Ma Anandamayi

Publié par P.Vigneau

Ma Anandamayi est considérée comme la plus grande sainte du XXème siècle. Son message, sa présence et ses paroles ont touché et stimulé les aspirants de toutes les voies spirituelles.

Nirmalâ Sundari Devî, née le 30 avril 1896 à Kheora en Inde, (aujourd'hui au Bangladesh), et décédée le 28 août 1982, plus tard nommée Mâ Ananda Mayî, Pour toute formation scolaire, elle alla à l'école primaire durant seulement deux ans. Elle n'a jamais acquis aucune connaissance des Écritures sacrées et aucune pratiquespirituelle ne lui avait jamais été enseignée. Malgré cela, elle semblait connaître toutes les voies.

Elle est aussi considérée par l'hindouisme comme un avatar, une incarnation divine.

 

Connaitre Ma est une gageure. À la question "Qui êtes vous ?", elle répondait qu'elle était "née de la prière des hommes", qu'elle avait simplement pris la forme de leur attente. Vijayananda, médecin français ayant vécu trente ans auprès d'elle, témoigne de la façon surprenante dont Ma pouvait soudain changer d'apparence. "Quelquefois il semblait que - comme par une sorte de mimétisme - elle s'identifiait à son interlocuteur", passant d'un visage de jeune fille à celui d'une vieille femme ou d'une enfant. Cette vertigineuse plasticité la rendait à la fois totalement présente et totalement "ailleurs". Mais cette fluidité, et sa vie d'errance permanente, contrastent avec ses propres paroles, lorsqu'elle déclare qu'elle ne bouge jamais, qu'elle se tient à la même place depuis toujours, et pour toujours.

 

 

« Ce ne sont pas les spéculations qui peuvent vous faire réaliser la vérité » (Ma Anandamayi)

« Celui qui se consacre à la recherche du suprême, doit s’efforcer de s’établir fermement dans l’unique atman. » (Ma Anandamayi)

« Que ce soit par une dévotion intense ou par la discrimination védantique, on parvient à l’essence unique. Et cette essence unique c’est l’Un. En fait nous sommes Cela » (Ma Anandamayi)

 

« Si, avec une foi inébranlable, une dévotion intense et un cœur débordant d'amour quelqu'un parmi vous s'exclame: "Mère, viens, viens à moi, Mère, je ne peux passer mes journées sans Toi", soyez assurés que la Mère universelle étendra les bras vers vous et vous serrera sur son sein. Ne la considérez pas que comme une sorte de refuge mystérieux à l'heure de l'épreuve. Souvenez-vous qu'elle se trouve toujours aussi proche de vous que votre propre souffle (prana-shakti). Elle soutient les êtres comme la tige supporte la fleur. En vous mettant dans cet état d'esprit, vous n'aurez rien de difficile à faire, elle rendra votre fardeau léger. » (Ma Anandamayi)

 

" Méditez sur Dieu sans cesse, quoi que vous fassiez, où que vous soyez. Rappelez-vous que tout ce que vous voyez, tout ce que vous entendez est une manifestation de Lui. Le chagrin n'existe que parce que vous croyez être distinct. Ne considérez personne comme distinct de vous-même. Voyez en chacun votre ami. Considérez-vous comme un instrument de Dieu et pensez que c'est Lui qui vous anime. Consacrez-vous complètement à Lui, constamment, ayez le sentiment que c'est Lui qui fait tout. Même quand vous marchez, ayez le sentiment que c'est Lui qui fait mouvoir vos jambes. Quel que soit le travail que vous fassiez, offrez-le lui et alors vous serez incapable de toute bassesse car comment pourriez-vous offrir quelque chose de laid à votre Bien-Aimé ? Le mince savoir que vous possédez, vous devez le Lui abandonner et en retour, comme il ne vous restera rien, Il vous donnera tout.
A certaines personnes, le souvenir de Dieu vient facilement car elle ne peuvent s'en passer. De cette façon elles gardent contact, satsang, avec Dieu. Quand on répète un mantra ou l'un des noms de Dieu, Il est présent en tant que mantra ou en tant que nom; il faut garder cela à l'esprit. Lorsque l'on parle de Lui ou que l'on chante Ses louanges, Il est Lui-même présent."


"Au-delà des plaisirs du corps tels que manger, dormir, se déplacer, etc., réside la Joie Suprême. Ne récitez-vous pas Brahmanandam Paramasukhadam, Béatitude absolue, Bonheur suprême ? Il est lui-même le Bonheur, le Bonheur est son essence même. Le bonheur terrestre a sa contrepartie, le chagrin. Mais là où le bonheur est dans sa forme essentielle, inconditionnée, les contraires . joie et chagrin - n'ont pas de place."

 

"Il existe un état où disparaît toute distinction entre dualité et non dualité. Celui qui est rivé à un angle de vision particulier parlera du point de vue qui est le sien à ce moment précis. Mais là où est le Brahman - l'Unique sans second - rien d'autre ne peut exister. Vous distinguez entre dualité et non dualité parce que vous êtes identifié au corps, ce qui signifie que vous être dans un état de constante insatisfaction.
Ce qui est, c'est Cela. Dans ce cas que peut-on exprimer par des mots ? (...)
Dès ce moment, que peut-on dire ou passer sous silence puisqu'Il est entièrement au delà des mots ? Evidemment chacun parle le langage du niveau où il se trouve; pourtant, quels que soient les mots prononcés, ce sont Ses paroles, Son chant dédié à Lui-même. Dans l'état suprême rien ne peut plus être un obstacle; s'il en subsiste c'est que l'ignorance a persisté. En réalité il n'y a que Lui - Lui seul et rien d'autre que Lui.
Lui seul est - donc pas question d'accepter ou de refuser. (...) Et puis il ne peut pas être question de dissiper une erreur, car il n'y a que Lui, sur qui tout repose. Si Lui est le but unique, il faut extirper l'erreur que l'erreur existe. Parler comme nous le faisons ne sert qu'à aider quelqu'un à comprendre. "

 

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