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5 articles avec non dualite

Atman-Brahman

Publié le par P.Vigneau

Âtman-Brahman


L'un et l'autre sont Sat (= ce qui est), Tat (= Cela), autres dénominations de l'Absolu, du Un-sans-second.
Bien qu'étant identiques dans leur essence, Âtman et Brahman sont parfois différenciés en ce sens que l'Âtman est considéré comme le Brahman individuel, le Brahman étant l'Âtman universel : "Le brahman réside dans le cœur [il porte alors le nom d'Âtman] Les sages qui le contemplent au dedans de leur âme, ces sages-là possèdent, et non d'autres, le repos éternel" (Kâthaka Upanishad, II, V, 12-13).

 

 



Voici quelques caractères propres à l'Âtman tels qu'on les trouve dans quelques Upanishad :
"Tu demandes ce que c'est que le Brahman ? C'est ton propre Âtman qui est intérieur à tout !" (Brihad Âranyaka Upanishad III, 4-5).
"L'Âtman doit être perçu au moyen de l'Âtman même que l'on désire connaître. L'Âtman de celui qui désire connaître l'Âtman trouve sa propre essence" (Mundaka Upanishad, III, 2-3).
"Sa forme n'est pas un objet visible. Nul ne saurait le voir avec l'œil. C'est par le cœur, par la pensée, par l'esprit qu'on le perçoit" (Kâthaka Upanishad, II, VI, 9).
"Cet Âtman ne peut être atteint ni par l'étude, ni par la science" (Kâthaka Upanishad, I, II, 22).
La Brihad Âranyaka Upanishad s'arrête longuement sur la nature de l'Âtman :
"L'Âtman […] réside à l'intérieur du cœur, le Purusha qui est lumière. Restant identique, il passe d'un monde à l'autre, semble penser et se mouvoir". Il est "ni ceci ni cela […] insaisissable […] indivisible […] indépendant […] sans liens, il ne souffre pas, il ne périt pas." (III, IX, 26). "L'essence de l'homme [Purusha], l'Âtman intime réside éternellement dans le cœur de tout homme. Patiemment on doit l'extraire de son propre corps, comme la graine de son enveloppe" (VI, 17). "On ne le voit pas et il voit, on ne l'entend pas et il entend, on ne le pense pas et il pense, on ne le connaît pas et il connaît" (III, VII, 31).
"Cet Âtman qui est caché dans tous les êtres ne se manifeste pas. Mais il est perçu par l'intelligence pénétrante de ceux qui perçoivent les choses subtiles" (Kâthaka Upanishad, I, III, 12).


Quant au Brahman il est très fréquemment évoqué. Ainsi la Svetâsvatara Upanishad décrit longuement "l'Être éternel qui réside en lui-même". N'en citons qu'un court extrait : "Il est cet univers, il est le passé et l'avenir, il est le maître de l'immortalité. Il est l'arbitre de l'univers mobile et immobile… Il est le premier, le grand esprit… Il est le dieu unique qui, pareil à l'araignée, s'enveloppe par son essence, à l'aide des fils du pradhâna [la Nature]. Il est unique, il est libre, il est celui qui multiplie la semence unique des âmes individuelles. Il est l'agent de toutes choses, l'omniscient, la matrice et le moi, l'auteur du temps, le possesseur des qualités, le maître de l'indéveloppé et de l'Âtman individuel, la cause de la transmigration et de la délivrance" (Svetâsvatara Upanishad, III, 12 et sq.).

On retrouve fréquemment ce même type de longue énumération comme si les auteurs voulaient donner l'équivalent stylistique de la profusion métaphysique : le Brahman est tout et son contraire ! Ainsi la Mândûkya Upanishad (6, 7) après nous l'avoir présenté ("Il est le Seigneur de toute chose, il est omniscient, il est le régisseur interne, il est la matrice de l'univers, il est le commencement et la fin des êtres. C'est l'Âtman, c'est celui qu'il faut connaître"), nous laisse face à des qualificatifs que notre raison ne peut concilier. C'est bien là le but de l'auteur, Brahman-Âtman échappant par essence à toute conceptualisation : "Sans intelligence interne, sans intelligence externe, n'étant pas non plus un faisceau d'intelligence, n'étant ni intelligent ni inintelligent, invisible, échappant à toute relation, imperceptible, sans signe distinctif, ne tombant pas dans la pensée, ne pouvant être décrit, ayant pour essence l'idée d'homogénéité… tel est l'état suprême du Brahman".
Pourtant certains textes n'hésitent pas à le personnifier : "Lui seul reste éveillé dans la destruction de l'univers […] C'est par lui que cet univers est médité, c'est en lui qu'il revient se dissoudre." (Maitri Upanishad, VI, 17). Cela peut aller jusqu'à une forme de dualisme (les Upanishad restant cependant de nature moniste). "Cet être éternel qui réside en lui-même, supérieur à tout ce qui peut être connu […] hommage à ce dieu qui est dans le feu, qui est dans l'eau, qui pénètre dans le monde entier, qui est dans les plantes, qui est dans les arbres […] Il est le premier-né, il est dans la matrice…" (Kâthaka Upanishad, II, V, 9). Même regard, encore plus appuyé, dans la Svetâsvatara Upanishad : "L'Âtman individuel est enchaîné par suite de sa nature de jouissant ; quand il connaît le Divin il est délivré de toutes ses chaînes" (I, 10). Ce dualisme annonce le Sâmkhya - alors que le monisme est caractéristique du futur Vedanta.


Le dénominateur commun
Presque toutes les Upanishads n'ont d'autre but que d'enseigner aux adeptes à s'identifier avec l'Âme universelle, à devenir cette Âme. De cette fusion jaillit la délivrance (moksha), le salut.
La plupart des Upanishad se terminent par un hymne sur la félicité (ânanda) de l'absorption mystique : "Celui qui connaît Brahman, l'être suprême, devient Brahman lui-même, il traverse le chagrin, il traverse le péché, délivré de ses liens, il devient immortel" (Mundaka Upanishad, III, II, 8). De même la Maitri Upanishad s'achève sur l'extase qui résulte de cette union avec le Tout, union de l'ascète "dont les sens sont absorbés comme dans le sommeil…"
La conception du salut ainsi développée dans les Upanishad aboutit à la discipline du yoga et donnera naissance au bouddhisme.
G. Duc

 

"Atma Yoga is Kriya Yoga and Sankhya Yoga infused with the spirit of Bhakti" (Maa)

Tout est Un

Publié le par P.Vigneau

 

 

Il arrive dans la vie, des moments où se concentrent des choix essentiels.

Des moments où le feu de notre âme nous rappelle à l’action juste.

Il est maintenant ce moment où nous sommes invités, à la faveur d’une mystérieuse conjonction, à quitter le port et reprendre la mer, à partir vers l’inconnu.

Il est maintenant ce moment où nous pouvons oser

chercher ce que nous sommes en vérité.

 

Cette aventure est d’autant plus impérative que les formes nouvelles du spirituel restent enfermées dans des recherches de « toujours plus », qui ne sont que le désir d'un super-ego, avec toujours un manque essentiel.

 

Il s’agit de démystifier la quête essentielle. Il s'agit de se libérer de la fascination pour les magies de puissance. Il s'agit de ne plus se laisser hypnotiser par l'appel du merveilleux.

Il s'agit de voir tous ces pièges qui droguent les consciences humaines, maintenant le chercheur spirituel dans un infantilisme sclérosant.

Les temps ne sont plus à l'adoration des héros, des demi-dieux, des maîtres, ni à la recherche de quelques secrets cachés, mais à la reconnaissance de notre liberté spirituelle souveraine, à l’aventure libre enfin de la conscience et de la joie.

L’éveil à notre liberté essentielle apparaît comme un but de la vie spirituelle. Cet éveil donne le sentiment d’être soudain.

Cependant les événements qui y conduisent sont progressifs. Y aurait-il un processus décelable ?

(extrait du livre : Tout est Un)

*

***

 

Que signifie ce terme  "Non dualité, ou Advaita ?"
Mais avant cela, que signifie "la dualité" ?
C’est la tendance de l‘homme à créer dans son esprit une autre réalité que La Réalité. Il crée en permanence un autre monde dans lequel il justifie tout et surtout il nie ce qui ne lui convient pas ! L’homme se met alors à penser le monde plutot que de le voir de façon directe. Ce mécanisme est mis en place par le mental.
La discipline transmise par l’Advaita Vedānta mène à se libérer de cette illusion...

 

 

De nos jours la non-dualité est surtout connue en Occident par l’influence de Ramana maharshi, qui est associé à la Non-dualité de Shankara, l’Advaita vedanta. 
Or il existe en Inde, et ailleurs, de nombreux maitres qui exposent une perspective non-duelle avec un regard légèrement diffèrent de celui de Shankara. C’est entre autres celui de l’Atma yoga.
Cette voie n‘est pas originale, mais elle est un peu oubliée de nos jours en Occident. Pourtant cette voie est très connue en Inde mais aussi dans le christianisme oriental.
En Inde, déjà Ramanuja au XIII ème siècle  présentait une voie non-duelle plus universelle ou plus « englobante » que ne le faisait Shankara...

 

L’Advaita ( Non-dualité ou monisme) commence à devenir connu en Occident par un courant appelé neo-advaita. Ce mouvement de pensée apporte un regard nouveau sur la voie spirituelle, mais se borne trop à une simple déstructuration des croyances. Il dénature toute la richesse et la puissance de l’Advaita traditionnel qui est considéré comme l’aboutissement de la philosophie indienne dont l’origine se trouve dans le Rig-Veda : « la vérité est une bien que les sages la voient sous de multiples formes ». 


Ce petit livre rassemble des courts passages, issus d’entretiens sur l’Atma yoga : la voie de l’âme, qui vient de l'école du Vishistadvaita, la non-dualité qualifiée, que transmirent aussi Sri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Ma Anandamayi, Sri Aurobindo…


Mère, Maa, m’initia et m’accompagna avec patience sur cette voie d’éveil, pendant 18 ans. Ce parcours de vie se poursuit, encore aujourd’hui, non plus avec des paroles ou des lettres, mais de façon plus subtile…
La vie me fit rencontrer Mère, Maa. C’était en Inde dans un tout petit ashram traditionnel de l’Orissa. J’étais très jeune, mais cependant très exigeant dans ma recherche de vérité. La sagesse de cette femme, ses pouvoirs, qu’elle cachait la plupart du temps, et sa simplicité me confortèrent très vite dans l’évidence que j’étais en présence d’un vrai maitre spirituel. 

extrait du livre "l'Atma yoga"

 

Un

Publié le par P.Vigneau

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"Pour moi, avec tout mon vécu spirituel, je réalise que Tout est un, et que tout sur la terre est la représentation d'un Dieu unique. Toutes les forces qui travaillent     dans la nature sont une, parce qu'elles jaillissent du jeu divin. Tout ce qui est la surface de cette belle terre ont leur source dans le Un. Tout est l'expression de l'Un. Tous les êtres vivants se meuvent et agissent dans la conscience de cet Esprit unique qui pénètre tout. Un est la réalité cosmique éternelle. Un est le chant qui ne se termine jamais, la divine musique des sphères. Un est le Monde, un est la Vérité, Un est Dieu!" (S.Ramdas)

La paix véritable est le Soi

Publié le par P.Vigneau

La paix que tu peux obtenir n'est pas la véritable paix.

Car ce que tu peux obtenir appartient au temps.

C'est un gain de l'ego. Donc d'une certaine façon, lié encore de la peur.

Reflechis bien. CE QUE TU ACQUIERS, c'est lié à la peur de ne pas avoir?

Toutefois, antérieur à cette peur, tu existes.

Ça, tu ne peux pas dire que c'est une idée.

Chaque peur a sa raison d'être, là n'est pas le problème. 

Mais quoi craindre ? ?

Jésus a dit : « Ne craignez point ».

N'ayez pas peur de ce que vous êtes.

Cette absence absolue de toute idée de peur est le vide qui est plénitude, et c'est ce que tu es.

Ce vide total, cette abîme est ce que tu es, qui est plénitude, est le Soi.

Vois, tout simplement ! Le Soi est tout, et tout ce qui se passe.

Tout se passe dans le Soi et fait partie du Soi.

Immanence

Publié le par P.Vigneau

Vient un jour où le parcours se termine, où la quête s'achève. Non pas par lassitude ou par deception, mais parce qu'apparaît alors un autre processus.

La quête de la transcendance aboutit à l'immanence, c'est à dire l'expérience du quotidien sublimé. Il n'y a plus de questions, plus de manque, plus d'insatisfaction, plus de demande.

L'instant présent est plénitude.

Habiter le quotidien devient l'essentiel de l'attention. Faire à manger comme faire la lessive devient extra-ordinaire...