En s'éveillant à notre vrai nature, nous retrouvons notre état naturel, nous nous reconnaissons nous-même.
Libéré du rêve de la personnalité jaillit la présence de l'âme, le Soi, que nous sommes.
La surprise, l'émerveillement, est dans la découverte que c'est notre état naturel.
Ce qui se révèle n'est rien d'autre que Soi, ici et maintenant.
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Dans la conscience mystique du Soi, la pensée et le souffle s'immobilisent, l’égoïsme s'efface. En lui disparait toute trace d’attachement. En lui s'engloutissent toutes les expériences : vide et plénitude, compassion et détachement, devenir et extinction. En lui, tout est Un.
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"Vous devez continuer à discriminer, à convaincre votre mental - au prix d'efforts soutenus - que le japa, la méditation et tous les autres exercices spirituels ont pour but votre Eveil. Tout au long de ce pèlerinage, il ne faut jamais faiblir; ce qui compte c'est l'effort ! Aussi devez-vous essayer d'être possédé continuellement par cette quête; elle doit faire partie de votre être.
Que l'on choisisse le chemin de la dévotion, où le "je" se perd dans le "Toi", ou le chemin de la quête du Soi, du vrai "je", c'est Lui seul que l'on trouve aussi bien dans le "Toi" que dans le "Je". (...)
La négation aussi bien que l'affirmation sont l'une et l'autre "Toi", l'Unique." (Ma Anandamayi)
" Soyez dans l'Amour, le Silence et la Paix. Même au travail, le silence vous guidera." (Sri Shiva Shakti )
Il y a une urgence impérieuse d’une évolution, d’une mutation des consciences. Non pas selon un rêve transcendantal, mais selon une sagesse très terre à terre. Une véritable sagesse, de cette sagesse qui conduit a faire des choix « justes ». C’est à dire non ego-centré.
En effet, n’est-ce pas l’égoïsme humain qui produit le désastre écologique qui s’annonce ? N’est ce pas l’avidité personnelle qui conduit à promouvoir l’enrichissement comme but de vie ? Soif de gagner de l’argent qui aboutit à des montages financiers provoquant les crashs boursiers et les faillites. La crise financière a été créée par la cupidité et la soif aveugle d’argent. La dictature des marchés financiers ne s’intéresse pas à l’humain, et elle menace très directement la paix sociale.
Le monde avance aujourd’hui en produisant de plus en plus d’inégalités entre les grands riches et le vaste peuple. Est-ce cela le progrès ? Est ce cela que nous voulons ?
Une civilisation qui crée la pollution et favorise l’extinction des espèces est fondamentalement malade.
Personne ne peut consciemment défendre ce comportement.
La complexité du monde ne doit pas nous conduire à la passivité. La pire des attitudes est l’indifférence.
Car nous pouvons toujours apporter notre contribution à l’évolution du monde.
Les armes de distraction massive sont de plus en plus dangereuses. Le monde virtuel qui propose une gigantesque médiathèque est un formidable outil d’information mais aussi d’abrutissement des consciences.
L’abreuvement quotidien d’informations tue la réflexion profonde. La jeunesse perd le sens du réel, de l’effort, de la patience, de la relation humaine. Le système éducatif a perdu aussi le sens de la vie véritable, puisqu’on instruit l’enfant pour l’intégrer à un système malade. Et cet enfant se distrait avec multiples écrans afin d’oublier son mal-être.
Une seule chose importe et guide tout : l’économie. Les soins hospitaliers sont soumis à la rentabilité à tout point de vue. L’humain n’est plus considéré qu’en tant que machine dans un système gigantesque ou l’économie est devenu le dieu tout puissant. Les hommes politiques ne sont plus que des girouettes gestionnaires dont le but premier est de séduire l’électeur.
Nous pouvons raisonnablement penser qu’il n’y a rien à attendre de la classe supérieure de la société. Politiques et grands dirigeants ne peuvent envisager de changer les choses, car ils bénéficient de ce gigantesque drame.
A court terme, cela leur profite, financièrement. Ils vivent en castes, en circuit fermé, coupés des réalités. Alors ils bricolent des ajustements pour retarder l’écroulement. Ils manipulent les consciences pour faire croire qu’il n’y a pas d’autre alternative.
L’activité humaine n’est plus que mensonge, fuite du réel, faux-semblant, manipulation.
Comment vivre, sans authenticité, sans une réflexion approfondie sur ce qui nous anime, sans engagement essentiel ?
Et si puissantes que soient les forces qui conditionnent l’individu, l’homme a la faculté de prendre des décisions qui vont influencer son destin. Ce pouvoir de prendre position, de décider ne se perd jamais.
Chaque être humain demeure limité et sa liberté aussi. Cependant, même s’il n’est pas totalement libre par rapport aux conditions qui l’entourent, il conserve la liberté d’interpréter et de prendre position à l’égard de ces facteurs.
Ainsi, chaque personne possède la liberté de changer, et beaucoup plus qu’il ne l’imagine.
Car l’une des principales caractéristiques de l’être humain est sa capacité à créer. Chacun est créateur, chacun peut décider de sortir des habitudes, chacun peut créer des comportements nouveaux. Même si cette capacité est peu utilisée, elle existe.
Chacun est capable de faire des choix différents, à tout point de vue. Chacun peut prendre des décisions afin de changer beaucoup de choses dans sa vie. Et donc dans ce qui l’entoure.
Chacun influence le monde consciemment ou pas. Chacun peut décider de continuer sa vie telle qu’elle est, ou bien de la transformer. C’est là notre liberté.
Et nous pouvons l’exercer ou pas.
Ensuite l’aptitude à réussir dépend souvent de l’intensité de l’engagement.
De plus, j’ajouterai que nos choix, qu’ils soient délibérés ou en réaction à des pressions, sont aussi orientés par une force de vie qui nous dépasse complètement.
Le temps est venu de retrouver la beauté de la sagesse, de refuser l’utilitarisme mercantile qui transforme l’homme en machine à consommer. Le temps est venu de décider si l’on fait quelque chose ou si on laisse les autres faire pour nous.
L’homme s’est laissé enfermer par son égoïsme. La recherche actuelle de qualité de vie marque indéniablement un besoin de changement. Mais il est nécessaire de comprendre que notre recherche de bien-être ne peut se réaliser sans un éveil de la conscience. C’est beaucoup plus qu’un désir d’amélioration qui est requis.
L’éveil de la conscience est une ouverture au nouveau.
Et sans cette ouverture, rien de nouveau ne peut apparaître, ou plus exactement surgir.
Une nouvelle étape de l’évolution humaine se décèle dans la crise de la société.
Pour l’individu, cette évolution nécessitera un choix. Choix de vie, choix de conscience, qui permettra une ouverture au nouveau. Cela se ressentira comme la venue d’une force, d’une énergie, qui semblera totalement nouvelle.
Et pourtant qui aura toujours été là. Comme une graine qui n’avait pas encore germé.
Ce n’est pas un idéal, ni une formule poétique. Il y a réellement quelque chose de totalement nouveau qui attend. Une force qui peut modifier certains éléments essentiels de notre conscience.
Très jeune, je savais qu'il existait une autre réalité. C'est à 24 ans que j’ai rencontré, en Inde, mon Maître: Maa. J'étais désespéré à ce moment là quand elle me révéla, j'en fis l'expérience, qu'au delà de ma souffrance existait un état de conscience pur et lumineux.
Elle m'a d'abord initié au Kriya Yoga avant de m'enseigner l'Advaita. Mais pas l'Advaita strict qui est à la mode aujourd'hui , jouant sur les désidentifications mentales. Non c'est le Dvaitadvaita que j'ai pratiqué et qui conduit à la réalisation de l'Atma, à la fois Un et multiple.
Bien plus que les Asanas, Pranayama, ou les déconstructions des croyances et autres procédés , c'est l'ouverture à la Mère divine que j'ai vécu à chacun de mes séjours à ses cotés pendant les 18 années d'une relation privilégiée de Maître à disciple.
Découverte d'autres états de conscience.... tout au long de la sadhana.
Son enseignement me conduisit finalement à l'Atma Yoga. Une perspective nouvelle s'éveillait. L'éveil n'est pas un but en soi!
Puis un jour, suite à une grand choc psychologique, un élan irrésistible me prit pour consacrer absolument toute mon énergie à découvrir la vérité. Ramakrishna avait bien dit qu'en 3 jours d'intense aspiration on pouvait réaliser Dieu. Ses mots ont du m'influencer inconsciemment à ce moment. Je décidais de m'enfermer dans une chambre et de chercher en moi, au plus profond de moi, sans aucune distraction...
"Assis en méditation depuis trois jours, tendu vers une autre rive, tout à coup je m'effondrais d'épuisement ! Je compris que cela me dépassait. Le choix d'arreter se présenta, mais je ne voulais pas. Alors il y eut un grand lâcher-prise, je m'abandonnais, cessais tout effort... J’avais fait tant d'efforts. Et là, sans m'y attendre, brusquement, une porte s’est ouverte. C’est arrivé dans un état de total relachement; c’est ainsi que cela arrive. Au moment où la tension de la recherche s’arrête, où je ne me suis attendu à rien, où tout en moi a cédé, cela se produisit. Une nouvelle conscience se manifesta. Elle venait de nulle part et de partout... Ce fut comme une explosion. Elle n'était que joie et lumière... Elle était tout. Alors la vérité se révéla, la quête cessa, il n'y avait desormais plus de manque... seul un grand rire au fond du coeur" (extrait de : La source ineffable)
J’ai longtemps gardé discrètement cette expérience, jusqu'au jour où m'est venu une évidence: si cela peut aider aujourd'hui quelqu'un dans sa quête, pourquoi la garder "secrète". Même si ce que j'avais vécu était vraiment très particulier, cela ne m'appartient pas.
Après le départ de Maa, pendant les 10 années suivantes, j’ai expérimenté un retour dans la vie sociale , j’ai seulement enseigné l'art de vivre détendu et accompagné quelques personnes intimement dans leur recherche spirituelle.
Ces expériences m’ont beaucoup appris sur les souffrances propres à notre pays et m’ont permis d’élaborer une approche adapté aux occidentaux selon les principes traditionnels de l'Atma yoga.
Video https://www.youtube.com/watch?v=D03s023HdEo
Des livres pour expliciter une voie , un processus, un chemin d'éveil de la conscience.
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Shaktipat est le toucher de la Grâce, la transmission d'énergie au chercheur de vérité, le déclencheur d'un éveil, le phénomène qui induit une modification dans la conscience.
Cela peut survenir de nombreuses manières, par le contact avec un sage, par une absorption sensorielle, par une "descente" de la grâce, et même par la lecture d'une phrase ou par une parole qui arrive au bon moment
L’abandon commence par l'acceptation. Mais ce dont je parle n’est pas l'approbation. Cela ne signifie pas d’aimer ce qui arrive ou de vous retenir de faire quelque chose pour le modifier. L’acceptation est la reconnaissance que cela existe, tel que c’est maintenant, en tant que part d’un fonctionnement plus vaste.
Arrêtez tout effort en vue d'obtenir ce qui est censé vous apporter la paix ou la vérité. La seule chose nécessaire est un instant d'abandon véritable.
Quand on en est pleinement convaincu et que l'on sent qu'il y a plus rien à acquérir dans le monde, alors on éprouve une paix totale.
La pratique se continue tout le temps, jusqu’au dernier jour. Il y a bien sûr des moments où l’on pense ne plus rien avoir à faire, mais c’est un piège. Il ne faut pas attendre que ça arrive, passivement. Quand les gens me disent « ça arrivera ou pas », je leur dis d’aller de penser au Bouddha qui a décidé de s'assoir et de ne plus bouger jusqu'à ce que ça arrive…Tant que l’on a pas atteint le but il faut continuer, même à méditer. Bien entendu on méditera différemment, mais il faut continuer.
Il existe des exemples de réalisation du Soi survenue par la grâce de Dieu, alors que d'autres fois on s'aperçoit qu'Il éveille en certains une soif insatiable de Vérité. Dans le premier cas, la réalisation vient spontanément, dans le second, l'on n'y parvient qu'après de nombreuses épreuves. Mais tout ceci n'est que l'oeuvre de Sa Grâce.
Le défi fondamental consiste à entrer soi-même et à écouter le silence en soi. La voie à suivre pour cela est celle de la méditation. La méditation est une attention incluant tout.
Dans la méditation, le silence de l'esprit aiguise votre attention entiere ; chaque cellule de l'être devient vibrante. C'est pourquoi l'âme entrant en action et œuvrant avec le mouvement de la vie est un évènement prodigieux.
Quand l'esprit devient silencieux, l'âme se fait sentir comme présence silencieuse; ce silence imprègne l'être entier. L'imprégnation du silence dans la totalité de votre être est pure conscience. Pas d'intentions, ni de buts, rien à acquérir et rien à sauver ; alors les mécanismes de défense ne fonctionnent pas. La totalité de votre être devient consciente de tout ce qui se passe en vous et en dehors de vous. Vous êtes ainsi mouvement de conscience pure. Merveille que cela.
Le silence intérieur est la porte de la connaissance. Alors que le discours de la pensée empêche de découvrir sa vraie nature
La spiritualité s'appuie sur un ensemble de connaissances ; elle comprend aussi une multitude de pratiques que l’on ne peut pas réduire à une simple recherche du silence intérieur.
L'Atma yoga propose une recherche expérimentale de la vérité, il ne s'agit pas d’adopter des croyances, mais d’en réaliser l’authenticité.
Avant de se lancer dans une recherche d'éveil, il faut au préalable clarifier ses pensées sur ce sujet, sinon on risque fort de courrir après un mirage.
Le changement auquel nous prépare l'Atma yoga, nous fera passer d'un ordre de vie egotique à une vie atmique, c'est à dire centrée sur l'âme.
Cette transformation devra nécessairement s'accomplir individuellement, puis se transmettre à un certain nombre d'individus avant de pouvoir se saisir effectivement de l'humanité.
Si l’on tend vers un but spirituel au-delà ou en dehors de ce monde, il est très aisé de maintenir la nature de ce but dans un grand flou. Les mots tels que
nirvana , éveil ou réalisation de Dieu, lorsqu’ils renvoient à un accomplissement élevé ou transcendant, peuvent signifier, disons, à peu près n’importe quoi. Mais, lorsque le but du chemin spirituel commence à être du registre de quelque chose qui doit se produire dans ce monde, les options se mettent à se réduire, et la cible a vite fait de commencer à se définir. Et pour l'Atma yoga cette cible est parfaitement claire : il ne s’agit de rien moins que de la transformation de l’être humain sur tous les plans.
Par la consécration à la pratique d'un yoga appliqué à tous les aspects de la vie, ce faisant, nous devenont ultimement les véhicules parfaits et sans taches de l’expression de la « conscience divine » en ce monde.
"Le brahman réside dans le cœur [il porte alors le nom d'Âtman] Les sages qui le contemplent au dedans de leur âme, ces sages-là possèdent, et non d'autres, le repos éternel" (Kâthaka Upanishad, II, V, 12-13).
La tradition d'enseignement de l'Advaita-Vedanta s'est perpétuée jusqu'à nos jours grâce une lignée continue d'enseignants qui ont maintenu cette tradition. Ils ont eux-mêmes reçu l'enseignement et sa méthodologie de leurs enseignants et l'ont transmise à leur tour à leurs étudiants. Il y a de nombreux enseignants dont nous ne connaissons pas le nom car le Vedanta est une tradition essentiellement orale.
Parmi les noms que nous connaissons, Sankara et Ramanuja sont les plus anciens
Sankara (début du 8ème siècle après JC) occupe une place centrale dans la tradition car il nous a laissé sur des feuilles de palmier une oeuvre considérable constituée de ses commentaires de dix Upanishads, de la Bhagavad Gita et des Brahma-Sutras, ainsi que de nombreux textes indépendants comme Upadesasahasri. Ces commentaires exposent de manière explicite la tradition de l'enseignement. Ramana Maharshi fut le grand maitre du XXème siècle qui fit connaitre l'Advaita strict.
Il faut noter que de nombreux érudits du passé ont donné des significations différentes aux textes fondateurs du Vedanta, ce qui a conduit une division du Vedanta en plusieurs courants.
Le plus connu est l’école du Vishsitha Advaita (Advaita qualifié) de Ramanuja , XIème siècle.
De nombreux maitres contemporains dans ce domaine ont aussi produit leurs propres oeuvres originales, selon leur expérience personnelle, parfois en empruntant et combinant certains concepts du Yoga, des Tantras, du Yoga Vasishta et de la science moderne.
Certains maitres explorent plus particulièrement l'Atma Kriya yoga, d'autres l'Atma Gyana yoga et d'autres l'Atma Bhakti yoga.
La synthèse finale de ces trois discipline constitue l'Atma yoga.
"Atma Yoga is a yoga system that draws its influences from Jnana yoga, Kriya yoga and Bhakti yoga, but its primary concerns are yoga psychology and philosophy as laid out by the ancient Vedic texts of India. Atma yoga is the culmination of the yogic systems described in such Sanskrit texts as the Bhagavad Gita, Srimad Bhagavatam, Shiva Samhita and the Yoga Pradipika.
The essence of Atma yoga is found in the Vedic philosophical conclusion of Achintya-Bheda-Abheda Tattva, or inconceivable oneness and simultaneous difference with the supreme. Atma yoga teaches that the individual should not identify with the body or the mind because this can cloud the original soul nature or jiva from fulfilling its life purpose (dharma)." (Atmananda)
"The goal of Atma Yoga is the non identification with the body or the mind because this cloud the original soul nature or jiva from fulfilling its life purpose.
That is : becoming one with the Self (ATMAN). And to become a pure servant for the Atman. Atma Yoga is a contemplative, gentle, yet dynamic approach to the powerful intimacy of yoga. Created from compassionate self awareness, inner stillness, and core strength, the practice is a path returning to the true Self. The aim of Atma yoga is to enable the individual who undertakes it the attainment of a conscious identity with the Divine, the true Self, and to transform the mind, and the body so they would become fit instruments for a divine life on Earth."
Alors qu' au travers de l'advaita, à la sensibilité occidentale, se manifeste sans conteste une tendance moniste impliquant que celui qui arrive à la connaissance Vraie abandonne son ego....comme un vieux jouet inutile ... témoin d'une enfance ignorante... l'advaita vécu en Inde n'est pas si exclusivement intellectuel.
Un philosophe déjà au Xe siecle s'était levé pour réconcilier Transcendance et aspirations du coeur humain: Ramanuja.
"Shankara, avec son grand intellect, n'était pas grand de coeur. Le coeur de Ramanuja était plus grand. Il ressentait pour les opprimés, il sympathisait avec eux. Il purifia les cerémonies autant qu'il le put et il institua de nouvelles cérémonies, de nouvelles méthodes de culte pour les gens qui en avaient absolument besoin. Il ouvrit en même temps la porte au culte spirituel le plus élevé, du brahmane au pariah. Ce fut l'œuvre de Ramanuja. Cette oeuvre s'étendit, envahit le Nord, y fut adoptée par de grands leaders.
Vous pouvez noter une caractéristique depuis l'époque de Ramanuja : l'ouverture de la porte de la spiritualité à tout le monde." (Swami Vivékananda)
Pour Ramanuja la vie spirituelle n'implique nullement une disparition de la personne ...se dissolvant en un Absolu transcendant...
mais l'individu peut se définir selon lui comme en union intime avec le divin personnifié...
Ainsi au lieu de renvoyer à l'irréel et à l'illusion... il professe un réalisme ...qui doit savoir reconnaître dans la plus petite parcelle d'être ...la dignité et l'authenticité de l'Être
...Le monde n'est pas Maya mais Lilla... le monde n'est pas une illusion mais un jeu, le moi n'est pas inexistant, c'est un masque....
En cela nous retrouvons l'Atma Yoga.
Plusieurs affirmations capitales jalonneront ainsi l'oeuvre de Ramanuja
- L' Être Suprême possède seul la Plénitude et la Perfection de l'Être...
il est le seul existant éternellement et incontestablement de lui même , par lui même et pour lui même....
- Pourtant d'autres êtres existent... imparfaits, limités mais non illusoires... c'est le cas notamment des dieux...
- Ces êtres ne peuvent être indépendants du Suprême...
ces multiples ne sont ni séparés ni illusoires face à l' UN ...mais leur relation à LUI reste à préciser...
- Le Suprême est dans l'Univers comme une âme dans Son Corps...
Il fait preuve de qualités relationnelles envers l'univers ...et notamment envers l'homme: condescendance, générosité, compassion, amour qui protège et pardonne !
- Les âmes dans le monde sont elles aussi réelles... même si leur réalité dépend aussi de Dieu...
la matière et les âmes individuelles ne tiennent donc leur existence que comme corps du Brahman... et uniquement par ce que Brahman est leur âme et le Pouvoir qui les contrôle...
Brahman quand à lui n'est pas lié au monde ni aux âmes... et l'apparition d'un univers à un moment donné pour une période limitée est pour LUI qu'un jeu la LILA ... sans nulle motivation intérieure...
- L'âme a sa propre initiative ...
la porte est ainsi ouverte à l'intimité de la relation avec l'Absolu... à la Grâce et à l'Amour réciproque... bien que subsiste toujours la loi de fer du Karma...
- Inaccessible par l'effort mystique, le Suprême est cependant accessible par la Grâce ...et peut ainsi servir de refuge à ceux qui recourent à Lui...
Dans un hymne en prose le commentaire de la Bhagavadgita adresse au croyant les conseils suivants
" Aussi incessamment qu'une coulée d'huile, fixe sur moi ton esprit:
Je suis le Seigneur des Seigneurs, Je possède toutes les qualités excellentes et Je suis opposé à toute souillure...
- Fixe sur Moi ton esprit:...Je connais tout
Ma volonté s'accomplit toujours... Je suis la cause unique de l'Univers entier... le Suprême Brahman... la Suprême personne...
- Fixe sur Moi ton esprit... Mon oeil est long et immaculé comme le pétale du Lotus blanc...
J'ai la majesté d'un sombre nuage de pluie, la splendeur accumulée de mille soleils levants
- Fixe sur Moi ton esprit... Je suis un océan rempli de l'immortel nectar de l'amabilité
- Fixe ton esprit sur Moi... Mes 4 bras sont larges et forts... Mes vêtements d'un jaune doré... Je suis couronné d'un diadème, orné de boucles d'oreilles en forme de poissons, de colliers de perles, de bracelets d'or, d'anneaux au bras et bien plus encore...
-Fixe ton esprit sur Moi... Je suis un océan illimité de pardon, de gracieuse condescendance, de beauté, de douceur, de profondeur, de générosité, d'amour qui absout
Je suis le refuge pour tous et chacun, sans distinction
-Fixe ton regard sur Moi... je suis le Maître de tout..."
Dans un autre texte admirable que je tenais à retranscrire ici le Suprême Lui même se présente en décrivant les sentiments de celui qui le cherche :
" Mon fidèle m'aime tellement qu'il est incapable de supporter son âme... sinon en m'offrant une de ces choses qu'on se procure facilement... comme une feuille... regardant comme seul but le fait de pouvoir offrir...
Et Moi ...
Je consume cette offrande insignifiante comme si j'avais reçu un don infiniment précieux...
Ceux qui Me rendent un culte dans un amour intense, parce qu'ils ne peuvent supporter leur âme sans Me rendre ce culte et dont ce culte est le seul but
existent en Moi dans un bonheur entier
comme si leurs qualités égalaient les Miennes"...
admirable accès à l'équilibre entre un Dieu Transcendant.. et sa créature désormais bien réelle...
Ramanuja fera aussi l'éloge de la méditation.. forme de mémoire intuitive devenant moyen de délivrance...
" Le Soi n'est accessible ni par la récitation réfléchie du Véda... ni par un effort intellectuel... ni par l'audition de textes sacrés...
Mais celui là que le Soi élit...
celui-là seul peut l'atteindre...
le Soi lui révèle son intimité..."
Ainsi dévotion s'identifie à méditation et recueillement...
prévenue et accueillie par la Grâce Suprême l'âme au terme de sa recherche... entre en communion d'amour avec son Dieu...
en communion unitive et non en dissolution totale...
non ! ...la personne humaine n'est pas détruite à ce moment suprême...
La vision de Dieu apporte avec elle l'accomplissement de tous nos désirs, une connaissance répondant parfaitement à la nature de l'esprit...
L'Atma yoga est au service de l'Evolution de la conscience.
L'Atma Yoga est la voie de l'Etre, de l'Atman.
Cette Voie, ce yoga tire ses influences du Kriya yoga, du Raja yoga, du Bhakti yoga, du Jnana yoga, ainsi que des Evangiles, car ses principales préoccupations sont la conscience. L'Atma yoga est le point culminant des systèmes yogiques décrits dans les textes sanskrits, tels que la Bhagavad Gita, la Bhagavata Purana, le Shiva Samhita et les Upanishads, les yogas sutras.
L'essence de l'Atma yoga se trouve dans la conclusion philosophique védique d'Achintya-Bheda-Abheda Tattva, ou unité inconcevable et différence simultanée avec le suprême.
L'Atma yoga enseigne à l'individu qu'il ne doit pas s'identifier uniquement au corps-mental, car cela peut empêcher la nature originelle de l'âme ou le jivatma d'accomplir son objectif de vie. En essence le jivatma est de meme nature que le ParaBrahman, la Conscience Originelle.
Mais en tant que corps-mental, nous pouvons nous considérer comme les enfants de cette Source-Conscience infinie.
Derrière les apparences de ce monde existent d'autres réalités.
Au centre et a l'origine de tout cela se trouve une Conscience infinie.
Nous sommes les enfants de cette conscience infinie
qui est amour et miséricorde.
L'Atma Yoga, la voie de l'âme, invite au grand voyage dans la conscience du coeur. L'Atma Yoga est un processus de transformation qui touche tous les niveaux de l'existence : physique, énergétique, vital, mental, spirituel et divin.
Il crée une force dynamique pour réunir la conscience humaine limitée avec l’Atma, l’Âme. De par son origine l'être humain peut retrouver sa nature essentielle, l'Atma, en descendant dans la grotte du coeur (hridaya).
L'Atma yoga est axé sur les principes fondamentaux du yoga (satya, ahimsa) et l'accompagnement conduisant à une transmission.
L'Atma yoga,le yoga de l'être aussi appelé la voie de la Grâce, fut dispensé par de grands sages, Ramakrishna, Sivananda, Ma Anandamayi, Maa ....
Son but premier est l'éveil, non pas comme un aboutissement , mais comme une étape dans un immense processus évolutif de la conscience humaine.
Il part du fait que nous sommes l'Atman, mais L'ignorance, le voile de Maya, obscurcit notre nature divine.
Cette approche traditionnelle se base sur la transmission d'une sagesse, l'ouverture à la Grâce, et la réalisation de l'Atman.
L'Atma yoga nous invite à un voyage vers l'âme. L'Atma yoga met à notre disposition des outils d'évolution qui touchent tous les niveaux de l'existence :
Il favorise une transformation de l'individu pour réunir la conscience humaine limitée avec l’Atma, l’Âme, le Soi. De par son essence, l'Atma yoga est une voie intégrale pour atteindre la Conscience atmique.
Brahman est la conscience omniprésente indifférente qui inclut tout. L’atman est la conscience individuelle de l’homme, une composante de Brahman. Le but de ce yoga est de dépasser la conscience de séparation, pour se réunir avec Brahman.
"Tu demandes ce que c'est que le Brahman ? C'est ton propre Âtman qui est intérieur à tout !" (Brihad Âranyaka Upanishad III, 4-5).
Yoga de l'âme
Tous les yogas visent à l'union avec le Divin, mais nombreux sont les chemins et très diverses sont les étapes et pratiques. Ce yoga conduit à l'union avec l'âme ou le Soi. Il éveille la conscience au delà de l'âme individuelle. Il n'est pas fondé uniquement sur la base que l'âme est éternellement libre. Cette affirmation, qui est réelle en soi, est aussi insuffisante. Elle ne mène à rien au-delà d'elle-même. Ou si on l'utilisait comme seul point de départ, elle menerait à la conclusion que l'action et la création n'ont ni signification ni valeur, et donc la création aucun sens. Or s'il existe un Suprême, s'il n'est pas seulement une Conscience - Être pur et indifférencié, il est aussi le support de l'énergie dynamique de la création.
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L'Atma yoga vous donne la clef pour trouver la Vérité, la Joie, et pour découvrir la Conscience de l’univers. Il explique comment ouvrir la porte de l’inconscience afin que la lumière puisse y pénétrer pour la transformer.
La conscience d’être et la joie d’être sont l'origine.
Elles sont aussi les ultimes transcendances...
Ce qui rend si unique l'Atma-Yoga est qu'il intègre les pratiques de différents yogas en les faisant travailler ensemble.
Et son enseignement est individualisé, c'est à dire adapté à chaque personnalité.
L'éveil de la conscience atmique
L'Atma yoga est un yoga qui s'intéresse aux deux dimensions:
1) l'élévation de la conscience
2) la descente de la Grâce.
Car, pour l'Atma yogi, la question qui surgit est: quel éveil?
Et quelle conséquence pour l'être?
Et là, il faut l'humilité pour reconnaitre que le rôle du Guru est bien de clarifier à l'éveillé où il en est. Car parvenu à un éveil on a évidemment l'impression que tout est accompli.
Ce yoga est aussi appelé la voie de l'innocence, ou la petite voie, car l'âme est un plan de vérité et d'innocence, non "pollué" par le mental. Et qu'il est requis de redevenir tout simple pour se libérer de la pesanteur égotique.
"le Yoga que nous pratiquons n’est pas pour nous seuls, mais pour l’humanité" (Maa)
Son but n’est pas l’émancipation individuelle, bien que celle-ci soit une condition nécessaire, mais l'évolution, la spiritualisation et la libération de la conscience humaine. L'éveil ne se limite pas à la réalisation mystique, ni à la réalisation intellectuelle, mais à la réalisation de l'âme. Et la réalisation de l'âme implique les deux réalisations: Bhakti et Jnana, l'amour et la connaissance, pour naitre à la plénitude de l'Être (Sat), à la Vérité (Satya)
L'Atma Yoga nous permet de devenir conscient de ce que nous sommes, en tant qu’Être spirituel, en tant qu’Âme, au-delà du mental. L'Atma Yoga est difficile à saisir par l’intellect, mais réellement transformant lorsqu’on se donne le temps d’appliquer les pratiques.
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Au départ, une exigence, une condition totale: la soif de vérité.
"Il est necessaire de regarder, vraiment regarder, pour que se dissipe le rêve. Aucun effort difficile, rien à acquérir, si la passion est là. La passion de la Vérité" (Maa)
Six exercices spécifiques accompagnent la pratique de l'Atma Yoga:
- Smarana (Rappel)
- Dhyana (Méditation)
- Viveka (Discernement)
- Vairagya (Détachement)
- Satsang (Rencontre)
- Seva (Service)
Le but ultime de tout chercheur spirituel est la communion/union totale avec Dieu. Cet état suppose un éclatement de la conscience appelé Samadhi. L'Union avec Dieu se fait par l'éveil à la conscience atmique (l'âme).
En Inde, il est distingué différents niveaux d’expérience de l’état de Samadhi selon la profondeur avec laquelle l’être humain entre dans l’essence ultime des choses : le Suprême Absolu.
Ainsi ce qui est communément appelé "Eveil" traduit 3 types d'expériences. L'Atma yoga vise à la réalisation de ces 3 états d'éveil.
Ainsi, Nirodha Samadhi désigne l’extase divine qui apparaît par la suspension des fluctuations mentales.
On mentionne aussi le Bhava Samadhi : état supraconscient, obtenu par une manifestation extrêmement intense de l’Amour Divin.
Bheda Samadhi jaillit de la conscientisation de l’irréalité de ce monde phénoménal. La réalisation de ces trois samadhis est appelé l'Atma Samadhi.
"Vous pouvez alors vous demander comment le Guru peut-il vous aider. La Vérité étant votre nature véritable, elle n'a pas à être obtenue d'ailleurs, mais les obstacles sur le chemin doivent être retirés, voila où le Guru est necessaire". (Krishna Menon/Atmananda)
On voit l'Atma Yoga dans la Bhagavad Gita et les Evangiles. Transmission en intimité à un ou quelques disciples très proches.
L'Atma yoga est la voie de la transmission entre un mitre et son disciple.
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Le premier pas est d’avoir une aspiration puissante.
Le deuxieme est d'avoir un mental tranquille
Le mental tranquille, est une conscience mentale qui voit les pensées venir à elle et se mouvoir, mais qui, elle-même, ne sent pas qu’elle pense, ne s’identifie pas avec les pensées et ne les appelle pas siennes. Des pensées peuvent traverser le mental, comme des voitures qui passent sur la route, venus d’ailleurs, et passent à travers une contrée silencieuse ; le mental les observe, ou ne prend pas la peine de les observer, mais dans l’un et l’autre cas, il ne devient pas actif et ne perd pas sa tranquillité. De cette tranquillité apparait le silence. Dans le silence l'âme se révèle.
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ATMA
1. Pensées et émotions appartiennent au mental et non pas à moi. Naissance, croissance, vieillesse et mort appartiennent au corps et non pas à moi.
2. Je ne suis pas ce corps. Je n’ai pas de corps. Je ne suis pas le mental. Je ne suis ni agissant ni jouissant car je suis pure et immuable conscience.
4. Ce qui « brille » comme félicité quand un désir est satisfait ou dans le sommeil profond, voilà ce que je suis, c’est cela l’âtmâ, pure béatitude.
5. Le monde tout entier resplendit par ma propre lumière en dehors de laquelle il n’y a absolument rien. Je suis en permanence ce qui éclaire la perception de la manifestation universelle.
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Atmā ou ātman: le soi ("self" en anglais), par essence immuable et pur, divin et dépourvu de qualités, auquel cependant on a tendance à attribuer celle de bonté. Bien qu'on traduise le mot par self, l'ātmā n'appartient pas à la personne, puisqu'elle est au delà de la personne.
L'ātmā (ou âme) est selon le Bhagavad Gītā la seule existence permanente, par opposition à l'ahamkāra (l'ego) qui est l'existence subjective de la personne. Lorsqu'elle s'incarne l'ātmā devient jiva.
Le monde entier aspire à la liberté, et pourtant chaque humain s'accroche à ses chaînes.
Tel est le premier paradoxe et l’inextricable nœud de notre nature.
Devenir soi-même est la seule chose à faire; mais le vrai soi-même est celui qui est au-dedans de nous, et dépasser notre moi extérieur corporel, et mental est la condition pour que cet être le plus haut, qui est notre être véritable et divin, se révèle lui-même et devienne actif.
L'Atma-yoga est concerné par la descente du Divin dans la nature humaine ordinaire afin de la transformer.Tel est tout le secret de la sâdhanâ dans ce yoga. Le sâdhak doit apprendre à rester tranquille et silencieux, mais plein d’une aspiration forte et calme, ouvert, consentant, réceptif à la force unique. Avec cette puissante aspiration, il devra affiner son discernement, pour agir avec justesse. Il n’a pas besoin de faire des choses difficiles par un effort personnel intense, mais laisser faire dans la conscience consacrée à la quête de la Vérité. Tous les autres yogas ou disciplines spirituelles envisagent une ascension de la conscience, sa sublimation, sa fusion et sa dissolution finales en Lui. Mais il y a beaucoup de niveaux de consciences divines. Et toute expérience illuminative n'est qu'une étape sur le chemin, non pas l'aboutissement! L'Atma yoga est consacré à la réalisation de la conscience même du Divin, avec sa Shakti. Car c'est elle qui œuvre directement pour la transformation évolutive de la conscience. Je n’ai pas dessein ici d’entrer dans les détails quant aux moyens exacts de ces processus. Cela se partage dans l'intimité des coeurs. Mais il se produit vraiment une descente réelle : la Lumière divine pénètre d’abord dans le mental et commence là son travail de purification. Bien que ce soit toujours le cœur qui reconnaisse le premier la réalité de l’essence divine, le mental va donner son assentiment à l'action divine. Le mental, reçoit plus fortement les radiations qui descendent, mais il peut se leurrer et confondre l'astral avec le divin. Du mental, la Lumière filtre dans les régions plus denses des émotions, des désirs, de l’activité de la vie et du dynamisme vital — finalement elle descend dans la matière grossière du corps physique, qui lui aussi va être illuminé. Le Divin par ce que l'on appelle la grâce, bâtit lentement mais sûrement l’édifice aux multiples étages qui sont la nature et la vie humaines dans le moule de la divine vérité. Mais cela ne peut être considéré de près que lorsqu’on est déjà bien engagé dans le sentier et qu’on a réalisé les premiers éléments essentiels d’une sadhana. La réalisation sur la terre d’une vie spirituelle ou divine est par-dessus tout un acte de beauté, une œuvre d’art ; car du point de vue des réalités essentielles etintérieures il apparaîtrait que la spiritualité, est l’art le plus haut: celui qui révèle la beauté suprème.
Tel est le but de l'Atma Yoga, telle est la Voie.
Conversation au cours d'un Satsang
Comment méditer ?
En se posant en solitude, puis en faisant le calme dans le mental. Il n'y a pas que le Divin en soi, il y a aussi un océan infini de paix, de joie, de lumière au-dessus de la tête. Le "couvercle d'or" hiranmaya pâtram, sépare le mental de ce qui est au-dessus du mental. Quand on brise ce couvercle , ces choses peuvent descendre. Mais pour cela, le calme est indispensable. Bien sûr, il y a des gens qui peuvent les obtenir avant d'avoir établi le calme, mais c'est très difficile.
Est-ce qu'il y a aussi un voile sur le coeur ?
Oui, le voile ou le mur de l'être vital, avec sa conscience de surface et ses troubles émotionnels. Il faut percer au travers et arriver à la région située derrière le coeur. Chez certains, la Force agit derrière le voile. Elle continue à construire où à détruire tout ce qui est nécessaire, jusqu'au jour où le voile tombe et où l'on se retrouve vivant dans l'Infini.
La Force agit-elle constamment, même quand il n'y a pas d'aspiration dans l'être ?
Oui, chez ceux qui ont un grand besoin intérieur. La Force agit derrière le voile.
Comment obtenir cette paix, cette joie, cette lumière, ce pouvoir.
Le secret est de le vouloir et de ne vouloir rien d'autre. C'est difficile, n'est-ce pas ? Alors, il vous faut attendre. Le yoga exige de la patience et determination.
"Satya (vérité) est le nom de Dieu, le plus juste"
"La poursuite incessante de la Vérité est le chemin qui mène à Dieu."
(Gandhi)
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L'Atma yoga n’a qu’un but et ne dévie jamais : révéler la vraie nature de l’être. Unir les deux dimensions de l'éveil et acceder à la plénitude de la Vérité. Et cela implique de regarder toutes les projections pour ce qu’elles sont, sans concession et sans nuances.
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La vérité ne peut surgir des flatteries de l'ego
Mais cela jamais l'ego ne le reconnaitra.
Alors l'illusion se poursuivra...
avec les commerçants du rêve!
"Le bien est Vérité et la Vérité est vie. C’est par la recherche de la Vérité que l’homme est capable de s’élever. La Vérité est ce qui reste quand on a ôté tout nom et toute forme. Celui qui cherche la Vérité ne doit pas se laisser dominer par quoi que ce soit. Recourir à la force ne donne rien: force n’est pas Vérité. L’étude des écritures et des textes peut aider à saisir la Vérité. Lorsque erreurs et illusions seront détruites la Vérité éclatera. Nous sommes Cela, la Vérité éternelle. Dieu et la Vérité ne font qu'un.
La quête de la Vérité devrait déterminer toute l’orientation de la vie humaine.
Tous les chercheurs de la Vérité devront passer la porte de la Vérité. La vie de l'homme doit être orientée vers la réalisation de la Vérité. Si quelqu'un veut trouver la Vérité, il doit la voir dans chaque chose là où Elle est.
C’est en se tenant rigoureusement à la Vérité que l’on trouve Dieu.
Lorsqu' un homme est résolu à suivre la Vérité, cela porte des fruits: décidez de suivre la Vérité ! Tout ce qu’on affirme est Vérité du point de vue où l’on se place. Dieu est Vérité, Connaissance, Beauté. Là où il y a souffrance, la Vérité viendra elle-même sauver la Vérité. Dieu est la seule vérité. Beaucoup de chemins mènent à la Vérité mais Elle-même est Une et ne connaît aucune distinction. Pour pouvoir avancer vers l’immortalité, l’homme doit chercher la Vérité. Le chemin de la Vérité est ouvert à l’homme. La Vérité a pour base la religion et c’est la vraie vie. L’acharnement à trouver la Vérité conduira inévitablement à la révéler. Que la Vérité soit notre refuge car Dieu est Vérité. Là où la quête de la Vérité est authentique, il ne peut y avoir d’échec. Chacun de nous doit lutter pour la révélation de la Vérité éternelle. Celui qui est dans la quête de la Vérité est la Vérité elle-même. La Vérité est au-delà des mots et ne donne prise à aucune explication. Chaque révélation de la Vérité est un événement unique: il n'y en a pas une qui puisse être comparée à l’autre. Quand on aura atteint le but de la vie, il sera évident pour tout le monde que Dieu et la Vérité ne font qu'un, et que tous les chemins conduisent à la même porte."
«La prochaine étape de l’évolution humaine a commencé avec la venue de l’Adi Shanti.»
« Toute âme est en puissance divine. Notre but est de manifester le divin qui est en nous en contrôlant la nature extérieure et intérieure.
Parvenons-y par le travail, par la maîtrise de l’esprit ou par la philosophie, par l’une de ces voies ou par toutes, et soyons libres.
C’est là toute la religion. Les doctrines, les dogmes, les rites, les livres, les temples et les formes ne sont que des détails secondaires.»
(Swami Vivekananda)
1. Adi Shanti, la paix originelle
Tordu de douleurs, tombé au sol sur le carrelage de la chambre, j’étais incapable de parler, le cerveau dans un état de panique. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi.
J’essayais de ramper jusqu’à la porte, mais elle semblait si loin ! J’avais mal, très mal, dans tout mon corps.
Puis j’entendis une voix qui murmurait à mes côtés. Je ne comprenais rien de ce qu’elle disait. Cela ressemblait à une longue litanie. Il me semblait alors qu’un homme âgé tenait ma main, enfin, je n’en n’étais pas trop sûr. Cependant, dans une sorte de brouillard, j’ai vu des yeux noirs et brillants qui me regardaient... Profondément... Puis j’ai dû m’endormir car je ne me suis souvenu de rien d’autre.
Quand je repris conscience, les douleurs avaient disparu, tout semblait aller bien. Quelques heures plus tard, le médecin m’apprit que cette crise aurait pu m’être fatale.
Mais il ne comprenait pas comment « cela » avait pu disparaître... tout seul… Cette expérience m’est arrivée dans une chambre d’hôpital en Inde, à Calcutta.
Ce fut ma première rencontre avec Sri Manoharan.
On peut dire que tout commença par la décision d’aller en Inde. Pourquoi avoir choisi Calcutta ? Ce ne fut pas vraiment un choix délibéré. Il y avait tout simplement des vols à bon prix pour cette destination.
Calcutta est situé au nord-est de l’Inde, dans la région du Bengale, arrosée par le delta commun du Gange et du Brahmapoutre. C’est une région riche essentiellement agricole qui est une véritable pépinière de sagesse. De prime abord,
Calcutta me sembla un immense bidonville terrifiant. J’eus l’impression d’arriver sur une autre planète. Je me demandais bien ce que je faisais là. Est-ce que je cherchais la sagesse ou bien est-ce que je fuyais mon mal-être ? En tout cas, je cherchais un sens à ma vie.
Enfin, c’est là, à Calcutta, que je l’ai trouvé. J’ai découvert le Shanti Marga. Ou peut-être le Shanti Marga m’a t-il appelé ?
Quand j’y repense, il me semble distinguer une logique
d’enchaînement des évènements comme si les décisions que je prenais dessinaient un chemin qui semblait être déjà écrit. Et pourtant, je le sais, tout aurait pu être autrement, mais cela se déroula ainsi, tel que je vais le raconter.
J’avais pratiqué le Hatha Yoga en France. Quelques romans mystiques avaient vivement éveillé ma curiosité. J’avais donc décidé d’aller voir des yogis, à la source, imaginant, bien sûr, rencontrer quelque sublime ermite méditant au fin fond de l’Himalaya, qui me ferait découvrir des secrets cachés... J’étais jeune, et très naïf.
Rien ne se passa ainsi.
Avec quelques adresses d’ashrams en poche, je voulais monter rapidement au nord du pays, dans les montagnes. Je ne désirais pas rester à Calcutta. A la descente de l’avion, je me rendis à la gare Howrah Station, un très beau bâtiment de style victorien pour acheter un billet de train. Ce fut la première expérience initiatique.
Et un premier choc ! Imaginez une gare immense, avec des mendiants, des estropiés, étendus sur le sol, des marchands qui vendaient de tout, et une foule dense et bruyante qui s’agitait en tous sens. Imaginez ces magnifiques et énormes locomotives à vapeur, toutes noires, l’odeur de charbon mélangée aux parfums d’épices et de friture qui émanaient des petites échoppes situées à chaque coin et recoin de la gare.
Deuxième choc : après avoir trouvé le formulaire à remplir pour obtenir le billet voulu, je cherchai le guichet adéquat pour acheter mon billet pendant plus d’une heure. Puis, après une bonne demi-heure d’attente dans une queue interminable, me faisant voler mon tour plusieurs fois par des indiens peu disciplinés, j’arrive au guichet et à ce moment là le préposé se lève pour aller boire son thé un peu à l’écart. Vingt minutes plus tard, il revient, et d’une voix indifférente m’apprend que je n’étais pas au bon guichet ! Là, j’ai eu envie de hurler, de quitter la gare, et de fuir l’Inde. Mais, j’avais décidé de partir dans l’Himalaya, à Darjeeling, il me fallait un billet. Encore une demi-heure de queue, au guichet adéquat cette fois-ci. J’avais demandé confirmation plusieurs fois. Et l’on m’annonce alors que le train que je souhaitais prendre ce soir-là était complet. Il y en avait un autre, mais dans trois jours seulement. J’ai failli « craquer ». Je ne savais pas à ce moment-là, qu’avec un « bakchich », une place aurait pu être trouvée.
Que faire ? Déçu, je m’écarte du guichet, pour réfléchir… Je décide alors de prendre un billet de première classe, pour constater amèrement que le guichet des premières classes était fermé. Fatigué et découragé, je suis sorti de la gare, abandonnant le projet d’acheter un billet de train ce jour-là.
Une profonde perplexité m’envahit soudain. Qu’est-ce que j’étais venu faire en Inde ? J’avais soudainement envie de silence, de solitude. Toute cette foule, ce bruit, cette agitation continuelle de la ville, je n’étais pas venu pour ça. Je décidai alors de chercher une chambre d’hôtel pour me reposer. Avant de chercher un taxi, mon regard fut attiré par un vieil homme décharné qui vendait quelques livres et images pieuses posées sur un tissu au sol devant lui. Je regardai un moment avec fascination toutes ces bricoles, puis décidai finalement de lui acheter un petit livre intitulé « Shanti Marga ». Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ce choix. En tout cas, je n’aurais jamais pu imaginer jusqu’où cela me mènerait.
extrait du livre: "le pouvoir des décisions" chez L'Originel-Antoni
Il arrive dans la vie, des moments où se concentrent des choix essentiels.
Des moments où le feu de notre âme nous rappelle à l’action juste.
Il est maintenant ce moment où nous sommes invités, à la faveur d’une mystérieuse conjonction, à quitter le port et reprendre la mer, à partir vers l’inconnu.
Il est maintenant ce moment où nous pouvons oser chercher ce que nous sommes en vérité.
Cette aventure est d’autant plus impérative que les formes nouvelles du spirituel restent enfermées dans des recherches de « toujours plus », qui ne sont que le désir d'un super-ego, avec toujours un manque essentiel.
Il s’agit de démystifier la quête essentielle. Il s'agit de se libérer de la fascination pour les magies de puissance. Il s'agit de ne plus se laisser hypnotiser par l'appel du merveilleux.
Il s'agit de voir tous ces pièges qui droguent les consciences humaines, maintenant le chercheur spirituel dans un infantilisme sclérosant.
Les temps ne sont plus à l'adoration des héros, des demi-dieux, des maîtres, ni à la recherche de quelques secrets cachés, mais à la reconnaissance de notre liberté spirituelle souveraine, à l’aventure libre enfin de la conscience et de la joie.
L’éveil à notre liberté essentielle apparaît comme un but de la vie spirituelle. Cet éveil donne le sentiment d’être soudain. Cependant les événements qui y conduisent sont progressifs. Y aurait-il un processus décelable ?
(extrait du livre : Tout est Un)
*
Que signifie ce terme "Non dualité, ou Advaita ?"
Mais avant cela, que signifie "la dualité" ?
C’est la tendance de l‘homme à créer dans son esprit une autre réalité que La Réalité. Il crée en permanence un autre monde dans lequel il justifie tout et surtout il nie ce qui ne lui convient pas ! L’homme se met alors à penser le monde plutot que de le voir de façon directe. Ce mécanisme est mis en place par le mental.
La discipline transmise par l’Advaita Vedānta mène à se libérer de cette illusion...
De nos jours la non-dualité est surtout connue en Occident par l’influence de Ramana maharshi, qui est associé à la Non-dualité de Shankara, l’Advaita vedanta.
Or il existe en Inde, et ailleurs, de nombreux maitres qui exposent une perspective non-duelle avec un regard légèrement diffèrent de celui de Shankara. C’est entre autres celui de l’Atma yoga.
Cette voie n‘est pas originale, mais elle est un peu oubliée de nos jours en Occident. Pourtant cette voie est très connue en Inde mais aussi dans le christianisme oriental.
En Inde, déjà Ramanuja au XIII ème siècle présentait une voie non-duelle plus universelle ou plus « englobante » que ne le faisait Shankara... Puisqu'il incluait le temporel, la relation, le Coeur.
L’Advaita ( Non-dualité ou monisme) commence à devenir connu en Occident par un courant appelé neo-advaita. Ce mouvement de pensée apporte un regard nouveau sur la voie spirituelle, mais se borne trop à une simple déstructuration des croyances. Il dénature toute la richesse et la puissance de l’Advaita traditionnel qui est considéré comme l’aboutissement de la philosophie indienne dont l’origine se trouve dans le Rig-Veda : « la vérité est une bien que les sages la voient sous de multiples formes ». Ce petit livre rassemble des courts passages, issus d’entretiens sur l’Atma yoga : la voie de l’âme, qui vient de l'école du Vishistadvaita, la non-dualité qualifiée, que transmirent aussi Sri Ramakrishna, Swami Vivekananda, Ma Anandamayi, Sri Aurobindo…
Une Non-dualité ne niant pas le Relatif, le moi, la personne et donc la Relation. Mère, Maa, m’initia et m’accompagna avec patience sur cette voie d’éveil, pendant 18 ans. Ce parcours de vie se poursuit, encore aujourd’hui, non plus avec des paroles ou des lettres, mais de façon plus subtile…
La vie me fit rencontrer Mère, Maa. C’était en Inde dans un tout petit ashram traditionnel de l’Orissa. J’étais très jeune, mais cependant très exigeant dans ma recherche de vérité. La sagesse de cette femme, ses pouvoirs, qu’elle cachait la plupart du temps, et sa simplicité me confortèrent très vite dans l’évidence que j’étais en présence d’un vrai maitre spirituel.
Le mot Kundalini désigne l’énergie subtile lovée à la base de la colonne vertébrale. Les Hindous lui donnent le nom de Shakti et voient en elle la véritable source de l’énergie universelle. Cette fantastique énergie, est souvent représentée sous la forme d'un serpent.
Le yoga de la Force ascendante
Le processus d’éveil de cette force nous est fournie par le yoga, et plus particulièrement du hatha yoga. Hatha en sanscrit est composé de deux mots, ha et tha, signifiant le soleil et la lune. Ces deux astres sont ici utilisés symboliquement pour représenter les deux courants nerveux circulant du côté droit et du côté gauche de la colonne vertébrale, à l’intérieur des deux nadis ou canaux subtils de pingala et ida. Le premier, masculin, créateur, est rouge et brille comme le soleil ; le second, féminin, réceptif, est jaune et diffuse une lumière semblable à celle de la lune. Leur fonction est d’assurer la circulation du prana (« souffle inspiré » ; fluide cosmique ou supracosmique) dans le corps. Quant à la nadi centrale autour de laquelle s’entrelacent les deux autres à la façon des deux serpents du caducée, elle porte le nom de sushumna. Pingala et ida se croisent six fois sur la sushumna et chacun de ces points de rencontre est appelé « chakra ». il existe aussi un septième chakra, relié à la pinéale). Ces « roues de feu » sont localisées respectivement à la hauteur du sacrum, du nombril, du plexus solaire, du cœur, de la gorge, du front, et au sommet du crâne. Elles tournent plus ou moins vite mais toutes dans le même sens .
La véritable fonction d’Ida et de Pingala est de conduire jusqu’à la base de l’épine dorsale les différentes énergies libérées par la maîtrise du souffle, afin d’ « exciter » la force de Kundalini qui gît là, à moitié inconsciente (les textes la représentent comme endormie au fond d’une caverne où brûle un feu à demi éteint ; l’essentiel des pratiques yoguiques consiste à souffler sur ce feu afin de le raviver). Sortant de sa léthargie, la Kundalini « se dresse en sifflant » et commence son ascension à travers la sushumna; au cours de sa montée, elle traverse les différents chakras qu’elle rencontre sur son chemin et s’unit finalement au sommet de la tête à l’Esprit universel.
Le yoga de la Force descendante
Sri Aurobindo considérait que l’humanité était entrée dans une nouvelle phase de mutation, qui impliquait de nouveaux processus. Selon lui, l’ouverture des chakras, qui détermine la spiritualisation de l’homme, peut maintenant s’opérer à notre époque pas seulement de bas en haut (yoga de la Force ascendante) mais de haut en bas (yoga de la Force descendante).
Une fois « réveillée », la force de Shiva, située au-dessus de la tête, pénètre dans le système humain par la pinéale, et descend dans le canal central de la moelle épinière (sushumna) puis traverse, lentement et doucement, les différents chakras pour s’unir finalement avec la Mère divine, la Kundalini-Shakti, qui s’élève du bas de la colonne vertébrale à sa rencontre.
L’un des avantages de cette méthode est que les centres énergétiques situés dans le bassin, vitaux et subconscients, ne s’ouvrent qu’en dernier (à l’inverse du processus tantrique), évitant ainsi au candidat d’être confronté trop rapidement avec les forces chaotiques de la Nature (c’est la raison pour laquelle les yogas traditionnels exigent absolument la présence d’un Maître protecteur, pour éviter à l’adepte de sombrer dans la folie ).
Le but du processus présenté par Sri Aurobindo et poursuivi par l'Atma yoga n’est de seulement « monter » pour parvenir à la libération de la conscience hors de la matière, mais aussi de «descendre» pour transformer la Vie et la Matière (spiritualisation de la Nature).
J.Krishnamurti, (1895-1986), fut un homme libre, un philosophe révolutionnaire, un éducateur, un éveilleur des consciences.
Son action était fondée sur la conviction qu'un changement dans la société ne pouvait émerger que d'un bouleversement radical dans l'individu, puisque la société
est le produit des actions réciproques de ses membres.
Il fonda plusieurs écoles-communautés, en Inde, en Angleterre et aux Etats-Unis; où adultes et étudiants vivent et apprennent ensemble non seulement sur un plan
académique, mais aussi et surtout dans le miroir de la relation.
Cette redéfinition de l'école, amenant un nouvel éclairage sur le rôle de l’éducateur. “C’est l’éducateur qu’il faut éduquer” répétait-il.
Quelques idées essentielles:
« L’épanouissement est quelque chose de vraiment important, sinon l’éducation devient simplement un processus mécanique orienté vers une carrière, une
profession. Dans la société telle qu’elle existe actuellement il est inévitable de se préoccuper de carrière et de profession, mais si nous leur consacrons tous nos efforts, alors la liberté de
s’épanouir s’étiolera peu à peu. Nous avons accordé bien trop d’importance aux examens et aux diplômes. Ce n’est pas là le but essentiel pour lequel ces écoles ont été fondées, ce qui ne veut pas
dire que le niveau scolaire des élèves y sera moins bon. Au contraire, l’épanouissement du professeur et de l’élève, la carrière et la profession prendront leur juste place. »
« Une école doit être un lieu où l’enseignant et l’enseigné explorent non seulement le monde extérieur, le monde du savoir, mais aussi leur propre pensée, leur
propre comportement. »
Ne pourrait-on envisager de telles écoles aussi pour les adultes, qui cherchent à mieux se connaitre?
Des lieux de rencontre et de découverte de soi, dans la pratique de l'écoute intérieure et dans le miroir de la relation.
C'est mon rêve, que j'ai essayé de réaliser en créant les Maisons de Paix et l'Institut de Formations transpersonnelles.
L'Atma yoga est la voie de l'Etre, l'Atman, une voie au service de l'Evolution de la conscience. Elle nous invite à écouter dans les profondeurs du coeur, et à répondre à l'Appel du Grand Silence. Et cette réponse sera l'engagement de tout l'être dans le processus évolutif. Cette voie n'est tracée que de confiance et d'amour. Ce qu'il nous faut c'est accueillir La Présence divine, se livrer à sa Grace. Puis devenir son pur instrument.
Je suis le petit enfant de La Mère. Seule la relation d’amour et de vérité, et non de savoir ou de pouvoir, m’attire. Je suis ainsi et pourtant je suis tout autre... tel un miroir qui reflète ce qui est... L'univers entier vient de la Mère, parce qu'elle est la Mère Universelle. Le monde entier se souvient d'elle parce qu'elle est la Mère du monde. Parmi tout, je me souviens d'elle parce qu'elle m'a nourri et se souvient de moi. Elle est en moi et responsable de mon devenir, car je suis en Elle.
LA VOIE DE JESUS
*
"Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent"
*
"«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»
*
«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.»
*
"Convertissez-vous, changez totalement d'attitude, car le royaume des cieux est proche."
"Satyam Ritam, tout l'Atma yoga
se trouve dans ces deux mots."
« Je ne suis pas venu pour accomplir des miracles, mais pour accompagner mes enfants sur le chemin de l'Atma yoga » (Maa)
"Ce que je vous donne est l'Atma yoga, pas le Bhakti yoga avec les bhajans et tout ça."(Nisargadatta Maharaj)
"Je vais te révéler la connaissance de l'Atma ainsi que l’illumination, de sorte que, quand on la connaît, il n’est rien qui reste à connaître. (Bhagavad Gita 7.02)
"Les sages accordent une grande importance à l'Abandon à Dieu, et assurent que par cela Il se révèlera à vous: c'est la voie de l'Atma yoga." (Swami Sivananda)
"l'Atma yoga, c'est la voie sublime" (Satya Sai Baba)
"Après avoir réalisé le but de l'Atma yoga, le sage continue à pratiquer la méditation, non pas pour lui-même, mais pour le bénéfice de l'humanité... et l'ultime méditation c'est quand la conscience de l'Atma est présente naturellement." (Swami Gnanananda)
"Le vrai Yoga, est vraiment l'Atma-Yoga, la relation avec le maitre." (Durgadas)
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"JE SUIS VENU RAPPELER CE QUI A ETE OUBLIÉ : L'AMOUR DIVIN."
"Le grand moyen d’entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c’est de se livrer a notre bon Dieu... Mais qu’est-ce que « se livrer »? ... Se livrer, c’est plus que se dévouer, c’est plus que se donner, c’est même quelque chose de plus que s’abandonner à Dieu. Se livrer enfin, c’est mourir à tout et a soi-même, ne plus s’occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu." (Thérèse Couderc)
« Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. Et entre les deux, ma vie s'écoule » (Nisargadatta)
"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur et d'écouter de coeur à coeur. C'est la meilleure forme d'Upadesha" (R.Maharshi)
"Celui qui s'engage dans l'Atma yoga doit commencer par la purification du mental" (Ramanuja)
"“La connaissance conduit à l'unité comme l'ignorance mène à la diversité.” (Ramakrishna)
"Maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. " Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon ami et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. (Krishna)
*
Derrière les apparences de ce monde existent d'autres réalités.
A la source de tout cela se trouve une conscience infinie.
Nous sommes les enfants de cette conscience infinie qui est amour miséricordieux
Livres
"Celui qui sait que l’univers est identique au Soi et qui considère le monde entier comme étant le jeu du Divin, celui-là étant toujours uni à la Conscience universelle, est sans aucun doute, libéré dans cette vie même." (Spandakârikâ, Nisyanda)
"La Libération n’est possible, que parce que fondamentalement,samsâra et nirvâna sont Un."
Quand l'ego s'efface, toutes les difficultés cessent.
L'ego n'est qu'un vétement. Toute vie est Une - et c'est toi-même.
C'est l'engagement qui est important, et non la prétendue qualité du chemin.
Râmakrishna dit : En ajoutant des zéros, on peut élever le chiffre « un » à n’importe quelle valeur – mais ces mêmes zéros ne vaudront rien par eux-mêmes si ce chiffre « un » est omis. De même, aussi longtemps que l’âme individuelle n’est pas unie à Dieu, elle n’a aucune valeur, car toutes les choses d’ici-bas n’en prennent que dans la mesure où elles sont en contact avec Dieu. Dieu seul, au-delà de ce monde, est la personnalité qui peut conférer de la valeur. Le jîva gagne donc tant qu’il travaille pour le Seigneur et s’attache à Lui. Si, au contraire, il laisse Dieu de côté, tout en travaillant avec succès pour sa propre gloire – il n’en retirera rien.