une véritable pépinière de sagesse. De prime abord,
Calcutta me sembla un immense bidonville terrifiant. J’eus l’impression d’arriver sur une autre planète. Je me demandais bien ce que je faisais là. Est-ce que je cherchais la sagesse ou bien est-ce que je fuyais mon mal-être ? En tout cas, je cherchais un sens à ma vie.
Enfin, c’est là, à Calcutta, que je l’ai trouvé. J’ai découvert le Shanti Marga. Ou peut-être le Shanti Marga m’a t-il appelé ?
Quand j’y repense, il me semble distinguer une logique
d’enchaînement des évènements comme si les décisions que je prenais dessinaient un chemin qui semblait être déjà écrit. Et pourtant, je le sais, tout aurait pu être autrement, mais cela se déroula ainsi, tel que je vais le raconter.
J’avais pratiqué le Hatha Yoga en France. Quelques romans mystiques avaient vivement éveillé ma curiosité. J’avais donc décidé d’aller voir des yogis, à la source, imaginant, bien sûr, rencontrer quelque sublime ermite méditant au fin fond de l’Himalaya, qui me ferait découvrir des secrets cachés... J’étais jeune, et très naïf.
Rien ne se passa ainsi.
Avec quelques adresses d’ashrams en poche, je voulais monter rapidement au nord du pays, dans les montagnes. Je ne désirais pas rester à Calcutta. A la descente de l’avion, je me rendis à la gare Howrah Station, un très beau bâtiment de style victorien pour acheter un billet de train. Ce fut la première expérience initiatique.

Et un premier choc ! Imaginez une gare immense, avec des mendiants, des estropiés, étendus sur le sol, des marchands qui vendaient de tout, et une foule dense et bruyante qui s’agitait en tous sens. Imaginez ces magnifiques et énormes locomotives à vapeur, toutes noires, l’odeur de charbon mélangée aux parfums d’épices et de friture qui émanaient des petites échoppes situées à chaque coin et recoin de la gare.
Deuxième choc : après avoir trouvé le formulaire à remplir pour obtenir le billet voulu, je cherchai le guichet adéquat pour acheter mon billet pendant plus d’une heure. Puis, après une bonne demi-heure d’attente dans une queue interminable, me faisant voler mon tour plusieurs fois par des indiens peu disciplinés, j’arrive au guichet et à ce moment là le préposé se lève pour aller boire son thé un peu à l’écart. Vingt minutes plus tard, il revient, et d’une voix indifférente m’apprend que je n’étais pas au bon guichet ! Là, j’ai eu envie de hurler, de quitter la gare, et de fuir l’Inde. Mais, j’avais décidé de partir dans l’Himalaya, à Darjeeling, il me fallait un billet. Encore une demi-heure de queue, au guichet adéquat cette fois-ci. J’avais demandé confirmation plusieurs fois. Et l’on m’annonce alors que le train que je souhaitais prendre ce soir-là était complet. Il y en avait un autre, mais dans trois jours seulement. J’ai failli « craquer ». Je ne savais pas à ce moment-là, qu’avec un « bakchich », une place aurait pu être trouvée.
Que faire ? Déçu, je m’écarte du guichet, pour réfléchir… Je décide alors de prendre un billet de première classe, pour constater amèrement que le guichet des premières classes était fermé. Fatigué et découragé, je suis sorti de la gare, abandonnant le projet d’acheter un billet de train ce jour-là.

Une profonde perplexité m’envahit soudain. Qu’est-ce que j’étais venu faire en Inde ? J’avais soudainement envie de silence, de solitude. Toute cette foule, ce bruit, cette agitation continuelle de la ville, je n’étais pas venu pour ça. Je décidai alors de chercher une chambre d’hôtel pour me reposer. Avant de chercher un taxi, mon regard fut attiré par un vieil homme décharné qui vendait quelques livres et images pieuses posées sur un tissu au sol devant lui. Je regardai un moment avec fascination toutes ces bricoles, puis décidai finalement de lui acheter un petit livre intitulé « Shanti Marga ». Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ce choix. En tout cas, je n’aurais jamais pu imaginer jusqu’où cela me mènerait.

 

extrait du livre: "le pouvoir des décisions" chez L'Originel-Antoni

Le Pouvoir des décisions