Les 2 Kundalinis

Publié le par P.Vigneau

 

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Le mot Kundalini désigne l’énergie subtile lovée à la base de la colonne vertébrale. Les Hindous lui donnent le nom de Shakti et voient en elle la véritable source de l’énergie universelle. Cette fantastique énergie, est souvent représentée sous la forme d'un serpent.

 

Le yoga de la Force ascendante

 

Le processus d’éveil de cette force nous est fournie par le yoga, et plus particulièrement du hatha yoga. Hatha en sanscrit est composé de deux mots, ha et tha, signifiant le soleil et la lune. Ces deux astres sont ici utilisés symboliquement pour représenter les deux courants nerveux circulant du côté droit et du côté gauche de la colonne vertébrale, à l’intérieur des deux nadis ou canaux subtils de pingala et ida. Le premier, masculin, créateur, est rouge et brille comme le soleil ; le second, féminin, réceptif, est jaune et diffuse une lumière semblable à celle de la lune. Leur fonction est d’assurer la circulation du prana (« souffle inspiré » ; fluide cosmique ou supracosmique) dans le corps. Quant à la nadi centrale autour de laquelle s’entrelacent les deux autres à la façon des deux serpents du caducée, elle porte le nom de sushumna. Pingala et ida se croisent six fois sur la sushumna et chacun de ces points de rencontre est appelé « chakra ». il existe aussi un septième chakra, relié à la pinéale). Ces « roues de feu » sont localisées respectivement à la hauteur  du sacrum, du nombril, du plexus solaire, du cœur, de la gorge, du front, et au sommet du crâne. Elles tournent plus ou moins vite mais toutes dans le même sens .

 La véritable fonction d’Ida et de Pingala est de conduire jusqu’à la base de l’épine dorsale les différentes énergies libérées par la maîtrise du souffle, afin d’ « exciter » la force de Kundalini qui gît là, à moitié inconsciente (les textes la représentent comme endormie au fond d’une caverne où brûle un feu à demi éteint ; l’essentiel des pratiques yoguiques consiste à souffler sur ce feu afin de le raviver). Sortant de sa léthargie, la Kundalini « se dresse en sifflant » et commence son ascension à travers la sushumna; au cours de sa montée, elle traverse les différents chakras qu’elle rencontre sur son chemin et s’unit finalement au sommet de la tête à l’Esprit universel.

 

Le yoga de la Force descendante

 

Sri Aurobindo considérait que l’humanité était entrée dans une nouvelle phase de mutation, qui impliquait de nouveaux processus. Selon lui, l’ouverture des chakras, qui détermine la spiritualisation de l’homme, peut maintenant s’opérer à notre époque pas seulement de bas en haut  (yoga de la Force ascendante) mais de haut en bas (yoga de la Force descendante).

Une fois « réveillée », la force de Shiva, située au-dessus de la tête, pénètre dans le système humain par la pinéale, et descend dans le canal central de la moelle épinière (sushumna) puis traverse, lentement et doucement, les différents chakras pour s’unir finalement avec la Mère divine, la Kundalini-Shakti, qui s’élève du bas de la colonne vertébrale à sa rencontre.

L’un des avantages de cette méthode est que les centres énergétiques situés dans le bassin, vitaux et subconscients, ne s’ouvrent qu’en dernier (à l’inverse du processus tantrique), évitant ainsi au candidat d’être confronté trop rapidement avec les forces chaotiques de la Nature (c’est la raison pour laquelle les yogas traditionnels exigent absolument la présence d’un Maître protecteur, pour éviter à l’adepte de sombrer dans la folie ).

Le but du processus présenté par Sri Aurobindo et poursuivi par l'Atma yoga n’est  de seulement « monter »  pour parvenir à la libération de la conscience hors de la matière, mais aussi de «descendre»  pour transformer la Vie et la Matière (spiritualisation de la Nature). 

 

 

Publié dans Atma yoga

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