Mère divine
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La voie de la Grâce implique
de se reconnaitre enfant de la Mère divine
la voie intégrale
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La voie de la Grâce implique
de se reconnaitre enfant de la Mère divine
Le Shuddhadvaita (non-dualité pure) est l'une des écoles du Vedanta qui appartient à la tradition non-duelle connue sous le terme sanskrit āstika. Celle-ci a été établie par le sage Vallabha vers le xve siècle de notre ère.
Dans cette perspective métaphysique, la vérité de ce monde n'est pas le Brahman voilé par la Mâyâ. Mais c'est le Brahman pur et seulement le Brahman pur qui est l'Effet et la Cause de ce Monde (la Création est le Jeu de Dieu). Brahman et Maya sont Un.
Le Shuddhadvaita pense le Tout comme étant une substance unique ; ce monisme absolu, ou non-dualisme, voit l'égalité dans l'essence du Soi individuel, l'âme/âtman avec le Soi suprême, Dieu. Il n'y a aucune différence réelle entre les deux (de même qu'il n'y a pas de différences fondamentales entre les étincelles et le feu). Vallabha comprend Dieu comme le Tout et l'individu comme la partie (alors qu'Adi Shankara voit le Brahman comme le Tout unique et l'individu comme une perception phénoménologique irréelle.
L'âme individuelle (âtman) n'est pas l'Être de la Conscience suprême en félicité (Sat-cit-ananda, IAST: Saccidānanda) assombrie par la force de maya, mais est le Brahman, dont l'essence infinie est rendue imperceptible. L'âme est autant personne d'action qu'un jouisseur.
Contrairement à l'Advaita Vedanta, le monde de la Mâyâ n'est pas considéré comme irréel, puisque la Mâyâ n'est rien d'autre qu'une puissance d' Ishvara (Être/Seigneur suprême). Il est non seulement le Créateur de l'Univers, mais est l'Univers lui-même. Vallabha cite la Brihadaranyaka Upanishad, selon laquelle le Brahman est devenu la multitude d'âmes individuelles et le Monde. Bien que l'on ne connaisse pas le Brahman, on le voit de par le Monde, dans la Création.
La Bhakti (dévotion désintéressée) est la signification et le moyen principal de Salut, quoique la Connaissance (Jnana) soit aussi utile. Les karmas/actes précèdent la connaissance du Suprême et sont présents même quand cette connaissance est gagnée. Le Libéré exécute tous les karmas. Le but le plus haut n'est pas la Mukti ou Délivrance (des réincarnations), mais plutôt le service éternel envers Krishna et la participation à Ses activités dans Sa demeure divine de Vrindavan. Vallabha distingue la Conscience transcendante du Brahman en tant que Purushottama. Vallabha insiste sur une vie d'Amour sans partage et de dévotion envers Dieu.
Les adeptes de Vallabha (appartenant au Pushti Marg, la voie de la Grâce) maintiennent que si l'on veut obtenir le Moksha (Délivrance) et le Bonheur donné par Krishna, le meilleur chemin est la Bhakti. Dans le Kali Yuga, on estime que les formes de Bhakti mentionné dans les textes sacrés sont presque impossibles à pratiquer, donc les adeptes de Vallabhacharya recommandent la pushti bhakti (le Dévotion gracieuse), qui est une fin en elle-même, n'étant pas une fin donnant la Moksha, la Joie et l'Unité avec le Seigneur Krishna. Cela illustre que l'unité avec Shrî Krishna peut être réalisé simplement en ayant la foi fervente et authentique, et l'amour pour le Seigneur et la récitation du mantra sacré Brahmasambandha (shrî Krishna sharanam mama).
Le bhakta véritable est celui ou celle qui donne son tout, corps et âme, à la cause de Dieu, Cause de Tout. La Bhakti du dévot qui adore Dieu, ne se réalise non pas pour une quelconque récompense, future ou présente, mais pour lui, Dieu en tant que tel. Un tel dévot va auprès de Krishna après la fin de son corps et vit dans le bonheur éternel, jouissant du Jeu du Seigneur. Ainsi, par la Grâce de Dieu seul, on peut obtenir la sortie de l'esclavage et atteindre le Ciel de Krishna.
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Etonnamment, c'est en Inde que j'ai rencontré Jésus. Il est vrai qu'une tradition ou une légende raconte qu'il serait passé à Puri, Jagannath Puri. C'est là où vivait Maa.
Évangile de Jésus Christ
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »
Oui il faut quitter les attachements à la terre. Attachements matériels, sensoriels, relationnels et aussi dogmatiques, pour éprouver notre liberté essentielle, liberté originelle, liberté divine.
Le but réel du yoga est la victoire sur la mort. Accomplit dans toute sa plénitude, il permet en une seule vie de sortir du cycle des morts successives sans fin du samsara.
Le yoga est pour tous ceux qui en ont assez de vivre dans l'insatisfaction, et qui s'engagent dans cette pratique de libération des mémoires egotiques pour réaliser l'état d'unité fondamentale.
Tous les jours, le yogi annonce: Mrityorma amritam gamaya :
"conduis-moi de la mort ( mrityor) à l’immortalité( amritam), à la conscience du Soi qui suprème."
Et cela est possible quand le disciple yogi se donne totalement à sa discipline.
Le yoga n'est pas une activité de mieux-être, ni de développement personnel. C'est véritablement un processus de purification, d'évolution et de transformation radicale de la nature humaine.
"La mémoire ayant été purifiée, comme vidée de sa substance, l'état d'unité sans raisonnement
ne considère alors que l'objet lui-meme, libre des commentaires mentaux." (yoga sutra)
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"Le nec plus ultra de la grandeur spirituelle consiste à paraître absolument ordinaire et naturel" (Vijayananda)
Le chemin de l’humilité n’est certainement pas le plus difficile. Car il est tout simple en effet. Comme le dit St Paul: "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes."
Chercher à marcher dans l’humilité, c’est permettre à Dieu de déverser sa grâce dans nos vies ; c’est mettre nos vies à sa disposition pour qu’il puisse agir en nous comme bon lui semble, pour sa gloire.
"Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie." (Psaume 25)
L'humilité est le secret de toute vraie élévation.
Elle est un trait de caractère, fondamental qui permet à la foi de grandir, et qui permet de toujours agir avec considération pour autrui.
"Celui qui ne se voit pas lui-même n’arrête pas de parler des autres. Il passe son temps à repérer et à mépriser en autrui des fautes et des faiblesses qui sont en fait camouflées et refoulées en lui-même..." (Swami Prajnanpad)
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Deux dynamismes spirituels sont en jeu chez l'humain pour l'évolution spirituelle: l'effort et la Grâce.
L'effort a faire commence par harmoniser sa vie, puis ultimement, conduit à s'abandonner sans réserve au Divin, à la Mère divine. Vous n'aurez alors ni inquiétude, ni chagrin, ni douleur.
Et la Grâce, la manifestation de Mère, viendra en réponse à votre foi et à la pureté de votre aspiration.
La foi est la porte qui ouvre l'intérieur à l'extérieur, la conscience de soi à la conscience cosmique, l'ego à l'Atma, le moi au Divin.
La foi est une attitude intérieure qui nous révèle notre nature d'enfant de la Mère divine.
Ekagrata
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Eka: un
Attention, concentration et engagement fixés sur un seul point, un seul but.
Ekagrata est un terme sanskrit qui signifie "concentration sur un point unique d'esprit".
Il s'agit d'une concentration et d'une poursuite d'une seule direction, d'un seul point, d'une concentration d'énergie totale et absolue sur le but du yoga: la réalisation de l'unité du Divin avec le moi.
Dans le yoga, cette unité est atteinte grâce à une pratique constante de la méditation et de la bienveillance.
Le terme, ekagrata, vient de la racine du mot sanskrit, eka, qui signifie « un », et agra, qui signifie « procéder ».
Selon Patanjali, la démarche du yoga véritable commence par ekagrata (esprit concentré). Tout le reste (les pratiques et comportements éthiques sont des préparations).
Grâce à l'ekagrata, le yogi est capable d'éliminer toutes les distractions de sa conscience.
Cet état est obtenu par le contrôle du souffle, le retrait des sens, la compassion et surtout le don de soi : il prépare à la réalisation de l'éveil, en fixant le flux de la conscience vers un seul point
C'est le processus du yoga pour abolir la multiplicité due à la fragmentation du mental, afin de réaliser l'Unité de l'Etre.
Ainsi il importe une attention fondamentale et continuelle à la bienveillance (Ahimsa) .
Même si l'ego a tendance à juger (c'est son comportement usuel), nous devons cultiver une bienveillance envers tout, même ce qui irrite ou énerve....
Nous ne pouvons pas changer grand chose en ce monde, mais nous pouvons cultiver la bienveillance.
Selon Vivekananda, "Que notre point de focalisation soit la Bienveillance (Ahimsa)".
Ultimement c'est le but essentiel des efforts de tout yogi, qui conduit à la descente de la Grâce.
Par l'Ekagrata le mental est unifié, le cœur vitalisé, l'âme éveillée.
Cela va infiniment plus loin que l'intention, c'est réellement l'engagement au Un
Rares sont les aspirants qui s'engagent à devenir disciple, et encore plus rares sont les disciples qui réalisent l'Ekagrata.
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Issu des deux mots, “yoga : union” et “nidra : sommeil”, le yoga-nidra est une pratique de relaxation très profonde.
Le Yoga Nidra, traduit par "sommeil yogique", ou "sommeil conscient" induit une forme d'état de conscience modifiée.
Le Yoga Nidra est un espace intérieur proche de notre Être profond, l'Atma.
Un espace de conscience dans lequel le corps se relaxe profondément, comme si nous étions dans un état de sommeil profond avec en même temps notre esprit réveillé.
Le Yoga Nidra est une pratique méditative simple et puissante, accessible à tout le monde.
C’est un état de conscience dans lequel nous retrouvons une forme de vérité essentielle de ce que nous sommes réellement.
C’est une beauté d’Être, un état parfaitement équilibré de paix profonde et de liberté.
En combinant les mouvements corporels, la relaxation allongée et la méditation assise, notre pratique du Yoga-Nidrā permet de ressentir l'espace du cœur et une zone intérieure de tranquillité inébranlable qui permet d'embrasser les différents états physiques, émotionnels, mentaux et spirituels
Le Yoga Nidra nous offre un accès facile à cet état intérieur originel qui manifeste notre vraie nature.
De plus cette pratique a un effet thérapeutique étonnant. “Tel le phénix, à chaque séance, nous brûlons les dépôts de samskaras (mémoires) pour renaître.” (Swami Satyananda)
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Pour un cœur aspirant au divin, la lecture et la méditation sont des pratiques contemplatives distinctes, mais qui s’associent naturellement.
La lecture d’écrits sacrés stoppe l’agitation du mental, elle invite à la réflexion contemplative qui devient alors préparation à la méditation.
Il faut savoir lire lentement, vivre des pauses...
Car la lecture n'est pas en soi un objectif. Elle est un commencement, elle introduit en quelque sorte à un état méditatif et contemplatif.
Chemin d’étude spirituelle, de prière contemplative ou de méditation, tous les grands mystiques, tous les sages s'y sont adonés.
Le but est de se nourrir d'une parole, de s'en imprégner, de la faire vivre en nous.
La lecture devient à la fois le support et l'outil de la méditation. Comme peuvent le faire aussi une image ou une musique.
Il s'agit donc de lire et relire plusieurs fois une phrase, un paragraphe, une page. Et le faire lentement. Car même si la tête a déjà l'information, il est nécessaire de l'intégrer dans les « tripes ».
C'est à dire de sentir la résonance des mots dans le corps physique et dans le cœur, sinon cela reste de l'information pour l'intellect seulement.
Alors, dans cette attention calme, quelque chose de nouveau peut germer ; une vision nouvelle peut apparaître.
Dans toutes les traditions spirituelles se pratique une lecture méditée des textes sacrés qui se perpétue de siècle en siècle. Cet exercice est nécessaire pour accueillir, réfléchir et intégrer une parole porteuse de vie dans les profondeurs de la conscience.
Nous savons que la lecture permet de se construire. Elle peut aussi être un outil de dépassement de soi.
(extrait de : "La Méditation du coeur" disponible sur Amazon )
D'autres articles sur la lectio divina se trouvent sur ce blog
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Seva signifie le service, le service divin.
Rien n'est plus important dans la démarche spirituelle!
Si vous vivez votre existence dans un esprit de service, la vie ne sera plus cette sorte d’insatisfaction permanente qu’elle est pour d’innombrables personnes.
Le Seva est un comportement qui traduit la pureté du coeur. Vous atteindrez cela en vous donnant au Divin. Tout comme vous mangez plusieurs fois par jour, pensez à vous nourrir divinement dans la journée.
De la sorte vous resterez immergés dans cette atmosphère, dans ce sentiment de service à Dieu.
Et pour cela, dès que vous le pouvez, asseyez-vous en position stable et ferme, puis faites Silence, méditez;
et aussi quand vous êtes actifs, rendez continuellement service à ceux que vous côtoyez.
C'est cela le Seva.
Le moyen le plus rapide pour sortir de l'ego.
"C’est le seva qui accélère la sadhana" (Maa)
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En matière d'enseignement spirituel il est difficile de savoir si on a à faire à vrai sage, à un vrai maître spirituel, à un grand intellectuel ou à un simple imitateur. Chacun doit faire confiance à son ressenti et son intuition.
QUELQUES SIGNES DE LA REALISATION SPIRITUELLE
1) un vrai plaisir de vivre
2) un mental libre, paisible et clair
3) un sentiment de communion universelle
4) une totale sérénité face à ce qui se présente
5) une impulsion à aider les autres sans se mettre en avant
6) une conscience aigue de la vérité
7) une sensibilité, une créativité et une intuition affinées
8) un détachement joyeux face à tout ce qui passe
9) un cœur patient, bienveillant et généreux
10) la perception de la lumière éternelle.
Mais il y en a d'autres....
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Gandhi (1869 - 1948) une vie au service de la non-violence.
" Evoluer et changer de point de vue fait parti de la vie. Une personne qui reste toujours sur ses positions finira par avoir tort."
" C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
" Là où il y a la peur, il n'y a pas la Vérité"
" Une erreur n'est pas une vérité parce qu'elle est partagée par beaucoup de gens, tout comme une vérité n'est pas fausse parce qu'elle est émise par un seul individu."
" La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une part de la vérité et sous des angles différents."
"Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous."
"Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses."
" La spiritualité demande d'abord une culture du cœur, une immense force, une intrépide sans faille."
" Celui qui veut servir, ne gaspillera pas une seule pensée pour son confort personnel."
« On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux sont traités. »
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Une poustinia est une hutte ou cabane isolée, ou parfois une simple chambre à l’intérieur d’une maison, aménagée de manière sobre et portant au recueillement où une personne peut se retirer pour quelque temps afin d’y prier et jeûner, seule, en présence de Dieu.
La poustinia a son origine dans la spiritualité chrétienne orthodoxe. Ce mot signifie « désert ».
Celui ou celle qui a décidé de vivre dans une poustinia passe un temps semblable à celui d'un moine ermite.
Cette pratique spirituelle est comme une entrée au désert, en solitude, en silence où l’on peut tourner le regard vers le ciel en une attitude de prière et de dévotion, totalement voué à la quête du Divin.
Entrer dans une poustinia c’est écouter Dieu et entrer en soumission, dans l’abandon de soi-même à Dieu.
La poustinia est ainsi un lieu où tout un chacun, quel que soit son milieu et genre de vie, peut se retirer pour 24 heures de silence, solitude et prière. En fin de compte l’appel est en fait celui du ‘désert du cœur’ - au sens biblique - où l’on habite, seul avec Dieu.
Le Désert, c’est la simplicité, l’austérité, la faible consommation, le peu de diversion, la méditation, l’entraide, l’Amour…autant d'attitudes que l’on retrouve dans toute démarche spirituelle. Toutes les vertus essentielles: la sobriété, l’entraide, l’humilité, le respect de la nature, l’amour des autres sont des vertus pratiquées et nécessaires dans le désert que les populations vivant dans des climats plus cléments ont oubliés conduisant à devenir matérialistes.
Dans le Désert, l’Homme est dominé physiquement et doit respecter des règles de survie.
Son esprit est libéré des contraintes du monde superficiel de l'apparence.
J’aime le Désert parce que c’est une cathédrale, une mosquée, une synagogue, un temple à ciel ouvert.
Dans le désert, le Silence et la méditation s’imposent à tous, naturellement.
voir le site de l'ashram, https://www.atma-yoga.eu/
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Peut etre n'avez vous pas étudié ce texte sacré, mais si vous avez commencé un véritable chemin d'éveil spirituel, vous comprendrez et vivrez naturellement tout le contenu de la Bhagavad Gita.
Le « yoga » présenté dans la Gîtâ est une discipline conduisant celui qui la suit à être intérieurement libre et conscient de sa part de responsabilité dans l’ordre ou le désordre du monde.
Arjuna refuse au début du récit de suivre son devoir social. Krishna lui explique que son hésitation, si louable soit-elle, ne correspond pas à son dharma. Chacun doit participer à l'ordre du monde, même si cela bouscule ses intérets personnels.
La force de la Bhagavad Gîtâ est de transmettre un enseignement universel : un art d’agir plein de discernement, totalement désintéressé, allégé des jeux du moi, du jugement, du résultat. Bien sûr, agir implique une intention, un but. Cependant, pour que l’action soit accomplie avec justesse, il est indispensable d’agir dans un esprit de lâcher-prise, libéré de la tyrannie du moi.
Dans la Bhagavad-Gîtâ, le mot yoga renvoie à une vie qui engage la totalité de l’être: son corps, ses désirs, son esprit, sa parole, ses comportements, ses choix. C'est aussi une discipline qui implique un passage à l'action: "yoga is skills in action", le yoga c'est l'habilité dans l'action.
Le yoga a pour objet de créer le lien avec le divin.
Par le yoga, le pratiquant retrouve son unité profonde et s’unit à l’absolu présent en toute chose. Cet absolu, qui est évoqué dans de nombreux passages, n’est autre que Krishna lui-même, le divin présent à coté de soi que l'on ne voit pas quand l'ego domine la conscience.