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Sadhana

Publié le par P.Vigneau

La sâdhana est le processus de transformation de la conscience egotique. Elle a pour but l'ouverture de la conscience unitive et la transformation de la conscience individuelle. La méditation ou contemplation est l'un des moyens d'atteindre ce but, non le seul.

La connaissance de soi était prônée par les yogis comme un premier moyen de parvenir à la réalisation et par elle, ils obtenaient la quiétude du sage, où tout devenait égal à ses yeux.

Mais la transformation de la conscience dont nous parlons est plus que cela et ne vient pas par la seule contemplation: les œuvres sont nécessaires, le yoga dans l'action est indispensable. La vie est évolution.

Sagesse

Publié le par P.Vigneau

 

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La sagesse est comme un oiseau : celui-ci doit avoir deux ailes, pour voler.

 

La première est la discernement. La capacité de distinguer le vrai du faux, de ne pas prendre nos idées, nos désirs, nos émotions pour la réalité essentielle. Du point de vue mental, la sagesse est l'aptitude à distinguer la pensée personnelle de ce qui est. Distinguer ce que je ressens de ce qui est. Distinguer ce que je veux de ce qui est. La sagesse distingue ce que l'ignorance confond.

 

La deuxième est la compassion. La compassion, c'est un amour non personnel qui ne demande rien. C'est une bienveillance inconditionnelle. Un regard qui embrasse sans saisir. Une ouverture à ce qui est. Une vie qui n'est pas uniquement appréhendée par le moi affectif, mais depuis la sensibilité d'un coeur libre.

 

La sagesse, c'est vivre en entier. Pas une pensée désincarnée, pas une sensibilité indistincte. C'est une attention aimante qui sait faire la différence entre le « masque du moi » et le réel.

 

Alors, on vogue avec grâce et liberté dans les courants de la vie.

 

Une Formation Spirituelle

Publié le par P.Vigneau

 

 

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Ecole d'éveil de la conscience

 

 

Le but d'un enseignement est d'exposer le chemin de la connaissance de soi, celui qui conduit à la vérité essentielle sur soi-même, à la libération des conditionnements et des influences pertubatrices qui limitent la vie.

 

Toute formation spirituelle doit tenir compte des deux pôles existentiels:

- celui de la croissance humaine naturelle, psychologique

- et celui de la croissance spirituelle, l'évolution de la conscience egotique vers l'âme

 

Deux dimensions conjointes en une seule réalité, une dynamique d'évolution.

Cette dynamique de croissance est centrale pour l’unification de la personne, et la découverte de l'être.

 

"Vous ne savez pas qui vous êtes, ni pourquoi vous êtes là" répétait souvent Priyananda en rigolant. "Vous n'êtes pas une seule personne mais trois: il y a celui que vous croyez être, celui que les autres pensent que vous êtes et celui que vous êtes réellement. A partir de là il est bien difficile de se situer correctement, les relations ne sont pas simples et le mental s'agite constamment".

Tout éveil de la conscience vise à "la cessation des activités (tourbillonnantes) automatiques du mental".

L'appaisement des activités du mental s’obtient par la pratique (sadhana) et le détachement. Cela conduit à l’éveil, puis à la Libération de tous les conditionnements qui emprisonnent la conscience.

*

Le Cours sur la Paix

 

 

Nous vivons dans un monde violent, que pouvons nous faire ?

Nous connaissons des conflits intérieurs,

peut-on envisager une sérénité… durable ?

Nous vivons des oppositions parfois violentes avec nos proches,

serait ce possible de créer des relations harmonieuses

et épanouissantes ?

Bien peu semblent percevoir l’enjeu derrière les problématiques de la vie humaine.

Pourtant, il y a en chacun quelque chose qui aspire à la paix.

C’est une évidence.

C’est une soif commune à tous les humains.

La paix est nécessaire au bien-être de la société,

comme à celle de l’individu.

La question est : comment trouver cette paix ?

Le cours présente, en termes simples, une méthodologie,

des techniques et des repères.

Il nous permet d’explorer, de manière subtile, les fonctionnements mentaux.

 

 

 

Ce cours s'adresse à toute personne à la fois désireuse

de connaître la sérénité

et aussi concernée par l'amélioration de sa vie relationnelle.

Il intègre la psychologie et la spiritualité.

Il expose un message clair pour faire l'expérience de la paix intérieure et pour améliorer la qualité de nos relations.

 

Ce programme original réunit les principes spirituels universels

avec le coté pratique du quotidien.

 

En savoir plus : http://surlapaix.blogspot.fr/

 

*

The big piège


Le monde tel que vous le percevez, la vie que vous pensez vivre et la personne que vous pensez être apparaissent au sein de la conscience que vous êtes véritablement. Comme conscience, vous êtes le témoin silencieux et impersonnel de tout ce qui se manifeste et apparaît. L'observation et l'expérience directe de cette vérité intemporelle est ce qu'on appelle la liberté ou l'éveil.

 

Nombre de livres montrent une image d'épinal de cette expérience de l'éveil. Cette expérience est même maintenant accessible "rapidement" en stage...

 

Mais est-elle réellement transformatrice ? Est-elle cette Nouvelle Naissance, comme nous l'enseignent les maîtres indiens et contemporains, à partir de laquelle TOUT sera différent dans l'existence, et RIEN ne sera différent ?

L'éveil est-il l'aboutissement du chemin spirituel ?

 

NON ! Tout au plus, l'expérience de l'Eveil est le commencement du chemin spirituel. Au pire, cette expérience ne sera qu'un beau souvenir. Cette vérité se veut tranchante comme l'épée car on ne badine pas avec la spiritualité.

 

Pourquoi l'expérience de l'éveil n'est-elle qu'un commencement ?

 

Elle n'est un commencement car c'est une première levée de voile sur la Conscience, l'Ame. C'est comme un "flash", il incombe à chacun ensuite de nourrir cet état dans une pure vérité, quelque soit les turpitudes de l'existence.

 

Il est nécessaire de Réaliser cet Eveil, c'est-à-dire de l'incarner jusque dans la vie ordinaire. Et c'est là que les pièges se mettent en place.

 

C'est de cette Lumière intérieure entr'apperçue, qu'il faudra s'approcher suffisamment longtemps pour qu'elle devienne un feu dévorant tout ce qui n'est pas VOUS, c'est-à-dire le VIVANT.

 

C'est un processus de consumation complète dans la Joie Entière sans cause qui est à vivre après cette expérience d'éveil.

 

Quels sont les 2 plus grands pièges qui interviennent lors de l'expérience de l'éveil ?

 

Premier piège : la récupération de l'expérience par les mémoires identitaires toujours présentes et qui, si elles sont réactivées, vont réenfermer la Conscience dans le moi ordinaire et l'égo se sera "spiritualisé" au passage.

 

Deuxième piège : le désir de transmettre l'expérience et d'en faire un commerce. Cette attitude recrée l'identification au moi.

 

Ces pièges se mettent en place après l'expérience de l'éveil. D'où toute l'importance du suivi d'instructeurs spirituels authentiques après cette levée de voile.

Souvent la personne qui vit une expérience d'éveil va rejetter, se séparer, de son instructeur spirituel. Elle ne voit pas que son ego la reprend, et de façon inconsciente elle a peur de se retrouver face à son instructeur et va le rejeter en trouvant toute sorte de pretexte pour se justifier.

Elle va croire avoir compris ce qu'est le chemin spirituel, elle sera justifié dans ses croyances par le fait qu'elle se sentira apte à expliquer aux "autres" ce qu'est la voie spirituelle. 

De nombreux élèves, ou disciples, s'arretent à ce moment là. 


 

Mystique

Publié le par P.Vigneau

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Au Moyen-age, une spiritualité chrétienne de l'union  va fleurir. Une mystique se répand le long du Rhin. Des moniales comme Hildegard von Bingen vivent la mystique nuptiale. D’autres, dont les Béguines prolongent ce courant et y ajoutent l’expérience intime, ultime, du “IL est – et je ne suis pas”. C’est un grand courant. Les reflets qu’il nous laisse sont divers. On le retrouve aussi dans la mystique franciscaine. En Maître Eckhart, s’unissent le vécu, la raison, l’intuition, la théologie, la philosophie .

Il y a la en France la mystique quiétiste. Frêre Laurent, Madame Guillon, Fénélon, représentent aussi très clairement une mystique de l'abandon du moi .

Cette mystique cherchera la nature secrète de l’être-même, le fond secret de l’âme et l’origine ultime de tout.

Ce grand courant mystique, et une voie de l'abandon, de l’union, de la fusion et de l’anéantissement du petit moi.

L’idée est justement : dans l’anéantissement de l’âme il y a une véritable déification de l’homme. Il s'agit de devenir ce que Dieu EST. A travers l’anéantissement il y a fusion complète dans la divinité. On ne sait plus où est son âme à elle et où est la divinité.

Cette déclaration conduit à une expérience profonde : “ Dieu et moi sommes Un”.

 

La paix véritable est le Soi

Publié le par P.Vigneau

La paix que tu peux obtenir n'est pas la véritable paix.

Car ce que tu peux obtenir appartient au temps.

C'est un gain de l'ego. Donc d'une certaine façon, lié encore de la peur.

Reflechis bien. CE QUE TU ACQUIERS, c'est lié à la peur de ne pas avoir?

Toutefois, antérieur à cette peur, tu existes.

Ça, tu ne peux pas dire que c'est une idée.

Chaque peur a sa raison d'être, là n'est pas le problème. 

Mais quoi craindre ? ?

Jésus a dit : « Ne craignez point ».

N'ayez pas peur de ce que vous êtes.

Cette absence absolue de toute idée de peur est le vide qui est plénitude, et c'est ce que tu es.

Ce vide total, cette abîme est ce que tu es, qui est plénitude, est le Soi.

Vois, tout simplement ! Le Soi est tout, et tout ce qui se passe.

Tout se passe dans le Soi et fait partie du Soi.

Immanence

Publié le par P.Vigneau

Vient un jour où le parcours se termine, où la quête s'achève. Non pas par lassitude ou par deception, mais parce qu'apparaît alors un autre processus.

La quête de la transcendance aboutit à l'immanence, c'est à dire l'expérience du quotidien sublimé. Il n'y a plus de questions, plus de manque, plus d'insatisfaction, plus de demande.

L'instant présent est plénitude.

Habiter le quotidien devient l'essentiel de l'attention. Faire à manger comme faire la lessive devient extra-ordinaire...

 

 

Amour-Bhakti

Publié le par P.Vigneau

LES FORMES DE L’AMOUR DIVIN

La voie de la dévotion est la voie la plus facile pour atteindre Dieu. L’Amour est sa propre preuve et n’en demande pas d’autre. Sa nature est paix et félicité suprêmes. Le dévot ne s’afflige pas pour une perte personnelle, car il a renoncé à tout ce qu’il possède et même aux rites et aux cérémonies prescrites par les Ecritures. Même si le dévot s’est abandonné complètement au Seigneur, il ne doit pas renoncer à l’action dans le monde ; il doit continuer à l’accomplir en abandonnant au Seigneur les fruits de l’action. Les conversations sur la sensualité, l’avidité et l’athéisme ne doivent pas être écoutées. L’orgueil, la vanité et d’autres vices semblables doivent être rejetés. Consacrez toutes vos actions à Dieu et dirigez vers Dieu toutes vos passions telles que la sensualité, la colère, l’orgueil et ainsi de suite. Transcendant les trois formes d’amour, aimez le Seigneur et aimez-le comme son éternel serviteur, comme son éternelle fiancée. La catégorie la plus élevée des dévots comprend ceux qui ont un amour bien concentré pour Dieu et seulement pour l’amour de l’Amour. Quand les dévots parlent de Dieu, leur voix s’étrangle dans leur gorge, les larmes coulent de leurs yeux, leurs cheveux se dressent dans l’extase. De tels hommes purifient non seulement leurs familles, mais aussi la terre entière sur laquelle ils sont nés. Ces grandes âmes illuminées, les amants de Dieu, rendent saints les lieux de pèlerinage. Les actions qu’ils accomplissent deviennent des exemples de l’action juste. Ils donnent aux Ecritures leur autorité spirituelle. Chacun de ces dévots a été rempli par l’esprit de Dieu. Quand de tels amants de Dieu vivent sur la terre, leurs ancêtres exultent, les dieux dansent de joie, cette terre en est sanctifiée. Parmi eux, il n’y a pas de discrimination basées sur la caste, le savoir, la beauté, la naissance, la richesse, les possessions et ainsi de suite. Parce qu’ils sont siens.

VERTUS MORALES ET ADORATION DE DIEU

Les discutions doivent être évitées. Parce qu’elles n’ont pas de fin et ne conduisent à aucun résultat satisfaisant. Pendant que vous étudiez les Ecritures dévotionnelles, méditez sur leurs enseignements et suivez-les, afin que cette dévotion pour Dieu puisse grandir dans votre cœur. Il appartient à un bhakta de ne pas gaspiller un seul instant ni de différer à faire l’adoration de Dieu, tant qu’il ne sera pas affranchi du plaisir et de la souffrance, des désirs et de la cupidité. Le bhakta doit cultiver la non-violence, la véracité, la pureté, la compassion, la foi et les autres vertus semblables. Seul le Seigneur doit être adoré jour et nuit dans et par tous les aspects de la vie sans aucune pensée qui distrait l’attention. Là où le Seigneur est ainsi adoré, il se révèle vite à la vision intérieure de ses dévots. Aimer la Vérité éternelle, c’est en vérité l’Amour le plus grand.

Illusions

Publié le par P.Vigneau

L'erreur, Maya, la grande illusion, n'est pas de croire que ce monde est illusoire, mais, c’est de nier ce qu’on est, de faire de grandes démonstrations intellectuelles sur la nature du réel.
C’est vouloir passer aux yeux des autres et à ses propres yeux pour quelqu’un d’autre.
C’est s'auto-illusionner, se croire ceci ou cela...
Rien n'est plus stupide que de se prétendre ceci ou cela.
Seul le Soi est.

*

Comment reconnaître celui (ou celle) qui peut aider en vérité ?.
C’est simple ; c’est celui qui n’est pas ailleurs, qui ne vous promet rien
mais qui vous invite à une investigation directe réelle dans l’instant.

*

Un visage paisible, une absence de stress, une joie de vivre, une présence pleine de fraicheur et de quiétude en disent bien plus long que des paroles savantes.


*

Vivre une illumination est une chose,
rendre permanent l'état d'éveil en est une toute autre

*

Si tu veux vraiment parvenir au Soi, bien loin de chercher à apprendre quoi que ce soit de nouveau, il faut, bien au contraire, que s'en aille sans retour tout ce que tu as appris auparavant.


*

Les vrais "maîtres" sont des enfants, ils n'ont pas besoin de beaucoup d'argent. Leur richesse ne peut s'altérer, ils ne manquent de rien, le Soi est plénitude.


*

Pourquoi nous posons nous la question de la libération,
sinon parce que nous ressentons un manque à être "en totalité" ?
Pourquoi nous posons-nous la question d'une non dualité,
sinon parce que, justement nous nous vivons comme duels
et que cela est inconfortable?

*

N'oubliez jamais le caractère éphémère de toute expérience ,
c'est tout ce que vous avez à faire
et la porte de la grâce s'ouvrira devant vous.







Être Soi

Publié le par P.Vigneau

Réalisation de l'être 

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"Cela arriva. La source se dévoila. Sans le savoir j’étais arrivé à la clairière. Cet espace empli d'une douce paix. Et là, apparut la source ineffable.

J’avais médité pendant des années, assis en silence, avec une soif immense, sans rien faire, et peu à peu j’arrivais dans cet espace où vous êtes simplement là, une présence.

Vous n’êtes pas quelque chose de plus, parce que il n'y a pas un moi qui serait plus, vous êtes juste une présence.

Les mots sont inadéquats, car quel que soit le mot employé, il fait référence à la personne, mais tout au fond il n’y a personne. Seule la joie lumineuse. C’est une vacuité pleine de vie.

Il n'y avait plus de manque, tout était juste, tout était beau.

J’avais perdu toute ambition ; il n’y avait aucun désir d’aller quelque part, d'être quelqu’un, aucun désir de réaliser quoi que ce soit.

Tout est juste, tout est beau, tout est UN." 

"La joie d'être soi" ed l'Originel Antoni

 

Être Soi

 
Ceux dont le seul désir est la réalisation d’eux-mêmes sont en chemin Chemin vers plus de paix, de conscience, d’authenticité et d’amour. C'est le processus évolutif.
 
Mais soyons clair, il ne s’agit pas de  se développer pour devenir quelqu’un ou de tendre vers un idéal de perfection... Mais plutot d'écarter le voile qui nous empêche de réaliser, d’être qui nous sommes.
 
Au delà du moi
La joie d'être Soi
 
La démarche n’est pas de l’ordre d’une construction, d’un objectif à atteindre ou d’un devenir mais relève davantage du détachement, du lâcher-prise et d’une juste discrimination entre ce que nous croyons être et ce que nous sommes réellement.
 
Il ne s’agit pas d’une expansion du moi mais de la cessation du rêve de ce que nous croyons être. Dans cette démarche, on ne rajoute rien, on enlève, on vide, on se défait des attachements et des identifications qui nous lient dans notre bulle égotique. On se libère des conditionnements pour réaliser la Vie que nous sommes.
 
 
 
Le vrai bonheur c'est d'être SOI dans toute sa plénitude !
 
C'est pourquoi si vous aspirez à être vraiment heureux, il est inévitable de vous libérer de vos chaines, de vos  masques, des entraves qui  vous poussent à cacher votre Véritable Lumière, l'Être Authentique que vous êtes !
 
Etre Soi ne nécessite aucune condition particulière à remplir. A partir du moment où vous pouvez vous abandonner pleinement à la totalité de ce que vous êtes, la joie se dévoile.
 
 
Mais être Soi n'est pas être quelqu'un. Dès que vous vous prenez pour quelqu’un, il y a contraction. Mais lorsque vous êtes complètement affranchi de l’idée d’être une personne, vous êtes tout ce qui est, il y a une méditation permanente.
Si vous essayez de méditer, vous provoquez un état, car il y a intention, anticipation. Vous avez un but, vous visez un résultat. S’il y a intention, il ne peut pas y avoir de lâcher-prise. C’est très clair : aussi longtemps qu’il y a intention, il n’y a pas de lâcher-prise.
 
Acceptez comme un principe qu’il n’y a rien à atteindre, parce que ce que nous cherchons, nous le sommes déjà. Il n'y a rien au loin. Ce que nous cherchons, c’est notre proximité. Ce que nous cherchons, c’est le chercheur. Quand vous verrez cela, vous sentirez combien chaque pas que vous faites pour atteindre le Soi, vous éloigne de ce qui est. C’est alors que se produira un lâcher-prise complètement naturel, car il n’y a rien à gagner, rien à perdre. Vous découvrirez, naturellement, ce qui est avant le personnage.
 
Vous êtes pure conscience, toujours le témoin, lumineux et silencieux, joyeux et libre. Si vous essayez d’être une personne, si vous essayez d'être quelque chose que vous appeleriez le soi, le témoin, vous créez une identification. 
 
Vous pouvez seulement être présence, vous ne pouvez jamais connaître votre présence. Ce n’est que dans votre totale absence que vous pouvez être votre présence. N’en faites pas une formulation intellectuelle ; sentez ce que cela veut dire, vivez avec cela.
 
 
 
 
Et les bouddhistes, avec la doctrine du « non-soi »! ! !
 

Après avoir fait son premier sermon à Bénarès sur les Quatre Vérités saintes, le Bouddha en fit un second sur la non-réalité du moi, anâtman, c'est-à-dire, non-existence de l'âtman. Le moi n'a pas plus de consistance que les autres « formations » […] (« formations » ou agrégats, skhandha, sont les constituants psychophysiques de l'être humain qui se désagrègent totalement lors du trépas.)

Cette doctrine du non-soi est, comme je l'ai dit, une réaction contre la théorie brahmanique qui faisait du « soi », de l'âtman humain, une réalité identique à l'Absolu, le Brahman. Dans le bouddhisme primitif, cet âtman n'a pas de consistance.

Il n'y donc pas dans l'homme d'entité permanente à laquelle on pourrait donner les noms d'âme, de soi ou d'ego. Le Petit Véhicule et le Grand Véhicule sont l'un et l'autre constants sur ce point. Après avoir rappelé d'une manière rapide la théorie chrétienne et la théorie hindouiste de l'âme, Walpola Rahula continue :

« Le bouddhisme se dresse, unique dans l'histoire de la pensée humaine en niant l'existence d'une telle Âme, d'un soi ou de l'Âtman. Selon l'enseignement du Bouddha, l'idée du Soi est une croyance fausse et imaginaire qui ne correspond à rien dans la réalité... »

Pour les bouddhistes, le moi n'est qu'une formation passagère qui est le fruit des cinq éléments physiques ou moraux (skandha). Le Moi se forme, change, évolue au gré de la rencontre de ces éléments. Le Moi humain est donc pure impermanence et constante fluidité. Tout ce qui existe, c'est un « moi » psychologique qui assure la continuité temporelle de l'être humain. Mais ce moi n'a pas de consistance réelle. Quand viendra la mort, il disparaîtra. Il ne laissera aucune trace dans la réalité ultime.

Walpola Rahula est plus que formel sur ce point et il s'insurge contre toute autre interprétation du bouddhisme ancien. Comme le dit Glasenapp : « La négation d'un Âtman impérissable est la caractéristique commune de tout système dogmatique, que ce soit du Petit ou du Grand Véhicule, et il n'y a dès lors aucune raison de prétendre que cette tradition bouddhiste qui est en accord complet sur ce point, ait dévié de l'enseignement originel du Bouddha. »

Ici, Walpola Rahula s'insurge à la pensée que certains érudits ont voulu prétendre que le Bouddha n'avait pas nié l'existence de l'âtman.

« Ces érudits admirent, respectent et vénèrent le Bouddha et son enseignement. Mais ils ne peuvent imaginer que le Bouddha qu'ils considèrent comme le penseur le plus clair et le plus profond, puisse avoir nié l'existence d'un Âtman ou d'un Soi dont ils ont tellement besoin. Ils cherchent inconsciemment l'appui du Bouddha pour ce besoin d'existence éternelle - bien sûr pas dans un pauvre soi individuel, avec un « s » minuscule; mais dans un grand Soi, avec une majuscule. Il vaut mieux dire franchement que l'on croit en un Âtman ou Soi ; ou on peut même aller jusqu'à dire que le Bouddha s'est totalement trompé en niant l'existence d'un Âtman ; mais certainement il n'est pas bon pour quiconque d'essayer d'introduire dans le bouddhisme une idée que le Bouddha n'a jamais acceptée aussi loin que nous puissions remonter dans les textes originaux existants. » « Les gens sont irrités par l'idée que, d'après l'enseignement du Bouddha sur Anatta, le Soi qu'ils s'imaginent avoir sera détruit. »

Le Bouddha est formel dans son enseignement : « O bhikkhus, cette idée : je ne serai plus, je n'aurai plus, est effrayante pour l'homme ordinaire non instruit. » Et pourtant c'est bien ce qu'il dit. Mais Walpola Rahula représente vraiment la tendance la plus radicale en cette matière. L'évolution de la pensée bouddhique a apporté des nuances à cette théorie radicale, comme je le dirai plus loin.

Qu'arrive-t-il quand le karma de l'homme est épuisé ?... Il y a le nirvâna... mais je ne puis dire que j'entre dans le nirvâna, car je ne suis plus. Le nirvâna Est...

Il me semble que l'on peut dire que le nirvâna, c'est la Vérité Ultime en tant qu'elle est présentée dans le prolongement d'une suite d'existences qui cesse définitivement. Quand le samsâra cesse pour une suite d'existences la Vérité Ultime est, si je puis dire, manifestée, comme le radicalement autre et c'est le nirvâna. Mais on ne peut pas dire que ce soit un état dans lequel entrerait quelqu'un...

C'est pourquoi Walpola Rahula fait remarquer que cela n'a aucun sens de dire que «le Bouddha est entré dans le Nirvâna », après sa mort. Le Bouddha, suivant les textes anciens, est « entièrement trépassé », « entièrement soufflé » (image de la flamme éteinte), « entièrement éteint »...

 

Voyons le développement de la notion de moi dans le mahâyâna.

Les disciples du Bouddha ont, au cours des âges, apporté bien des nuances à cette théorie radicale de la non-existence du moi, avec les conséquences que cela peut avoir pour la définition du nirvâna.

Plus tard, on verra se faire jour une théorie, celle du « moi-série ». Cette théorie a pour but de sauvegarder la transmission de la responsabilité morale des actes, responsabilité qui est difficilement explicable si l'on tient que le moi est une pure succession de formations psychiques sans lien réel. Dans la théorie du moi-série, on a une conscience continue, mais cette conscience n'est consciente que d'elle-même et de rien d'autre. Cette théorie du moi-série est surtout développée par les Sautrantikas. Elle prépare les théories du Grand Véhicule.

Il faut signaler l'existence d'un autre courant qui semble remonter aux origines mêmes du bouddhisme et dans lequel on considère qu'il existe une personne autonome sous-jacente aux revêtements phénoménaux. Cette personne porte le nom de pugdala, Mais ces pudgdalavâdin sont souvent considérés comme des hérétiques.

Peu à peu on voit se développer dans le Grand Véhicule l'idée que la nature profonde des choses est la nature de Bouddha, nature commune et unique de tous les Bouddhas. Il y a donc dans tous les êtres une nature de Bouddha qui est leur être substantiel celui qui est et demeure sous l'illusion des apparences. Cette théorie est propre au Grand Véhicule.

Dans une telle perspective, l'homme a plusieurs « moi », dont le plus profond est l'identité avec le Bouddha. « L'insistance mise sur l'identité du Bouddha et de ce monde a habitué les Mahayanistes à l'idée que la nature de Bouddha réside dans chaque portion de l'univers, et, partant, dans le cœur de chacun de nous.

« Le Seigneur Bouddha sur son trône-de-lion habite dans chaque particule de sable et de pierre. »

« Si l'on admet que nous luttons pour le salut par nos propres efforts, quelle partie de nous-mêmes est-ce alors qui cherche le Nirvâna ? Est-ce notre soi individuel, ou peut-être notre « soi plus élevé » ou encore notre « soi de Bouddha », qui fait cette recherche ? Le mahâyâna en est venu à cette conclusion que c'est réellement le Bouddha en nous qui fait la recherche, que c'est la nature de Bouddha en nous qui cherche la Bouddhéité. » (Conze, Le Bouddhisme dans son essence et son développement.)

 

 

"La Bouddhéité, la Buddhatô est un autre aspect de l'Ultime Réalité à laquelle on donne le nom de tathatâ ou bhutatathatâ. Cette réalité foncière indescriptible ne peut se désigner autrement que « ce qui est comme c'est ». En français on pourrait traduire son nom par « ainsité »... ce qui est ainsi. Cette réalité est recouverte par l'illusion.

Dans une telle perspective, il faut arriver à dépasser le moi illusoire pour s'identifier à son moi profond et réel. Or ce moi profond est la nature de Bouddha. Quand nous en sommes arrivés là nous avons retrouvé notre identité profonde avec le Bouddha, nous avons atteint la Bouddhéité... mais la question demeure : existons-nous encore d'une existence personnelle ? On arrive à un état de conscience parfaite mais qui n'est plus personnelle. En se réalisant dans sa perfection d'être, la conscience personnelle a disparu... il n'y a plus de personne. Les hommes émergent dans un nirvâna où il n'y a plus qu'un grand « Je », trans-personnel.

Évidemment ces subtilités doctrinales dépassent les capacités intellectuelles et spirituelles des bons dévots d'Amida qui considèrent le nirvâna comme l'entrée dans la béatitude du Paradis de l'Ouest. Pour eux il n'y a plus simplement ce grand « je » trans-personnel, il y a une relation entre un « je » et un « tu »... dans une relation de foi et d'amour. Je pense que ceci est vrai pour la plupart des âmes simples dans le bouddhisme, comme dans les religions qui reconnaissent un Dieu personnel." (Yves Raguin)

 

"Le Soi n'a rien à voir avec une identité d'ego, le Soi est la nature du Bouddha, " (Priyananda)

Méditation du coeur

Publié le par P.Vigneau

 

meditation du coeur

 

 

parution juin 2013

 

Sagesse, vivance et méditation forment la trame de ces textes, qui nous entraînent au cœur de nous-même. Il s’agit d’inspirations où l’on peut sentir à la fois la richesse du silence et l’amour mystique.

L’ambiance du Sage recueilli y est présente et parfois il semble que la petite voix intérieure résonne dans le cœur-même du lecteur.

Ce livre éveille chacun à ses profondeurs sacrées. C’est la voie du Pathana yoga.

"

Extraits

"...Parfois, recherchant la paix, nous pouvons nous couper de nos émotions. Or l’émotion, sensorielle, esthétique ou intellectuelle, constitue une expérience paradoxale pouvant induire des sensations sublimes, où la sensation de soi subit une dilatation, une expansion sans limite.

J’ai vécu cette expérience avec un livre il y a bien longtemps.

J’étais fort jeune à l’époque, vivant dans une petite communauté. Assoiffé de connaissance spirituelle, je lisais avec beaucoup de plaisir tout ouvrage que je trouvais, et qui me faisait découvrir des mondes différents, nouveaux.

Ma quête était sincère, j’aspirais à une vie spirituelle mais sans savoir vraiment ce que cela signifiait.

Et je voulais tout connaître, tout comprendre.

 

Un soir, je m’en souviens parfaitement, je me couchai avec un livre mêlant romantisme moyen-âgeux et spiritualité.

 

J’entrai facilement dans l’histoire qui réveillait mon ardeur chevaleresque de jeune homme. Quand soudain, pris par le mystère et le suspens du récit, quelque chose de surprenant se passa.

 

Je fus soudainement saisi, réellement emporté dans un état de conscience totalement nouveau et puissant.

L’irruption d’une joie extraordinaire me saisit avec une telle intensité que tout disparut autour de moi.

Je n’avais jamais connu une telle chose, ni ressenti autant d’énergie..."

 

 

 

 

Voici l'heure sacrée, où l'attention se recentre, où le coeur s'éveille, où la clameur de l'agitation s'estompe.

Sans la quiétude, l'esprit, tel un ruisseau de montagne, est toujours agité, incapable de se poser paisiblement. La vision sereine est brouillée par l'excitation mentale. L'esprit ne peut pas vraiment comprendre ce qu'il est. Nous devons nous en détacher.

 

En libérant l'esprit nous ouvrons notre coeur. Là où vit Shanti en profondeur. Dans cet espace d'innocence et de bienveillance, qui est le "lieu" des trésors spirituels.

 

La spiritualité authentique ne peut être que simple et accessible. Même si elle exige un engagement absolu.
Elle doit conduire à un épanouissement, une confiance et un amour toujours plus pur, un coeur joyeux. 

Sinon nous sommes dans un mirage. Et les trésors annoncés ne sont que des illusions.
 

Simplicité de la méditation : la détente du corps, l'apaisement du souffle, présence au présent, et douce invocation du saint nom. Tout est là.

Colombe de paix

Publié le par P.Vigneau

Combien pèse un flocon de neige ? 
 
"Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ?", demanda la mésange à la colombe.  
"Rien d'autre que rien", fut la réponse.  
Et la mésange raconta alors à la colombe :  
"J'étais sur une branche d'un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3.751.952. Lorsque le 3.751.953ème tomba sur la branche - rien d'autre que rien comme tu l'as dit - celle-ci cassa."  
 
Sur ce, la mésange s'envola.  
 
La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :  
"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix !"

 

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Peut-être suis-je bien naif, mais j'y crois

peut-être n'ai-je pas grandi, car j'y crois encore!

Ma jeunesse fut bercée par une chanson: "Imagine... 

Alors j'ai crée "Les Maisons de Paix"

pour faire ma part....

Sophrologie Ludo-créative

Publié le par P.Vigneau

Sophrologie Ludo-Créative®

 

 

Sophrologie-jeu-créativité pour un éveil de la conscience dans la joie

 

La sophrologie est une méthode douce et simple qui, par la relaxation, nous permet de connaitre des états modifiés de conscience.

 

Elle est de plus en plus utilisée pour la gestion du stress, la préparation aux accouchements, l'améliuoration du sommeil, l'éveil de la créativité.

La Créativité est cette faculté naturelle qui permet de relever les défis que la Vie nous propose.

Chacun de nous la possède mais peu savent l'exploiter réellement.

 

La créativité, c'est une attitude, une approche intérieure – votre façon de considérer les choses....

 

Tout le monde ne peut pas être un peintre – et ce n'est pas nécessaire non plus.

 

Tout le monde ne peut pas être un danseur, et ce n'est pas nécessaire. Mais tout le monde peut être créatif.

 

Outil thérapeutique ou de croissance personnelle, la créativité peut être un moyen efficace pour explorer de nouvelles facettes de soi

 

ou pour aller dans les profondeurs du soi

 

 

 

Quoi que vous fassiez, faites-le joyeusement, si vous le faites avec amour, alors elle est créative.

 

Si en l'accomplissant, quelque chose grandit en vous, alors cette action est créative, alors elle est divine.

 

"Au commencement, Dieu créa..." ( Genèse )

 

 

 

Clarification

Publié le par P.Vigneau

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On peut s'interroger en regardant notre vie et en remarquant que quelque chose n'est pas cohérent. Nous menons notre vie d'une certaine façon parce que nous pensons être dans la vérité, pourtant elle ne nous donne pas satisfaction.

Il nous manque toujours quelque chose. On court derrière un "fantasme" : "Je vais être heureux..." On voit que c'est insatisfaisant, car on est fragile. On recommence à y croire et souvent on arrive à rien. Ceci n'a pas de fin et ce n'est pas normal. Normalement on devrait vivre heureux puisque c'est notre aspiration naturelle. Si ce n'est pas le cas, c'est que quelque chose n'est pas clair, on est ignorant.

Nous pensons que l'on peut acquérir de la joie, du bonheur, comme on acquiert un objet matériel. La voie transpersonnelle exprime le contraire : nous avons cette joie en nous mais elle est voilée. Le vrai travail spirituel consiste d'abord à clarifier nos aspirations et nos actions, pour enlever ce qui est erroné ou vague.

Supprimer l'erreur pour que la vérité surgisse. Beaucoup de personnes restent dans le doute, évitant ainsi de prendre leurs responsabilités concernant la recherche d'une connaissance juste de soi, source de la vraie joie.

La vraie intelligence

Publié le par P.Vigneau

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C’est la vraie intelligence qui est requise pour une évolution de la conscience. Pas les aptitudes cérébrales, ni l'accumulation de savoir, mais la vision pénétrante et intuitive qui naît du silence intérieur.

Silence qui demeure au-delà du bavardage mental. Car de ce silence nait la capacité à comprendre les choses dans leur réalité essentielle. Etre intelligent, c’est savoir voir et sentir l’ordre profond inscrit dans la réalité de la vie.

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