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Vallabha

18 Juillet 2021, 17:05pm

Publié par Patrick

Vallabha « Maître bien-aimé » (1481 - 1533) est un maitre indien qui a établi le Shuddhadvaita (non-dualisme pur), une des écoles du Vedānta. Il est considéré comme le dernier des  grands Acharyas  qui ont fondé les différentes écoles vedântiques, les autres étant Shankaracharya et Râmânujacharya.

Reprenant une image des Upanishads les plus anciennes, il explique que Brahman est comme un grand feu dont les âmes vivantes (jîva-âtman) sont les étincelles, celles-ci ayant à la fois la nature du feu tout en étant distinctes du foyer du feu.

Dans sa perception de l'Absolu, il comprenait que toute âme est par nature divine, et que la sensation de séparation n'était qu'un jeu (lila) du Divin. L'être humain, dans sa totalité est une parcelle de Dieu, distincte mais de même nature.

Ma Anandamayi énonçait une vision semblable à celle de Vallabha.

Elle appela ce chemin la « Lila de la sadhana » c’est-à-dire "le jeu divin pour parvenir au but"

" Vous êtes Son instrument. Souvenez-vous de Lui dans toutes vos actions. Plus pure sera votre pensée, plus belle sera votre œuvre." (Ma)

"Tout est sa Lila." (Ma)

Vallabha est considéré comme un acharya (incarnation d'une personnalité divine) et un gourou dans les traditions Vaishnava. Dans la philosophie indienne, il est connu comme l'auteur de seize "stotras"  et a produit plusieurs commentaires sur le Bhagavata Purana, qui décrit les nombreux lilas (passe-temps) de l'avatar  Krishna . Vallabha  occupe une place unique dans la culture indienne en tant qu'érudit, philosophe et prédicateur dévotionnel (bhakti). Il est surtout connu comme un propagateur du Bhagavata Dharma .

Vallabha a offert une interprétation pure du Vedanta (shuddavaita) qui diffère des interprétations de Shankara et de Ramanuja . Il a déclaré que le monde entier est réel et est subtilement Brahman dans son aspect relatif.

L'essence de Brahman est l'Existence (sat), la Connaissance (chit) et la Félicité (ananda). Les âmes et la matière sont de véritables manifestations de Brahman, ce sont ses parties. Vallabha considère Dieu comme le tout et l'individu comme une partie, mais puisque l'individu est d'essence identique à Dieu, il n'y a pas de réelle différence entre les deux, si ce n'est la conscience.

Selon Vallabha, la bhakti, affection ferme et sans bornes (sneha) pour Dieu, avec un sens plein de sa grandeur, est le seul moyen de salut. Bhakti signifie un attachement à Dieu qui présuppose le détachement de tout le reste. Ce n'est pas la connaissance ou l'adoration rituelle, mais l'affection et le service aimant de Dieu. Le sentiment d'unité avec Dieu n'est pas son point culminant ; le sentiment d'affection s'acquiert seulement par la grâce de Dieu, qui est attiré par la pureté du cœur. Dans d'autres écoles védantiques, l'éveil  est atteint en faisant des efforts pour détruire l'illusion. Dans Pusti-marga, la vérité est atteinte simplement par la grâce de Dieu.

« Tout ce que nous voyons fait partie intégrante du Seigneur Divin, mais l'attachement des ames aux phénomènes extérieurs est causé par l'illusion (Maya). En fait, rien de ce monde n'est illusoire – mais notre attachement à eux est illusoire. Une fois que ce rideau d'illusion (Maya) est retiré de notre « perspective », alors, la réalité en soi, (telle qu'elle est) à savoir: le Seigneur Shri Krishna, devenu tout, nous est révélé comme « sarvatmabhava » ( voyant tout comme « Atma » ou le Divin). (Vallabha)

Om Shri Krishnah Sharanam Mama

" Ici, je déclare, mot par mot, ce que le Seigneur Shri Krshna m'a dit au milieu de la nuit du onzième jour de la sombre quinzaine du mois de Shravan (saison de la mousson). En vertu d'être initié par le mantra "Brahma Sambandha" (mantra sacré, donné séparément à Shri Acharya), tous les péchés du corps et de l'âme sont détruits. Par conséquent, les cinq obstacles (mentionnés dans les Vedas et Puranas) au service "seva" du divin sont également supprimés. Ces obstacles, à savoir:l le corps et ses divers états et conditions pures ou impures, vos environs, par exemple le pays ou l'état général de la région autour de vous . Et l'influence de Kala ou "temps", c'est-à-dire l'âge, l'heure du jour / de la nuit. Instructions telles que définies par la société dans son ensemble et les Vedas.   Influence de vos amis et de votre entreprise en général.  Impureté encourue en touchant des choses impures, de mauvais augure. Que rien de tout cela ne s'oppose à votre manière de servir le Seigneur. En dehors de Brahma Sambandha (relation avec le Seigneur), il n'y a aucun moyen de détruire ses péchés. Par conséquent, jetez toutes les choses qui n'ont pas été offertes au Seigneur. Ceux qui me sont dévoués, après avoir pris le Brahma Sambandha, doivent m'offrir toutes leurs actions et les fruits de leurs actes. Le Seigneur Shri Krshna, Dieu de tous les dieux, ne devrait jamais se voir offrir quoi que ce soit qui ait déjà été offert à d'autres, ou utilisé par d'autres. Par conséquent, un dévot doit tout offrir au Seigneur avant de commencer tout projet (cela inclut le "désir de faire le travail", tous les objets physiques nécessaires pour faire le travail) et aussi les fruits (succès ou autre) du travail au Seigneur. Certaines sectes croient que ces choses offertes au Seigneur sont des possessions du Seigneur et ne peuvent pas être utilisées par elles. Mais ce n'est pas le point de vue de la Pushti Marga. Toutes choses doivent être offertes au Seigneur avant de les utiliser vous-même. Dans une relation mondaine, un employé cherche toujours des conseils et l'approbation de son employeur, de même, toujours chercher des conseils et l'approbation du Seigneur dans toutes vos actions. En lui offrant toutes vos actions, vos actions deviendront aussi pures et divines que lui. Comme le grand Gange, le Seigneur purifie tous ceux qui viennent à lui. Les eaux boueuses / sales d'une source, quand elles rencontrent le Gange, sont purifiées par Son toucher divin et désormais les eaux de cette source reçoivent le même respect que le Gange. De même, une fois qu'une âme fusionne avec le Seigneur, quel que soit son état antérieur, elle devient aussi pure que le Seigneur lui-même." (Vallabha)

 

Vallabha créa l'école védantique du Shuddhadvaita, la non-dualité pure.

Le mot Shudhadvaita est composé de Shudh et Advaita.Shudh signifie pur et Advaita signifie un. Vallabha enseigne que jiva fait partie de Parabrahman. Parabrahman et jiva sont un. Il existe Advaita entre les deux. Cet Advaita est pur, naturel et éternel, c'est pourquoi on l'appelle Shhudh.

Selon le Shudhadvaita, ce monde est une création de Parabrahman (l'âme suprême) lui-même. En fait, Parabrahman est présent dans chaque molécule de ce monde.

Parabrahman existe dans tous les êtres vivants et non vivants que nous voyons dans ce monde. Le Parabrahman est composé de trois gunas (caractéristiques) différents - Sat (matière), Chit (vive) et Anand (bonheur). une chose comme une pierre ou une maison ne possède que le Sat guna. Elle ne contient ni vivacité ni bonheur. D'autre part, tout être vivant (Jiva) comme l'homme ou tout animal possède deux gunas, c'est-à-dire le Sat et le Chit. Le Chit guna chez un homme fait de lui un être vivant. Le seul homme guna ne possède pas est l'Anand. C'est à cause du manque d'Anand dans l'homme que nous trouvons des gens qui courent ici et là à la recherche du bonheur et de la tranquillité d'esprit. Et enfin seul Dieu possède tout les trois gunas à savoir Sat, Chit et Anand. Selon Vallabhacharya, rien ne manque en Dieu. Selon Shri Vallabha, tout être possédant ces trois gunas est Dieu. Si l'homme réussit à atteindre l'Ananda guna, alors il se réunit avec Dieu. Ainsi, l'effort de Shri Vallabha à travers Pushtimarg est d'aider l'homme à atteindre l'Ananda.

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l'illusion du neo-advaita

13 Juillet 2021, 17:41pm

Publié par Patrick

De nos jours apparaissent des maîtres « illuminés » auto-proclamés en Néo-Advaita. Ces enseignants  ont réduit des milliers d’années de transmission de l’Advaita en une simplification extrême pour être accessible à tout le monde. Il n’est désormais plus nécessaire pour les chercheurs spirituels de s’engager dans la sadhana (le travail sur soi). Maintenant, la seule chose nécessaire pour « réaliser le Soi » est le déni répété du moi, et la (pseudo) « compréhension » que l’égo et tout ce qui arrive dans l’univers ne sont simplement qu’une « illusion ». Tout « arrive, il n’y a pas de chemin, pas de cause », et par conséquent, il n’y a absolument rien à faire!

Quel non sens! Certes cela séduit le public en quête de facilité. Mais déjà au 19eme siecle Ramakrishna évoquait le piège. "Ne confondez pas l'abandon tamasique, avec l'abandon satvique." Tout est dit dans cette subtilité!

Plus récemment sri Aurobindo le redit: "Ces états apparaissent avec une grande force, suscitent un sentiment très vif d’inspiration ou d’illumination, une grande sensation de lumière et de joie, une impression d’élargissement et de pouvoir. Le sâdhak se ressent alors libéré des limites normales, projeté dans un monde nouveau et merveilleux, empli, élargi, exalté. Par ailleurs cela vient se conjuguer avec ses aspirations, ses ambitions, ses conceptions de l’accomplissement spirituel et va même jusqu’à se présenter comme la réalisation et l’accomplissement ultime.
Il se laisse très facilement emporter par cette splendeur, et a l’illusion d’avoir réalisé quelque chose de souverainement vrai. À ce stade, il lui manque d’ordinaire la connaissance et l’expérience indispensables qui lui diraient que ce n’est là qu’un début très incertain et très mélangé; il peut ne pas comprendre tout de suite qu’il est encore dans l’ignorance cosmique, non dans la Vérité cosmique, moins encore dans la Vérité transcendante, et que toutes les idées-vérités formatrices ou dynamiques qui ont pu descendre en lui sont seulement partielles...

Ces enseignants du Néo-advaita ont une chose en commun, ils déclarent qu’ils ont réalisé le Soi, et se sont éveillés à leur vraie nature. Alors, ils veulent tous enseigner (il faut bien gagner de l'argent). Dans le processus, ces enseignants Néo-Advaita ont corrompu et tordu les principes et pratiques de l’Advaita traditionnel jusqu’à ce qu’ils ne soient plus reconnaissables, pour les nouveaux adeptes occidentaux, sans discernement.

Ce neo-advaita est un peu comme le mac-do comparé aux grands restaurant traditionnels. Les grandes traditions de l'advaita (Kevaladvaita, Vishishadadvaida et Shuddhadvaita) ont été vécu par de grands maitres, tels Ramakrishna, Ramana maharshi, Ma Ananadamayi... et tant d'autres moins connus en Occident. Nul n'a jamais dit qu'il n'y avait pas de sadhana à faire!

"Oui il faut pratiquer une sadhana pour obtenir la Libération" (Ma Anandamayi)

De même, il est dit dans l'Atma yoga, "se soumettre à une sadhana et se confronter à une vie fraternelle constitue le vrai moyen de se libérer de l'ego".

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La Présence divine

11 Juillet 2021, 18:54pm

Publié par Patrick

L'être-présence est incroyablement lumineux. Qui découvre cette dimension en soi devient porteur d'une lumière "silencieuse". Dans une VISION superbe où l'appel et la soif du divin tiennent une place déterminante, un peu mystique, j'ai choisi de vivre au calme. Loin de l'agitation, des mondanités, des injonctions du monde moderne, je me suis caché pour ne pas être "distrait" par les incohérences du monde social. Je réside maintenant dans un petit village près de Nantes, pour dire et transmettre la Vérité, simple, merveilleuse, et radicale, qu'il me fut donné de percevoir en ce monde, en Inde, auprès d'une sage, Maa, emplie de lumière. Celles et ceux qui perçoivent l'Appel en leur cœur, répondront à l'invitation de La Présence... C'est ainsi que cela est.

Si simple et si évidente, la présence divine apparait quand le mental est en ordre, en équilibre, en harmonie. Le silence intérieur est la clé du yoga, du vrai yoga, de l'union du moi avec le Soi.

 

Maa est toujours avec nous, Elle nous illumine, nous guide et nous protège.

Nous devons répondre à sa grâce par une fidélité parfaite.

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Rencontre fraternelle

31 Mai 2021, 21:25pm

Publié par Patrick

 

Rencontre fraternelle de l'Atma yoga à Auray les 5/6 juin 2021

https://transpersonnel.net/dates/

"La vie fraternelle est un élément essentiel et incontournable d'une sadhana"

 

Rencontre avec Amita, disciple de Mére d'Auroville

"Avec l’aide du maitre, la vie fraternelle constitue un milieu qui contribue au progrès spirituel et  favorise la descente de la Grace." ( Maa)

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psychologie et spiritualité

25 Mai 2021, 19:22pm

Publié par Patrick

Psychologie ou spiritualité. Laquelle de ces deux disciplines m’aidera-t-elle à aller mieux se demande l'occidental d'aujourd'hui qui a soif de vérité et de paix.

Apparue au XIXe siècle en tant que science humaine, la psychologie analyse la vie mentale de la personne et procède de manière cognitive, par analyse et raisonnement. Elle plonge dans le passé du patient pour guérir ses blessures et défaire ses conditionnements selon l'approche freudienne.

À l’horizon de cette psychologisation de l'être se dessine une laïcisation de la vie spirituelle. On entrevoit alors deux attitudes, qui se sont développées en Occident.

D’abord tout un courant laïque, voire athée, représenté par beaucoup de psychanalystes, a considéré, à la suite de Freud, que le spirituel était une expression du psychologique.

Un autre courant, en réaction, a considéré que le spirituel n’avait rien à voir avec la psychologie. La grâce se moque de la nature, elle agit au delà du psychique, considérent les religieux. 

Autrement dit, l’une analyse quand l’autre espère un éveil inconditionnel.

La psychologie place l'être humain en face de sa vérité humaine. Un des dangers inhérents à la vie spirituelle est en effet le refus de se confronter à son ombre. La psychologie aide donc à purifier l'ego, à discerner si celui-ci est justement équilibré ou s'il relève encore de l'illusion par ses projections.

La psychologie spirituelle vise en vérité à relier l’être humain à des dimensions supérieures en vue d’une élévation qui apporte un soutien au quotidien.

 L’homme vit surtout à la surface de son mental et de sa vie, mais au-dedans de lui se trouve un cœur aux possibilités plus vastes, auquel il doit s’éveiller; car à présent il n’en reçoit qu’une influence très réduite. C’est cette influence qui le pousse à rechercher sans cesse une beauté, une harmonie, une paix, un amour et une connaissance pure, infiniment plus grandes. 

L'Atma yoga, dans sa spécificité d'Accompagnement, accueille toutes les connaissances psychologiques pour les intégrer dans un vision holistique de l'humain. Nous parlons alors de psychologie transpersonnelle.

La voie de l'Eveil exige de regarder tout ce qui est en nous. Pas dans le but de changer des choses, mais d'accueillir et comprendre et y mettre de la bienveillance. La compréhension bienveillante amène la paix.

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Atma yoga

30 Avril 2021, 19:57pm

Publié par Patrick

 

L'Atma Yoga est une méthode précise qui nous est donnée pour nous élever vers les sommets de la spiritualité. Ce Yoga est si vaste qu'il englobe toute chose, le proche comme le lointain, l'apparent comme le caché, le personnel comme l'impersonnel. Ce Yoga est une pratique de toute une vie, et c'est vraiment une grâce, que de pouvoir entreprendre actuellement ce chemin de la réalisation spirituelle. Ce yoga est universel et intemporel, mais s'adresse en fait à ceux qui correspondent à 3 conditions: c'est à dire qui

> se posent les questions pertinentes sur le sens de la vie

> sont prêts à s'engager dans la durée avec un instructeur. Cette rencontre avec l'instructeur est en fait une conséquence karmique.

En effet, s'il n'y a pas de soif vitale pour la spiritualité, il ne peut y avoir de découverte du Nouveau.

Et tout ce qu'il faut, c'est l'humilité et la soif.

Ce Yoga demande a être étudié et vécu au quotidien durant des années, à la lumière des grands textes anciens de référence (Bhagavad-Gîtâ, Upanishads, Yoga-sûtras, Evangiles...) et surtout en lien avec un être éveillé qui comprend et connait le sens subtil des écritures.

L'étude (svâdhyâya) est indispensable, et permet de pénétrer en profondeur dans le domaine de la connaissance pure (Jnâna-yoga). Mais si le Yoga est une science, c'est aussi une grâce, et sans la dévotion (Bhakti-yoga), ce chemin ne saurait être complet. Nous devons aussi travailler dans le monde (Karma-yoga) et méditer (Râja-yoga), pour purifier et pacifier le mental.

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Krishna

13 Avril 2021, 09:39am

Publié par Patrick

 

 

Krishna est une divinité centrale de l'hindouisme qui suscite la plus grande adoration chez les hindous. Divers mythes se sont crées autour de sa vie. Mais il semble évident qu’il ait existé réellement.

Loin d’être une fable ou une pure fiction, le mythe apporte au contraire une signification au monde et révèle les dimensions les plus profondes de l’existence humaine. Les mythes développent souvent une histoire réelle, en éclairant une signification transpersonnelle.

C’est dans les Vedas, que Krishna est cité la 1ere fois (Rig-Veda 8.74).

Krishna est aussi cité dans la Chandogya-Upanishad, où il écoute un maître lui enseigner que le sacrifice védique doit être dépassé, car la vie entière doit être sacrifice (offrande).

Krishna est également cité dans le Jataka ( texte bouddhique). Il a dû vivre bien avant le Bouddha, car il est mentionné dans des écritures pré-bouddhiques.  Son gourou Ghora Ângirasa est mentionné dans la dîtaki-Brâhmana 30.6 et la Kâthaka-samhitâ 1.1.

Selon la tradition jaïn, il est antérieur à Pârçvanâtha (- 817). Il a donc dû vivre avant le - 9ème s.

Les sources indiennes le présentent comme un personnage historique, un Kshatriya, c’est à dire un prince, de la tribu de Vrishni, laquelle faisait partie du peuple des Yâdava. D'après la tradition sa mère s'appelait Devakî, son frère Baladeva ou Samkarshana.

Sa biographie s'étoffe dans le Mahâbhârata. Et il est le révélateur du message de la Bhagavad-Gîtâ.

Dans les Purâna, Krishna se présente comme un réformateur. Il entre maintes fois en conflit avec l'ordre traditionnel des Brahmanes et leurs institutions. Il ne veut rien savoir de la fête d'Indra.

Krishna transmute, dans le grand sacrifice de la bataille, les forces du Dharma en manifestation de la grâce divine.

La forme définitive de sa biographie se trouve dans les Purâna (3-5ème s.). On mentionne pour la première fois dans le Harivamça ses aventures amoureuses avec les bergères (gopî), qu’il séduisait par le son irrésistible de sa flûte. Histoires interprétés par la suite comme des amours mystiques entre Krishna et ses adorateurs (voir le Gîtagovinda de Jayadeva ).

Krishna est surtout vu par les occidentaux comme l'avatar de Vishnu qui vient délivrer le message du service désintéressé. Mais en Inde Krishna est d'abord le Dieu de l'amour qui vient transmettre le Bhakti yoga, la voie de la dévotion.

Krishna est l'incarnation de l'amour

Krishna attire irrésistiblement les coeurs purs. Il joue en ce monde (lila).  Participer à sa lila est "la plus haute perfection possible de l’existence humaine". La relation que Krishna établit avec ses adorateurs porte le nom de bhakti.

La bhakti est une affection personnelle passionnée, nourrie par un dévouement profond et mystique, à quoi s'ajoute le désir de s'unir au Dieu. Et dans la Gita, Krishna explique comment réaliser cette unité, à la fois par la connaissance (Jnana) mais aussi par un yoga précis permettant d’accéder à l’extase et l’amour divin.

L'un des principaux symboles de Krishna est la flute, par laquelle il attire ses fidèles pour dépasser le monde du Samsara.

D’une manière générale, entendre ou lire l’histoire de Krishna, chanter le dieu, se le remémorer, lui rendre un culte, répéter son nom, se dévouer entièrement à lui, lui offrir tous ses actes et ses pensées, toute cela est bhakti yoga et, partant, voie de libération.

Tous les grands maîtres de l’Inde ont commenté la Bhagavad Gita. Ce texte condense en quelque sorte toute la sagesse de l’Inde.

 

"Emplis toujours de Moi ton mental, deviens Mon dévot, offre-Moi ton hommage et voue Moi ton adoration. Parfaitement absorbé en Moi, tu viendras à Moi"
Bhagavad-gita (9.34)

"A ceux qui M’adorent avec dévotion, méditant sur Ma Forme absolue, Je comble leurs manques"
 Bhagavad-gita ( 9.22)

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Isha upanishad

11 Avril 2021, 16:43pm

Publié par Patrick

 

L'Isha Upanishad ou Isopanishad (Upaniṣad du Seigneur) est l'une des plus courtes Upanihads majeures, étant composée de 18 versets. Celle-ci est considérée comme faisant partie de la Révélation divine par les diverses traditions de l'Inde

Aum.

Tout ce qui est changeant dans le monde, tout cela est enveloppé par le Seigneur. Par la renonciation à cela, aide-toi. Ne convoite pas la richesse d'autrui.

Certes, en faisant les œuvres justes, on peut vivre longtemps ici. Pour un homme tel que toi, il n'y a pas d'autre moyen que celui-ci, par lequel l'action n'attache pas et ne crée pas de karma.

Les mondes asuriques (démoniaques et égocentriques) sont enveloppés d'aveugles ténèbres. Ceux qui oublient le Soi y vont après leur départ.

Cela (le monde ultime) demeure sans mouvement, un(ique) et plus rapide que la pensée, ni les sens ni le mental ne peuvent l'atteindre dans sa progression en avant. Demeurant stable, il distance tous les autres qui courent. Cela étant là, Matarisva (l'air, l'énergie cosmique) supporte toutes les activités.

Cela se meut, Cela ne se meut pas; Cela est loin, Cela est près; Cela est au-dedans de tout; Cela est aussi à l'extérieur de tout.

Celui qui voit tous les êtres dans l'Atman même et l'Atman dans tous les êtres, ne ressent aucune haine du fait de cela (cette réalisation).

Lorsque pour celui qui sait, tous les êtres sont devenus l'Atman même, alors quelle illusion, quelle peine peut-il y avoir, pour lui qui voit l'unité ?

Il est omnipénétrant, pur, sans corps, sans nerfs, sans blessure, sans tâche, non touché par la faute, omniscient, gouverneur du mental, transcendant et existant par lui-même; Il a assigné les devoirs pour les Prajapatis (années éternelles). 

Ceux qui rendent culte à avidya (ignorance ou rites) entrent dans des ténèbres aveuglantes. En de plus grandes ténèbres que celles-ci entrent ceux qui sont engagés en vidya (connaissance, philosophie, méditation sur les dieux).

Ils disent que par vidya un résultat différent (est obtenu) et que par avidya un résultat différent (est obtenu); ainsi avons-nous entendu des sages qui nous l'ont expliqué.

Celui qui connaît à la fois vidya et avidya, ayant conquis la mort par avidya, atteint l'immortalité par vidya.

Ceux qui se vouent au non-devenir (prakrti non manifestée) entrent dans des ténèbres aveuglantes. En de plus grandes ténèbres entrent ceux qui se vouent au devenir (hiranyagarbha).

Ils disent qu'un résultat différent est obtenu par le culte du devenir et qu'un résultat différent est obtenu par le culte du non-devenir. Ainsi l'avons-nous entendu des sages qui nous l'ont expliqué.

Celui qui connaît à la fois le non-devenir (prakriti) et la destruction (le devenir) atteint l'immortalité par le non-devenir en conquérant la mort par la destruction.

L'entrée de la Vérité est cachée par un plateau doré. O toi, Soleil, ôte-le pour que je la voie, moi qui suis par nature véridique.

O nourrisseur, voyageur solitaire, contrôleur, acquéreur, fils de Prajapati, retire tes rayons, ramasse ta lumière. Je vois cette forme qui est tienne qui est la plus bénie. Je suis ce purusha (cette personne) qui est là.

Que mon énergie vitale atteigne maintenant l'Air éternel; que ce corps soit réduit en cendres. Aum. Mental, rappelle-toi de ce qui a été fait, rappelle-toi de ce qui a été fait.

O Agni (Feu), connaissant toutes nos actions, conduis-nous par le bon chemin à la jouissance des fruits de nos actions; ôte de nous toutes les fautes malhonnêtes. Nous t'offrons beaucoup de salutations.

Aum. Cela (Brahman inconditionné) est infini, ceci (Brahman conditionné) est infini. De l'infini (inconditionné) est apparu l'infini (conditionné). En prenant l'infini de l'infini (conditionné), il demeure comme le seul infini (inconditionné). (L'Infini inconditionné) demeure le même, même si l'infini (conditionné) est apparu à partir de lui.

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EGO

25 Mars 2021, 20:55pm

Publié par Patrick

Quand l'ego s'efface, toutes les difficultés cessent.

C'est ainsi.

*

Rappelle toi de ta nature divine,

oublie la futilité des insatisfactions de l'ego.

*

Il faut distinguer la structure egotique de la sensation égotique,

là se cache une clé importante.

*

L’égoïsme est vraiment la racine de tout mal.

Vous le voyez chez autrui, mais il est tout entier en vous aussi.

*

"Celui-qui-sépare" ( c'est à dire l'ego) aime suivre un guide desincarné,

Parce qu'il ne le gêne ni ne le contrarie. (Bhaktimàrga)

*

Le maitre n'est pas là pour répondre aux désirs et besoins de l'ego,

mais pour amener la conscience au-delà de l'ego.

(Atma yoga)

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Narada et Maya

18 Mars 2021, 10:07am

Publié par Patrick

Narada est un mystique indien légendaire, auteur de nombreux hymnes des Védas. Il est tout dévoué à Vishnu, la divinité de l’ordre de l’univers.

 

L’histoire commence un jour alors que Vishnou, était dans une phase où il passait d'une période cosmique à une autre, sortant momentanément d’un profond sommeil. Il allait se tourner sur l’autre flanc tandis que Narada étant en train de jouer de la vina, et de chanter pour son Seigneur. Quand Vishnou soudain entrouvre les yeux.

Narada se dit : « Je vais en profiter pour lui demander ce qu'est la nature de Mâyâ. » Se tournant alors vers Vishnou, Narada Lui dit : - « O Seigneur des trois mondes, je t’en prie initie-moi au mystère de mâyâ. » Et Vishnou répondit : - « C’est une question très intéressante, je vais te répondre, mais s’il te plait, peux-tu aller me chercher un verre d’eau ? ». Narada dépose son instrument de musique, prend sa gourde, descend le chemin céleste qui se trouve à proximité, et arrive au bord d’un fleuve. Il se prépare à prendre de l’eau dans sa gourde lorsqu’au milieu du fleuve il aperçoit une barque en détresse près de l'autre bord avec une jeune femme qui fait de grands signes. Il se produit soudain un coup de vent, les vagues s’élèvent, la barque chavire, et la passagère se retrouve dans l'eau. Narada dépose sa gourde sur le rivage, plonge dans le fleuve, et nage jusqu’au milieu du torrent.  Il attrape la jeune femme, et la ramène de l’autre côté du fleuve, saine et sauve. Là, tout le village les reçoit, et Narada est chaleureusement accueilli. La jeune femme se trouve être la fille du chef du village. Le soir même Narada a droit à une cérémonie pour son acte d’héroïsme, puis il passe une nuit de repos bien méritée. Le lendemain, en revoyant la jeune femme, c’est le coup de foudre entre eux et, une semaine plus tard, Narada et sa compagne célèbrent leur mariage. Il devient tisserand comme tous les membres du village. Plus tard sa femme accouchera d’un fils, puis d’un deuxième, d’un troisième, et ainsi de suite. Plus tard, lorsque le chef de la tribu meurt, Nârada est appelé à lui succéder. Le village prospère et la vie est facile jusqu'au moment où une bande de voleurs attaquent le village. La plupart des familles sont assassinées et pratiquement tous les biens sont emportés. Seuls Narada et sa famille parviennent à s’échapper miraculeusement dans la forêt. Commence alors une vie difficile d’errance pendant laquelle, se nourrissant de fruits sauvages, il leur arrivent plein de mésaventures, jusqu’au jour où ils se retrouvent dans le désert. Ses enfants tombent malades, et finissent par succomber, sa femme tombe malade, et meurt à son tour. Narada reste seul, et erre tel un mendiant affamé, allant de ville en ville. Un jour, pris par des brigands, il se fait brigand lui-même. Les choses deviennent de plus en plus compliquées pour lui. Se trouvant dans des situations inextricables, allant d’un extrême à l’autre, il passe tantôt par des états de grande euphorie, tantôt par des situations de violences terribles. A plusieurs reprises, il voit les êtres détruits autour de lui : lui-même arrive souvent au bord de la mort.  Lorsqu’un jour, poursuivi par des soldats, il se trouve au bord d’une rivière où exténué et assoiffé, il se jette à l’eau pour traverser. Tout à coup une lumière blanche surgit, devant lui, tandis qu’une voix mystérieuse se fait entendre : - « Hé ! Narada, et mon verre d’eau ? »

Alors Narada se réveille. Cette voix, cet appel ! En un instant il se souvient de la tâche originelle que le Seigneur lui avait confiée. Il se retrouve devant ce fleuve avec la gourde à ses côtés. Il vient de s’éveiller à sa véritable tâche, prend de l’eau, et s’en retourne chez Vishnu. Celui-ci alors Lui dit : - « Tu m’avais posé une question, n’est-ce pas ? » et Narada lui répondit : - « Oui Maître, et tu m’en as fait vivre la réponse, maintenant j'ai compris».

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Lakshmi

11 Mars 2021, 23:23pm

Publié par Patrick

Les divinités de l'Inde (comme le furent celles de la Grèce antique) , sont des êtres archétypaux vivants, antérieurs à l'apparition de l'humain,. Ces êtres-forces-consciences, appelées divinités dans les religions anciennes, transmettent dans les psychismes humains des énergies particulières selon leur nature.

Telle est la connaissance que révèle l'Atma yoga.

Parmi elles, Lakshmi « beauté, splendeur, prospérité, fortune »,  parèdre de Vishnou,  déesse indienne de la justice, de l'équilibre et de l'abondance, demeure dans une discrète présence dans le coeur de tout humain.

Lakshmi, centre psychique du coeur humain, apporte la prospérité, vécue et reçue comme un dynamisme de :  connaissance, force, vaillance, et biens matériels. Elle est aussi la Déesse de Beauté et de Longévité .

C'est une bienfaitrice qui aide à développer la richesse intérieure. L'or et les bijoux sont ses symboles de réalisation intérieure. Elle s'incarne sur terre, à la suite de Vishnou, sous les traits de Sîtâ dans le Rāmāyana et de Draupadi dans le Mahâbhârata et de Anamaya au siècle dernier.

Couronnée, à l'image de Marie dans le catholicisme, elle est, en Inde, assise sur un lotus, entourée de deux éléphants blancs, symboles de chance.

 

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Satya

9 Mars 2021, 22:25pm

Publié par Patrick

Satya est La vérité subliminale, La vérité intemporelle, La vérité transpersonnelle. Mais l'humain egocentré ne peut percevoir La Vérité. L'ego humain ne vit que dans son monde de projection et d'illusion. Une illusion ne devient pas une vérité simplement parce qu'une foule de gens la défendent en toute bonne foi et se rangent de son côté.

Satya luit, telle une flamme, au delà de la pensée et des mots. Elle ne se perçoit que dans le profond silence, Turiya.

Et jusqu'à ce que la flamme de la Vérité soit vue continuellement sans jamais diminuer d'intensité, il faut faire tout ce qui est possible pour l'entretenir.

Ainsi il y a de nombreuses illusions à lâcher, mais la plus forte est le sens de l'ego.

En fait la principale chose à laquelle l'homme doit renoncer pour découvrir Satya, la suprême Vérité, c'est la notion d'individualité - rien d'autre.

Telle est Parajnanam, la connaissance ultime.

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But du yoga

24 Février 2021, 19:32pm

Publié par Patrick

Le but de tout vrai yoga, le but que nous poursuivons dans l'Atma yoga est de découvrir l'espace divin et de pénétrer dans la Présence et la Conscience divines afin d'en être emplis. Dans ce yoga, le but n'est pas de devenir un grand yogi, ni de connaitre les belles théories advaitiques pour alimenter le pouvoir de l'ego, flatter son orgueil ou satisfaire son plaisir intellectuel.

Le but n'est pas non plus Môksha (la Libération), bien que cela s'ensuivra. Non, le Divin, la soumission totale et absolue, au Divin seule est notre but. Toute la sadhana de l'Atma yoga est fondée sur cette réalisation.

Ce que doit rechercher l'apprenti yogi, c'est une pleine humilité qui permettra l'ouverture au Divin, la transformation psychique de sa conscience, et la réelle transformation spirituelle.

"Il est possible de faire le yoga sans être un grand homme. La grandeur n'est pas nécessaire. Au contraire, la première nécessité est l'humilité, car celui qui a de l'ego et de l'orgueil ne peut pas réaliser le Suprême." (Sri Aurobindo)

"Tout yoga véritable conduit à une même réalisation: "the art of loving". (Priyananda)

 

Image illustrative de l’article Yoga

Le yoga traditionnel est d'abord un chemin vers la Libération, mukti ou moksha ou kaivalya ou nirvana. Ce “phénomène” se produit lorsque l’âme individuelle, Jivatma, découvre qu’elle n’est pas séparée de la conscience universelle, Brahman, mais qu’elle en constitue une partie inséparable. Autrement dit, l’âme individuelle découvre qu’elle n’existe pas véritablement en tant qu'individualité, et que seule l’âme universelle est réelle.

L'âme individuelle (jivatma) est enfermée par Maya, dans le monde du Samsara. L'ame individuelle vit la sensation de manque et d'incomplétude. Certaines âmes cherchent à retrouver leur plénitude.

Le processus du yoga correspond à une éducation. Au cours de cette démarche le Divin nous donne de temps en temps des "petites" grâces pour nous stimuler pour avancer. Des expériences inhabituelles de transcendances nous arrivent. Cela nous stimule pour persévérer et nous préparer à recevoir plus. Cette préparation c'est la Sadhana. Et lors de cette Sadhana viennent différentes étapes: la formation, l'initiation, la consécration..

Mais en vérité, rares sont les êtres incarnés à aspirer à sortir du samsara.

 

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En vérité, tout est au-delà

10 Février 2021, 19:37pm

Publié par Patrick

 

En vérité, ce ne sont pas les beaux rituels, ni les belles pensées, ni les belles prières,

qui importent, mais plutôt ce que l'on vit.

Quand je me trouve dans un conflit, est ce que j'accepte de regarder avec du recul ?

Quand je sens que je blesse quelqu'un, je m'excuse et je répare.

Quand je vois que j'agis avec maladresse, je m'excuse et je répare.

Quand je pense que je n'ai pas fait de mal, mais que je vois que les autres sont blessés,, je m'excuse et je répare.

Quand quelqu'un m'a blessé, je me demande ce qui est touché en moi, et je pardonne.

Quand je me sens mal à l'aise, je me demande qu'est ce qui me dérange en vérité au delà des croyances du mental.

Si j'aspire à la vérité, je peux lâcher la croyance egotique que j'ai raison.

Alors l’ego, si j'aspire à la Vérité, va s'effacer.

Et je peux réaliser mon identité avec Brahman

Tous mes désirs personnels se dissipent.

Je me suis élevé au-dessus de mon egocentrisme

Il n'y a plus qu’une joie infinie, sans limite.

Je suis passé de yoga-vedanta-tantra, à Purna.

Il n'y a pas d'autre vérité que de pardonner, s'excuser et aimer.

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