Divine Maya

Publié le par P.Vigneau

 

Le concept de maya est central dans le Vedanta où il désigne à la fois l'illusion cosmique, mais aussi le pouvoir de création qui engendre le monde manifesté sous la forme d'un voile d'ignorance qui se surimpose au Brahman: l'Asolu.

Maya est le plus souvent considérée comme l'origine de toute erreur "La Grande Illusion" 
Ainsi maya désigne souvent pour les occidentaux, une illusion cosmique, mais d'autres voie spirituelles l'interprètent d'une façon réaliste. Pour le Shivaïsme du Cachemire, comme pour le Vishishadvaita, maya est la manifestation d'un pouvoir divin, une force de création, de connaissance et non un voile d'ignorance.

Shri Aurobindo considère que maya n'est nullement illusoire, mais c'est le pouvoir de création de la Mère divine. Pour lui, l'ancien vedānta est réaliste. Il considère l'illusionnisme attribué à Shankara comme une évolution tardive.

Pour le Vedānta réaliste, maya est la force qui suscite la multiplicité. Mais la multiplicité est parfaitement réelle. C'est l'opposition entre la multiplicité des objets sensibles et la simplicité supposée du Brahman qui a sans doute conduit certains penseurs à accuser d'illusion le monde perçu.

L'Atma yoga, comme Sri Aurobindo, n'accepte pas la théorie de mâyâvâda, exposée par Shankara, et refuse de voir une dichotomie irréductible entre le pourousha et la prakriti - l'âme et la nature - du système samkhien.

Pour avoir la vision de Brahman il n'est pas nécessaire de nier prakriti ou mâyâ. Mais la conscience doit être purifiée, elle doit manifester la lumière, la paix, la félicité et l'harmonie de la nature divine.

Sri Aurobindo affirme que si la théorie de mâyâ est poussée à l'extrême, cette théorie elle-même devient illusoire; la vie est donc vraie, et n'est pas mâyâ ; elle est divinement vraie, vraie d'une réalité féconde. Pour arriver à cette compréhension, l'homme doit entreprendre une discipline de purification dont les effets modifieront le corps autant que le mental.

On peut constater que le terme " Maya " se trouve contenu dans le noms des cinq gaines présentes dans les divers corps qui constituent l'être humains :
 
- Annamâyâ-kosha. Gaine de nourriture dans le corps grossier
- Prânamâyâ-kosha. Gaine de l'énergie vitale
- Manomâyâ-kosha. Gaine du mental => corps subtil
- vijnânamâyâ-kosha. Gaine de l'intellect
- Ânandamâyâ-kosha. Gaine de félicité dans le corps causal

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