La Vivance

Publié le par P.Vigneau

La conscience pure

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La Vivance consiste à reconnaitre la nature originelle, pure, qui réside dans tous les êtres et dans tous les phénomènes. Elle ne surgit pas d'un effort d'attention volontaire, mais d'une disposition intérieure.

 

Chaque être garde l'essence pure originelle, un peu à la façon dont chaque grain de sésame contient de l'huile. L'ignorance est simplement la méconnaissance de cet état de fait. C'est la condition du mendiant qui ne sait pas qu'il y a un pot plein d'or enterré sous sa hutte. Le voyage vers l'Éveil, c'est la redécouverte de cette nature oubliée. C'est comme revoir le soleil qui n’a jamais cessé de briller, à mesure que les nuages qui le cachaient sont chassés par le vent. .

 

 

En quoi consiste ce processus d’éveil appelé Vivance ?

 

Nous pouvons dire qu’il implique d’abord un élan vertical, avec un changement fondamental du penser, et du désir (corps astral) et aussi un développement de l’attention, mais c'est aussi beaucoup plus que cela. Il a pour but de réveiller un état de conscience qui est déjà là. Il s’agit d’un processus de transformation de la conscience. (…)

 

Le processus de la vivance permet de faciliter ou d’accélérer cette transformation. Tout d’abord en explorant le chemin de la connaissance de soi.

Non pas connaître la personnalité selon des modèles psychologiques. Mais la connaissance de soi, du Soi, qui conduit à la découverte de la Présence.

 

Présence qui est joie et plénitude.

Présence qui est conscience d'être..

Sat-chit-ananda

 

 

couv-la joie d'être soi

« La pratique régulière du yoga peut te ramener à ta vraie nature », me dit un sage yogi. J'ai essayé, j'ai vu, j'ai connu.

Mais ça a pris du temps. Il y a un échauffement avant que le feu ne s'embrase.

C'était en Inde, dans un environnement particulier. Mais cela peut survenir partout, même « sur le canapé d'un salon », me dit un jour une personne qui en avait l'expérience.

Et si nous comprenons les éléments clés des processus pour retrouver notre vraie nature, nous pouvons aller à l'essentiel directement, sans nous exiler dans un ashram, ni renoncer à tout.

 

Ces notions de bases, ces pratiques de base, c'est ce que l'on appelle la Vivance. Je vais les présenter non pas comme une méthode codifiée, ni comme un nouvel article du marché spiritualiste, mais comme des axes de travail qui m'ont paru fondamentaux.

Il sera préférable de ne pas trop s'enfermer sur les mots, mais plutôt de percevoir l'écho, ou les différents échos qui résonnent en nous. C'est important de vivre avec le corps.

 

La vivance c'est la vie consciente, pleinement consciente.

Nous vivons de façon inconsciente quand nous sommes enfermés dans notre mental, courant après dix mille choses. Nous ne percevons plus la belle sensation d'être vivant, de respirer.

L'attention régulière à la vivance est un délice. Cela peut nous éveiller à notre vraie nature. Mais il doit y avoir un engagement fort.

 

Il s’agit de réveiller des processus complexes et subtils qui doivent s’accomplir dans l'être humain pour une mutation de la conscience. La notion de transformation est commune à toutes les grandes traditions spirituelles.

La vie sait comment opérer ces processus. Nous pouvons y collaborer afin de les faciliter, c'est notre liberté. Mais nous pouvons aussi laisser les choses se faire par elle-même, car il y a des saisons pour toute chose.

 

Quand nous sommes prêts pour le processus, il y a un appel.

Telle une grosse vague capable de nous emporter plus loin.

Et si nous ne nous laissons pas porter par cette vague, une autre viendra, après, plus tard.

 

En quoi consiste ce processus d'éveil appelé Vivance?

 

Nous pouvons dire qu'il implique d’abord un élan vertical, avec un changement fondamental du penser et du désir (corps astral) et aussi un développement de l'attention. Le but est de réveiller un état de conscience qui est déjà là. Mais comme en sommeil.

Il s'agit d'un processus de transformation de la conscience.

 

Pour décrire la vivance, prenons une image classique, celle de la métamorphose de la chenille en papillon.

 

Une chenille va tout d'abord se protéger de l’extérieur en s’enfermant dans un cocon. Elle se fige telle une petite momie, en chrysalide. Puis cette chrysalide prend rapidement l’apparence du futur papillon. Pendant des mois, rien ne se passe, tout au moins rien n'est perceptible.

Puis, un jour, miracle : une nouvelle créature ailée émerge du cocon en déchirant l’enveloppe rigide qui la protégeait. Elle déploie alors ses ailes et s’envole.

L’enveloppe extérieure était inerte. Il ne semblait pas y avoir de vie, ça semblait mort.

Et pourtant, durant cette phase, a eu lieu une totale transformation. A l’intérieur de l'insecte, la vie s'activait, des changements étonnants se produisaient.

 

Que s'est-il passé?

La chenille et le papillon n’évoluant pas dans les mêmes espaces et ne se nourrissant pas de la même manière, une transformation structurelle est nécessaire, de nouveaux organes doivent être constitués. Des cellules particulières sont chargées de la réorganisation de l'anatomie de l'animal.

Un dynamisme de vie vibrant d’informations se déclenche, et forme le futur papillon.

 

Tous ces changements qui s’opèrent dans la chrysalide demeurent cachés au regard de l’observateur extérieur. Ainsi protégé dans la coquille qu’elle s’est fabriquée, la vie réalise la métamorphose. Et l'animal rampant devient un magnifique animal volant.

 

Le processus de la vivance permet de faciliter ou d'accélérer cette transformation. Tout d'abord en explorant le chemin de la connaissance de soi. Non pas connaître la personnalité selon des modèles psychologiques. Mais la connaissance de soi, du Soi, qui conduit à la découverte de la Présence de vie.

Présence qui est joie et plénitude.

(extrait de la joie d'être soi, editions l'originel)

 

 

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