Il existe un réseau appelé "les maisons de paix", où des personnes s'engagent à créer une culture de paix en commençant par leur propre vie, leur conscience, leur maison. Leurs actions, leurs attitudes, leur pensées se veulent non-violentes.
Elles sont sont libres et indépendantes, cependant reliées par 7 principes et piliers fondamentaux, qui sont les points d'ancrage et d'identité du mouvement.
"Nous, maisons de paix , sommes voués à la reconnaissance et à la promotion des principes suivants affirmant comme essentiel de développer au quotidien dans notre vie:
- 1) les valeurs du coeur : partage, pardon, patience, fraternité...
- 2) une pensée libératrice, non basée sur la peur, ou des croyances qui divisent.
- 3) les choix d'un mode de vie simple, responsable et cohérent.
- 4) des comportements nourris de justice, de non-violence et de bienveillance active.
- 5) le ressourcement personnel régulier par le silence méditatif.
- 6) une vision optimiste et confiante dans le sens de l'évolution du monde.
- 7) une compréhension réelle de la complexité humaine qui ne se réduit pas à une dualité bien/mal.
Ces 7 principes animent nos engagements. Ils constituent la base d'une éthique, que chacun adapte selon sa particularité. Ils explicitent les priorités et la cohérence de notre réseau.
Rappelons que notre initiative est basée sur la conviction que:
l'individu est l'acteur du changement de la société. Tout changement réel dans la société implique d'abord un changement profond en l'individu."
Chacun est responsable de la paix ou de la peur qu'il transmet.
Les Retraites spirituelles s’enracinent au cœur de la vie. Ainsi dans l'ashram de Puri, Patrick alterna pratiques de yoga, lectures religieuses et expériences spirituelles, mais aussi temps d'ermitage dans une petite hutte, loin de la ville.
Lorsqu’il s’adonna à la lectio divina des saints et mystiques d'orient et d'occident, il lui vint le désir de devenir comme ces saints, pour la gloire de Dieu.
Lors de ses séjours en Europe, il vivait souvent des périodes de solitude, en Ardeche et en Ariège
C’est ainsi que naquît l'étude phénoménologique des expérience des pratiques spirituelles. De ces notes et expériences sortira après de longues années, les "pratiques" dont le but est d’approfondir la relation divine et l'éveil sur le chemin de la liberté intérieure.
Dès lors, ces écrits ne cesseront d’affiner ses façons de prier, de méditer, de contempler, afin de mieux ajuster sa vie à la suite joyeuse du Divin.
De l'Accompagnement aux Retraites chez soi, c'est tout le parcours de l'Eveil spirituel qui est présenté.
Les Yoga Sūtra sont l'ouvrage fondamental du yoga. Ecrit par Patanjali, ce texte est composé de 196 aphorismes.
La date exacte de création de cet ouvrage est estimée entre le 1er et le 3e siècle.
Dans son ouvrage Patanjali présente les moyens pour atteindre la libération par une maîtrise parfaite de soi, en décrivant aussi les possibles obstacles sur ce chemin du yoga.
La libération se réalise alors en suivant les 8 piliers, ou étapes, du yoga :
1. Yama – les commandements moraux au caractère universel (la vérité, l’absence de violence, d’avidité, de désir ou d’appropriation, la retenue)
2. Niyama – les observances, c’est à dire des disciplines personnelles de vie, qui servent à la purification de soi (pureté, contentement, discipline, étude, consécration au divin)
3. Āsana – les postures
4. Prāṇāyama – la respiration
5. Pratyāhāra – le détachement des sens et des objets extérieurs
6. Dhāraṇā – la concentration
7. Dhyāna – la méditation, c’est à dire une concentration prolongée
8. Samādhi – la culmination de la méditation, un état suprême de conscience correspondant à l’union avec son objet de contemplation ou bien à l’union de l’esprit individuel avec l’Esprit divin.
Par une pratique consistante (Abhyasa) de ces piliers et un détachement des désirs (Vairagya), l’harmonie et la tranquillité d’esprit sont établies et maintenues.
Voici les 3 premiers sutras de ce texte:
1. Voici l’enseignement traditionnel du Yoga
2. Le yoga consiste à suspendre l’activité psychique et mentale.
3. C’est alors que "le voyant", le Soi, révèle sa propre nature.
L'Atma yoga invite à grand voyage: celui vers l'âme, qui se déroule dans le mystère intérieur. Ce voyage est naturel et en même temps exigeant. Car nombreux sont les pièges et obstacles sur ce parcours! L'Atma yoga propose une guidance, une aide, un partage, un compagnonnage, une transmission, un accompagnement, pour réaliser cette grande oeuvre.
La quête suprême vers le bonheur est le retour à soi. Ou plutôt le retour au Soi, à l'âme éternelle, l'Atma qui est Un chez tous les êtres.
Mais la démarche de l'Atma yoga n'est pas seulement de retourner à la conscience de l'Un, mais aussi d'aimer le plan de la diversité (la matière) et de se mettre au service de l'humain pour participer à la force d'Evolution qui anime cet univers.
Le but final est bien le Ré-enchantement du monde, c'est à dire l'Illumination de la conscience humaine qui s'est bien endormie dans la matière.
Il suffit de quelques témoins, sincères, transparents, libres, lumineux, dévoués à la Vérité...accompagnés en vérité, pour qu'une impulsion soit donnée et que la conscience humaine fasse un bond évolutif.
Telle est la caractéristique de l'Atma yoga: quand Douze se donnent tout entierement à la Démarche, l'impulsion est lancée...
L'Atma yoga, dans sa vérité fondamentale, participe à la force-conscience évolutive de cet univers.
Maa laisse les gens libres, simplement elle confirme quand un bon choix est fait. Elle s’occupe des gens autour d’elle, attentionnée à ceux qui ont des difficultés.
Elle a un regard qui transforme et provoque des réactions profondes instantanées. Les entretiens particuliers sont l'occasion d'un renouvellement intérieur.
Elle n’enseigne pas, ne fait pas de discours. Elle répond aux questions (pas toujours) mais le plus souvent reste en silence ou élude carrément les questions purement intellectuelles. Parfois elle répond aussi de façon percutante à des questions simplement pensées, non-verbalisées par un assistant du satsang (j'en ai fait l'expérience plusieurs fois).
"Dans ce monde-ci, ne cherchez pas à gagner beaucoup de notoriété. Toutes sortes de problèmes surgissent alors. Concentrez-vous sur votre sadhana. Si vous êtes en mesure de vivre, tout le temps, la vie de famille dans cet état d’esprit, vous réussirez à n’établir aucun karma nouveau. Actuellement vous êtes seulement en train de vivre l’expérience des karmas anciens, qui ont aboutit à votre naissance. Si vous pouvez vivre votre vie en tenant toujours compte de cela, pourquoi y aurait-il la moindre peur ? Tout advient de la juste façon..."
"La Mère divine prend soin de vous, vous êtes son enfant."
Grand réformateur religieux, de l'hindouisme, Shankara (VIIIe siècle), est l'un des penseurs orthodoxes qui a laissé une très forte empreinte sur la vision spirituelle indienne.
À partir d'une interprétation des Upaniṣhads, de la Bhagavad-Gītā et des Brahma-sūtras, il élabora la doctrine du Non-dualisme absolu ou kevaladvaita, l'une des cinq grandes écoles du Vedanta. La thèse centrale de ce qu'on appellera l'Advaita est l'identité du Soi individuel (atman) avec l'Absolu transpersonnel et universel (Brahman).
L'Advaita vient de la connaissance de soi la plus profonde, qui se révèle en retournant à la source de notre être. C'est le Jnana yoga.
"La Connaissance du Soi, Jnana, est accessible à ceux dont les illusions ont été abolies par les disciplines et qui, avec un mental tranquille et libre de tout attachement, aspirent à la libération.
Comparée à tous les autres moyens, la connaissance est le premier moyen pour la libération. De même qu'il est impossible de cuire sans feu, de même la libération est impossible sans connaissance.
Les rituels et les pensées ne peuvent dissiper l'ignorance. Mais la connaissance, sûrement, détruit
l'ignorance, de même que la lumière détruit la plus dense obscurité." (Shankara)
"Bien que le soi soit en tout temps et dans toutes choses, il ne peut briller nulle part, sauf dans la conscience pure, tout comme une réflexion ne peut apparaître que sur une surface polie." (Shankara)
Shankara a établi six critères pour transmettre la connaissance sacrée :
- avoir été un étudiant auprès d'un maitre en voie de réalisation spirituelle (brahmachari)
- être généreux (dhanadayi),
- être érudit (medhavi),
- respecter les prescriptions védiques (notamment le principe de l'ahimsa, la non-violence),
- être digne d'affection (priya),
- et être capable d'enseigner par le biais de la connaissance acquise (vidya)
Selon l'Atma yoga, il y a ma vérité, ma vision des choses, ma compréhension, qui me semble juste (mais qui est subjective, relative) et LA VERITE, conscience divine, absolue et lumineuse, qui est au-delà de toute mes compréhensions et perceptions… !!
La vérité personnelle est établie sur la base de la perception des cinq sens et du mental. Elle est basée sur des opinions et des perceptions. Cette conscience voit le formes, mais non sa nature véritable.
La Vérité absolue est au-delà des phénomènes! Elle est au-delà des opinions, des perceptions et des croyances.
Au niveau atmique, les deux vérités sont identiques. Au niveau relatif, les deux vérités sont distinctes. L'esprit illusionné ne fait pas la distinction entre réalité relative et réalité absolue. La vérité absolue est celle que réalisent les Êtres éveillés, la vérité relative est celle qui guide les êtres plongés dans l'illusion et l'ignorance.
Le jour où vous avez réalisé cela, alors votre conscience s’ouvre. Et le Divin peut emplir votre cœur. Et votre vie s’ajuste naturellement à La Vérité.
Et lorsque vous êtes ajusté à la Vérité votre vie devient simple, très simple. Il n’y a plus de complications. La paix règne dans votre conscience.
Un être qui vit dans la Vérité est clair, sa vie est simple, il est dans la bienveillance même s'il peut etre exigeant. Ces paroles sont apaisantes. Il n’est pas egoiste, car il a découvert qu'au delà de l'ego est une Réalité tellement merveilleuse qu'il n’attend plus rien des autres ni n'est soumis aux illusions du grand jeu du monde. Son bonheur jaillit de l'intérieur. Il accueille chaque jour avec gratitude. Il devient serviteur de la Vie.
Le chemin du retour à Dieu est un chemin d'intégration de tout ce qui est en nous, et aussi de renoncement du mensonge, de l'illusion et du superficiel. C'est une voie d'ouverture du Coeur et d'abandon au divin.
C'est une voie qui transforme notre chaos intérieur en supra-conscience. Une voie d'accomplissement, car l'être humain n'est pas achevé, loin de là. Sa destinée étant d'accueillir la présence divine dans son Coeur et son corps, c'est essentiellement une voie de purification.
C'est aussi un chemin d'unification entre tous les aspects de soi. Cette unité est amour. Amour qui agit en soi et au-delà de soi, qui rayonne partout. Amour qui est énergie de transformation intérieure et qui modifie radicalement notre relation au monde.
Cette réalisation peut prendre du temps à émerger. C'est une épreuve de vérité.
Et parce que nous sommes des êtres incarnés, il nous faut passer par des rencontres et des situations qui sont autant de transformations dès que nous sommes prêts à les appréhender.
L'amour n'est pas ce que l'on pense ou l'on croit. C'est à nous de faire le pas, d'ouvrir notre coeur, c'est dans notre vie de tous les jours que chaque pas se fait. C'est avec nos parents, nos enfants, notre conjoint(e), nos amis, et surtout nos ennemis que cela se joue.
C'est de l'amour dont le monde a le plus besoin. C'est un feu qui doit se manifester, une vibration d'un autre ordre, quelque chose que l'on ne connaît pas mais que nous possédons déjà en nous, et qui ne demande qu'à s'éveiller, pour dissoudre les barrières qui nous enferment sur nous-même.
Très jeune, je savais qu'il existait une autre réalité, mais je vivais cela sans en parler. C'est à 24 ans que je fus conduit à rencontrer, en Inde, mon Maître, ma mère spirituelle: Maa. Celle qui m'éveilla.
J'étais desespéré à ce moment là quand elle me révéla, j'en fis l'expérience, qu'au dela de ma souffrance existait un état de conscience totalement pur et lumineux.
"Puis-je connaitre cela tout le temps? lui demandais-je
- Oui, me répondit-elle.
- Pouvez vous m'apprendre?
- Oui "
Dès lors sous sa guidance, la sadhana (le processus d'Evolution spirituelle) commença. Avec patience, persévérance et confiance (et parfois un peu de révolte) je me consacrais à cette éducation. Kriya yoga, Jnana Yoga, Bhakti yoga puis Atma yoga... Je n'étais pas conscient de l'enjeu de ce travail.
Je ne séjournais pas continuellement à l'Ashram, même si j'y passais la majeure partie de mon temps. J'étais curieux de voir comment ça se passait ailleurs. De nombreux pèlerinages accompagnées par la main de la Providence, me conduisirent auprès de plusieurs saints, de diverses religions,mais je revenais toujours auprès de Maa. Elle était ma source, mon soutien, ma référence, mon maitre, ma Mère, mon tout en Tout.
Puis un jour, à mon départ de l'ashram pour revenir en France, je ne m'y attendais pas, Maa déclara : "Mon enfant ! Tu as fait le tour des voies spirituelles, acquis la connaissance et l'expérience. Tout ce que j'avais à t'apprendre a été accompli, c'est à toi maintenant de transmettre la sadhana".
Je ne compris pas (ou ne voulut pas entendre ) ses paroles.
Quelques mois plus tard Maa quittait son corps.
Je m'étais installé pendant 18 ans dans la posture de l'enfant, abandonné à sa Mère, et plutôt insouciant quant au reste de ce qu'il se passait. Je n'avais pas compris qu'un enfant grandit.
Il me fallut encore quelques années pour accepter et réaliser les derniers mots de Mère.
J’ai passé des années à vivre et comprendre et réaliser la Sadhana de Mère, puis, à me battre pour garder intact et authentique son Message. Message alors novateur, tel un nouvel évangile de l'Advaita. Dans l'ancien temps l'ego était un problème et on mettait l'accent sur ces imperfections et la nécessite de s'en libérer pour trouver la plénitude d'être. Dans l'avenir l'ego sera vu comme une merveille contenant tant de possibilités divines.
Tout dépend du regard que l'on porte.
L'Ancien était dans un rejet du négatif, le Nouveau se trouve dans l'illumination du potentiel divin de l'ego. Et l’essentiel reste à faire : le corps-mental humain a un avenir lumineux. En lui une Vie nouvelle, une deuxième Vie pour la Terre et pour les hommes va prendre naissance.
J’avais reçu un Secret, une réalité encore mal-connue. Allait-elle être engloutie une fois de plus sous les masques d’une « conformité » ou d’une autre ?
Là s'est vue la mise à nu d’une vieille perception, devenue une mode de pensée qui ne connaît ni son commencement ni son But. L'adhésion à un message incomplet a plut facilement aux chercheurs paresseux. La découverte de la pensée neo-advaitique est devenue un nouvelle "vérité", inconfortable, n'apportant aucune vérité transcendantale. L'ego devint un sujet de tension.
Pourtant le commencement d’une Vie nouvelle est possible quand tout est remis en question. Car une deuxième Vie pour la Terre et pour les hommes est possible. Lorsque la totalité de l'ego sera comprise...
En utilisant le symbolisme Hindou, l'union de Shiva et Shakti conduit au Samadhi et en langage chrétien : Quiétude + Dévotion = Onction
Quant à l'Eveil, c'est autre chose. C'est le fruit d'une maturité où l'ego se dissout. Cela peut advenir par le feu de l'Amour ou par le total dépouillement de la Sagesse impersonnelle.
Le 20 janvier 1948, lors de la réunion de prière qui se tient dans les jardins de la Birla House à Delhi, une forte explosion se produit à une vingtaine de mètres de l’endroit où se trouve Gandhi. Madalal Pahwa, un hindou réfugié du Pakistan, vient de faire exploser un morceau de coton-poudre. Gandhi, croyant qu’il s’agissait de soldats s’exerçant au tir, parvient à maîtriser le mouvement de panique de son auditoire et, le calme revenu, la réunion de prière peut se poursuivre normalement. Pahwa avait été arrêté et remis à la police. Il n’était pas seul à avoir pénétré dans la Birla House. Quatre hommes l’accompagnaient et ils étaient tous décidés à tuer Gandhi auquel ils reprochaient sa sympathie envers les musulmans qui, selon eux, portait un grave préjudice à l’hindouisme et à la nation indienne. L’explosion n’avait pour but que de créer la confusion afin de faciliter la tâche des meurtriers qui devaient jeter des grenades sur Gandhi. Mais ceux qui accompagnaient Pahwa prirent peur et renoncèrent à mettre leur projet à exécution. Le principal instigateur du complot était Nathuram Godse. Âgé de trente-sept ans, Godse était le rédacteur en chef d’un journal de Poona. Il appartenait à la caste des brahmanes et il dénonçait la politique conduite par Gandhi au nom d’un hindouisme extrémiste. Lorsqu’on lui remet un rapport de la police sur Madanlal Pahwa, Gandhi dit au policier qu’il ne nourrissait aucune animosité contre le jeune homme et ne voulait pas qu’il soit puni :
"Nous n’avons pas le droit de punir une personne parce que nous la trouvons mauvaise ; nous devons au lieu de cela la gagner par l’amour".
Le 21 Janvier, à l’issue de la prière, Gandhi mentionne l’incident de la veille:
N’éprouvez aucune haine pour le responsable. Il était convaincu que je suis un ennemi de l’hindouisme. N’est-il pas dit au chapitre 4 de la Gîta que, lorsque les êtres malfaisants deviennent trop puissants et mettent en péril le dharma, Dieu envoie quelqu’un pour les détruire ? Celui qui a fait exploser la bombe pense manifestement qu’il a été envoyé par Dieu pour me détruire.
L’échec de la première tentative ne découragea pas les conjurés qui décidèrent de nouveau de passer à l’action. Le 30 janvier, vers 17 heures, Gandhi sort de la Birla House pour se rendre à la réunion de prière. C’est alors que Nathuram Godse s’avance vers lui, s’incline vers lui comme en signe de respect, sort son revolver et tire trois balles, deux dans le ventre et une dans la poitrine. Gandhi joint les mains, prononce les mots « Rama, Rama », l’une des incarnations de Vishnou, et meurt aussitôt. L’assassin est maîtrisé et arrêté.
La religion de la non-violence
C’est ainsi que Gandhi est mort victime d’un dieu armé dont la représentation est fondée sur la conception orthodoxe de l’hindouisme. Gandhi ne pouvait que récuser avec force une telle représentation. Dans sa quête de Dieu, il en était arrivé à substituer à l'affirmation religieuse : "Dieu est la vérité", la proposition suivante : "La vérité est Dieu". Il y a plus qu'une nuance entre les démarches impliquées par ces deux formulations. Celui qui pense que "Dieu est la vérité" considère qu'il lui suffit de donner foi à la parole de Dieu révélée par sa religion pour posséder la vérité. Il se persuade alors facilement que quiconque refuse de croire à cette révélation est dans l'erreur. Et, pour défendre la vérité et combattre l'erreur, il se fait un devoir non seulement de pourfendre les hérésies, mais de livrer bataille contre les hérétiques. Le risque est donc grand que la proposition "Dieu est la vérité" devienne une affirmation totalitaire qui engendre la guerre sainte. Gandhi fait remarquer qu'en effet "des millions d'hommes se sont emparés du nom de Dieu et ont commis d'indescriptibles atrocités au nom de Dieu. »
Pour moi, précise-t-il, quand vous voulez trouver la vérité en Dieu, la seule voie est l’amour, c’est-à-dire la non-violence.
Penser que "la vérité est Dieu" implique une tout autre démarche intellectuelle et spirituelle. Car, alors, la vérité ne se fait pas connaître à l'homme par une révélation extérieure, qu'elle oit d'un écrit ou d'un Gourou, mais par une exigence intérieure qui s'exprime par la "petite voix tranquille" de sa conscience. Gandhi affirme ainsi le primat de la raison sur la religion et il entend juger lui-même de la vérité des textes sacrés selon les exigences de la raison. Ainsi Gandhi est-il "fermement persuadé qu'il n'y a d'autre religion que la vérité." Dès lors que la vérité est Dieu et qu'il n'existe pas d'autre chemin qui conduise à la vérité que celui de la non-violence, il en résulte que "le seul moyen de connaître Dieu est la non-violence.
Peut-on résumer en quelques mots le cœur du message de Maa, celui annoncé et vécu par son disciple Priyananda? Trois mots pourraient le résumer : révélation, béatitude, grâce.
Révélation : Maa me fit découvrir le coeur de Dieu, un Dieu amour et exigeant, un Dieu proche et «maternel», qui révèle progressivement son lien unique avec chacun de ses enfants.
Béatitude : l’Ananda résume la voie de Maa et synthétise son message. Elle proclame bienheureux, les doux, les confiants, les motivés. Ses Béatitudes sont des appels à vivre selon la lumière de la Vérité.
Grâce : c’est l’indication majeure qu’elle répétait. « Préparez-vous à recevoir Ma Grâce, préparez tout votre être si vous voulez vraiment La recevoir ».
L'Atma yoga est la voie de l'Etre, l'Atman, une voie au service de l'Evolution de la conscience. Elle nous invite à écouter dans les profondeurs du coeur, et à répondre à l'Appel du Grand Silence. Et cette réponse sera l'engagement de tout l'être dans le processus évolutif. Cette voie n'est tracée que de confiance et d'amour. Ce qu'il nous faut c'est accueillir La Présence divine, se livrer à sa Grace. Puis devenir son pur instrument.
Je suis le petit enfant de La Mère. Seule la relation d’amour et de vérité, et non de savoir ou de pouvoir, m’attire. Je suis ainsi et pourtant je suis tout autre... tel un miroir qui reflète ce qui est... L'univers entier vient de la Mère, parce qu'elle est la Mère Universelle. Le monde entier se souvient d'elle parce qu'elle est la Mère du monde. Parmi tout, je me souviens d'elle parce qu'elle m'a nourri et se souvient de moi. Elle est en moi et responsable de mon devenir, car je suis en Elle.
LA VOIE DE JESUS
*
"Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent"
*
"«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»
*
«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.»
*
"Convertissez-vous, changez totalement d'attitude, car le royaume des cieux est proche."
"Satyam Ritam, tout l'Atma yoga
se trouve dans ces deux mots."
« Je ne suis pas venu pour accomplir des miracles, mais pour accompagner mes enfants sur le chemin de l'Atma yoga » (Maa)
"Ce que je vous donne est l'Atma yoga, pas le Bhakti yoga avec les bhajans et tout ça."(Nisargadatta Maharaj)
"Je vais te révéler la connaissance de l'Atma ainsi que l’illumination, de sorte que, quand on la connaît, il n’est rien qui reste à connaître. (Bhagavad Gita 7.02)
"Les sages accordent une grande importance à l'Abandon à Dieu, et assurent que par cela Il se révèlera à vous: c'est la voie de l'Atma yoga." (Swami Sivananda)
"l'Atma yoga, c'est la voie sublime" (Satya Sai Baba)
"Après avoir réalisé le but de l'Atma yoga, le sage continue à pratiquer la méditation, non pas pour lui-même, mais pour le bénéfice de l'humanité... et l'ultime méditation c'est quand la conscience de l'Atma est présente naturellement." (Swami Gnanananda)
"Le vrai Yoga, est vraiment l'Atma-Yoga, la relation avec le maitre." (Durgadas)
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"JE SUIS VENU RAPPELER CE QUI A ETE OUBLIÉ : L'AMOUR DIVIN."
"Le grand moyen d’entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c’est de se livrer a notre bon Dieu... Mais qu’est-ce que « se livrer »? ... Se livrer, c’est plus que se dévouer, c’est plus que se donner, c’est même quelque chose de plus que s’abandonner à Dieu. Se livrer enfin, c’est mourir à tout et a soi-même, ne plus s’occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu." (Thérèse Couderc)
« Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. Et entre les deux, ma vie s'écoule » (Nisargadatta)
"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur et d'écouter de coeur à coeur. C'est la meilleure forme d'Upadesha" (R.Maharshi)
"Celui qui s'engage dans l'Atma yoga doit commencer par la purification du mental" (Ramanuja)
"“La connaissance conduit à l'unité comme l'ignorance mène à la diversité.” (Ramakrishna)
"Maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. " Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon ami et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. (Krishna)
*
Derrière les apparences de ce monde existent d'autres réalités.
A la source de tout cela se trouve une conscience infinie.
Nous sommes les enfants de cette conscience infinie qui est amour miséricordieux
Livres
"Celui qui sait que l’univers est identique au Soi et qui considère le monde entier comme étant le jeu du Divin, celui-là étant toujours uni à la Conscience universelle, est sans aucun doute, libéré dans cette vie même." (Spandakârikâ, Nisyanda)
"La Libération n’est possible, que parce que fondamentalement,samsâra et nirvâna sont Un."
Quand l'ego s'efface, toutes les difficultés cessent.
L'ego n'est qu'un vétement. Toute vie est Une - et c'est toi-même.
C'est l'engagement qui est important, et non la prétendue qualité du chemin.
Râmakrishna dit : En ajoutant des zéros, on peut élever le chiffre « un » à n’importe quelle valeur – mais ces mêmes zéros ne vaudront rien par eux-mêmes si ce chiffre « un » est omis. De même, aussi longtemps que l’âme individuelle n’est pas unie à Dieu, elle n’a aucune valeur, car toutes les choses d’ici-bas n’en prennent que dans la mesure où elles sont en contact avec Dieu. Dieu seul, au-delà de ce monde, est la personnalité qui peut conférer de la valeur. Le jîva gagne donc tant qu’il travaille pour le Seigneur et s’attache à Lui. Si, au contraire, il laisse Dieu de côté, tout en travaillant avec succès pour sa propre gloire – il n’en retirera rien.