Au cours d'un parcours spirituel nous voyons d'abord un état "chercheur", puis un état "aspirant" qui conduit à l'étape "initié" L’initié suit alors une voie spécifique et deviendra un jour "disciple", s’il est prêt à s’engager à fond dans la quête, c'est a dire à défricher son terrain avec patience et complète humilité… comme un petit enfant.
"Car le Royaume des cieux est pour ceux qui sont comme les petits enfants." (Jésus)
Cette humilité simple des petits enfants qui ne jugent pas, est une condition essentielle pour retrouver la source divine, dont la porte s'ouvre avec l'initiation.
« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez certainement pas dans le Royaume des cieux ».
L'initiation est aussi le signe visible de l'entrée dans une lignée spirituelle qui se poursuit d'âge en âge, et conduit au Royaume.
Une initiation spirituelle est un acte de naissance à une nouvelle vie.
Recevoir une initiation n'est pas une procédure magique ni énergétique, c'est réellement une nouvelle étape de vie qui est stimulée, un engagement transcendé par la Foi, un chemin de conversion, une metanoïa, un retour a la Source.
Une vie de moins en moins gouvernée par l'ego et ses rêves, et de plus en plus vibrante du St Esprit, Adipurusha.
Une initiation est une offrande de soi à La Source.
Il y a un nouvel état de conscience à intégrer, il y a des engagements à tenir et réaliser, il y a un don de soi à vivre, un don de son ego et abandon de toutes ses certitudes, pour s'ouvrir à la Nouveauté. C'est un processus de toute une vie.
Mais une initiation est aussi et avant tout un pacte d'amour entre deux êtres, qui engage sur l'éternité.
Après ou avant l'initiation, des épreuves se manifestent pour purifier la conscience. Il y a un combat a mener parfois. Des chamboulements se vivent.
Cela est inévitable pour se libérer des illusions et idéaux de l'ancienne vie, pour entrer dans la vérité de ce qui est.
Peu de personnes parviennent à voir et comprendre et vivre cela dans la profondeur et dans la durée.
L'orgueil spirituel est toujours là, tapis, prêt à dire "j'ai raison", "je sais mieux", "je fais comme je sens"... ! Et une coupure se fait avec l'Unité.
Pourtant une merveille indescriptible peut advenir pour les personnes réellement humbles et fidèles.
Devenir disciple c'est s'engager sur la voie de l'abnégation et du service.
Merveille pour les cœurs purs et les simples en esprit.
Devenant serviteur, une grande douceur surviendra.
Dans la Bible on trouve l’idée que le doux recevra l'héritage de Dieu. Le doux reste paisible et simple. Le doux accepte le temps de Dieu.
L'initiation spirituelle est l'entrée dans ce chemin de douceur, où tout devient plus simple.
Simplicité, légèreté, douceur, rire, sont le signe de la Grace de l'Atman.
L'initiation spirituelle est en vérité, et avant tout, une transmission d'amour.
"Mes enfants, cessez de critiquer et condamner les autres, parce que vous ne connaissez pas ce qu'il se passe en leur cœur, vous ne connaissez pas le degré de souffrance, ni de sincérité, ni de tensions, que les autres peuvent vivre. Cultivez l'Ahimsa."
Chaque être vivant a besoin d'acceptation, d'attention, de bienveillance, de pardon, de soutien...
Tout ego veut avoir raison. Quand cette volonté cesse, une grande beauté se révèle.
L'Atma yoga est la petite voie ensoleillée de celles et ceux qui n'ont pas raison, mais vivent l'Ahimsa, la joie d'aimer.
Devenir disciple n'est pas un chemin de dilettante. Devenir disciple implique de passer quelques "épreuves" nécessaire de foi et d'humilité, qui vont inévitablement bousculer l'ego et ses certitudes.
L’Eveil spirituel est un processus de transmission, qui se vit entre deux êtres.
La foi, la fidélité, le don de soi et l’Abandon sont les éléments indispensables à cette transmission.
Mais cela ne peut se vivre que dans l’humilité.
Nulle autre nécessité n'est requise en vérité que l'humilité.
L'engagement spirituel authentique est le fruit de la totale humilité.
L'orgueilleux change d'avis selon les vents. L'orgueilleux veut avoir raison. Il va selon ses désirs et raisonnements tout en pensant être juste. C'est ainsi...
Jésus mettait souvent en garde contre l’orgueil. Lors d’un dîner dans la maison de l’un des chefs des pharisiens, Jésus a remarqué que les personnes qui étaient assises à table pensaient qu’elles étaient meilleures les unes que les autres. Il leur a enseigné une parabole, puis a dit : « Quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé » (Luc)
Quiconque croit mieux voir, mieux comprendre, mieux se comporter, s'élève de lui même...
Ce n’est que dans l’Ahimsa : l’Amour avec l'humble bienveillance, la douceur et le pardon, et non dans l’égocentrisme et le jugement que la lumière apparaît. C'est ainsi...
Lorsque ses disciples lui ont demandé : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? » Jésus a appelé un petit enfant pour qu’il vienne à lui et les a réprimandés en disant: « Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux » (Matthieu).
Dès sa naissance, Jésus a enseigné l’humilité par ses actes. Le grand Créateur de toutes choses a condescendu à naître dans la situation la plus humble. Il est entré dans la condition humaine et mortelle, dans un abri pour animaux et on l’a couché dans une crèche, mangeoire pour les animaux. Les premières personnes qui sont venues le voir étaient d’humbles bergers. Ils furent les premiers à le reconnaitre.
Tout devient divin pour le cœur humble, car il peut reconnaitre le Christ.
Quand le cœur se donne à la Voie, des forces nouvelles entrent en jeu dans nos vies. Et même si des épreuves doivent être transcendées, l'Aide est là. Alors la lumière divine illumine le cœur et la grâce du St Esprit ou du Paramatman peut agir.
Les cours de l'Atma yoga préparent cette évolution de conscience.
Ainsi même si Vous n'etes pas toujours conscients de qui ou de ce qui «déplace les pions», la vie possède une finalité, et chaque étape de notre cheminement a quelque chose à nous apprendre.
Devenir disciple n'est pas juste juste étudier un enseignement ni se référer à une voie ni recevoir une initiation.
C'est une attitude intérieure d'humilité, qui se vit dans une relation de confiance, entre deux personnes pour cheminer ensemble vers un objectif clair: une évolution spirituelle.
Cette évolution implique de cheminer humblement dans les profondeurs de la conscience et dans les aléas de la vie.
Un accompagnateur n'est pas forcément un maitre, mais il a été disciple, il transmet son expérience. Un maitre lui transmet un feu.
Maitre, accompagnateur et disciple sont humains, imparfaits, apprenant sans cesse.
Le maitre n'est qu'un éclaireur qui aide à trouver en chacun la lumière intérieure.
Le disciple apprend à cultiver l'attention pure et l'amour, pour trouver la lumière intérieure.
Il y a un processus de reconnaissance qui se vit.
Le disciple s'ouvre à une personne qui va l'aider, l'éclairer. Mais cette personne n'est pas l'important.
Ce qui importe est l'ouverture intérieure, qui permet une transmission.
Mais avant de devenir disciple il y a tout un temps d'apprentissage.
Satyam est la vérité intemporelle, la vérité de ce qui demeure au delà des mouvements du temps.
Ritam est la vérité temporelle qui varie et fluctue au fil du temps.
Il y a souvent confusion entre les deux.
Un message peut transcender le temps qui passe, sans être altéré. Mais un messager est affecté par les épreuves et tribulations du temps.
Il importe de discerner et de distinguer le message du messager, disait Krishnamurti.
Il est primordial de faire la distinction entre les deux. L'erreur est pourtant vite commise de confondre le message et le messager.
Un messager n'est pas parfait, nul ne l'est en vérité. La perfection n'est qu'un idéal, un rêve.
Par exemple, pour un bouddhiste la perfection est l'équanimité, le self-control, le calme, la modération, la sérénité. Jésus ne correspond pas du tout à cet idéal de perfection !
Jésus était il parfait quand il engueulait violement ses disciples, était il parfait quand il donna encore plus de vin à la noce, était il parfait quand il se mit en colère dans le temple, était il parfait quand il laissa Madeleine gaspiller un flacon de parfum précieux et essuyer ses pieds de ses cheveux, était il parfait quand il pleura de tristesse devant le tombeau de Lazare, était il parfait quand il eut peur a Gethsemani ?
De même, de nos jours certains "spécialistes" critiquent Amma, d'autres admirent Amma. Au dela des opinions, il y a ce qui est. Et la Vérité n'est rien d'autre que ce qui est.
Un messager peut être fragile, surprenant, maladroit, voire incohérent parfois. Mais un message a sa valeur intrinsèque qui vient d'au delà du messager. Le discernement est nécessaire.
La pureté et la puissance du message viennent d'au-delà du messager.
Beaucoup partagent des messages merveilleux dans ce monde, chaque messager reste pas moins humain. Heureusement d’ailleurs! C'est ce qui permet d’évoluer. Aucun messager n'échappe à la loi d'évolution.
Bien sûr, tout message est forcément teinté de la personnalité et du vécu du messager! Mais en AUCUN CAS il ne faut les fusionner.
Le message est Parole, le message est le chemin.
Ne l’attache pas trop à la personnalité du messager. Ce n'est pas la personne qui compte.
Le message est plus important que le messager.
l'Amour, qui est pardon, est plus important que les idéaux et les projections sur ce que devrait être la Vérité.
Le pharisien juge et condamne ce qui est. Jésus accueille et pardonne ce qui est.
Dans l'Atma yoga le discernement est de rigueur, entre ce qui est et ce que l'on rêve de ce qu'il devrait être.
Il n'y a aucun désaccord quand vous voyez une chose telle qu'elle est. Il y a désaccord et division quand vous avez des opinions sur ce que vous voyez !
Vous cherchez toujours à unifier ce qui est et ce qui devrait être ; et par là vous donnez naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes vos énergies.
Dans la vision unitive, la perception de la vérité ne peut venir s'il n'y a conscience d'amour et de pardon, tel que Jésus le montra. La vérité se révèle dans l'accueil de ce qui est, pas dans l'attente d'une perfection idéalisée.
Un esprit mûr ignore la comparaison, l'idéalisation, le jugement, la condamnation.
Aucune vérité ne peut se percevoir sans l'amour du cœur qui comprend, et pardonne.
Qui voit réellement la vérité éprouve une grande compassion face tout ce qui est humain.
"Mes bien-aimés, ne confondez jamais le message de la Parole et le messager qui vous l'apporte. On ne suit pas une personne, on suit La Parole" (Frère Foucault)
Le message est le chemin. On avance sur un chemin. Chemin éclairé par un messager!
L'humilité est un état d'être qui consiste à reconnaître avec simplicité et vérité ses limites, ses erreurs et ses faiblesses sans chercher à se mettre en avant ou vouloir avoir raison.
L'humilité est le sentiment de sa propre insuffisance qui pousse à dépasser tout mouvement de vouloir, d'orgueil, ou de la croyance en "j'ai raison".
C'est une attitude, assez rare en vérité, qui se dévoile dans la tolérance, le respect envers les autres, la simplicité, le pardon.
L'orgueilleux est dans le jugement, l'humble est dans l'accueil et le pardon.
Jésus a expliqué la beauté du pardon: "va je ne te condamne pas.". Mais le pharisien empli de son orgueil et attaché à la loi morale n'a pas de cœur et condamne.
L'humilité est une vertu tres importante dans les religions, car elle permet de cultiver le pardon (plénitude de l'amour) et la compassion envers les autres, ainsi que de favoriser la croissance personnelle et spirituelle.
Être humble signifie reconnaître avec gratitude notre dépendance vis-à-vis du Divin, comprendre que nous avons un besoin constant de son soutien et ne pas se mettre juge des autres.
L’humilité est la reconnaissance que nos talents et nos capacités sont des dons de Dieu. Ce n’est pas un signe de faiblesse, de timidité ou de crainte, c’est une indication que nous connaissons la source de notre vraie force.
Nous pouvons être à la fois humbles et sans crainte. Nous pouvons être à la fois humbles, sereins et soumis à de multiples critiques.
Cette clé de la bhakti de l'Atma yoga va nettement à l’encontre de tout jugement égotique qui dirait: « je sais ce qui est vrai et tout ce qui n'y ressemble pas est mensonge».
Comme si, il y avait un critère absolu de ce qui est vrai ou faux, de ce qui est amour et de ce qui n'est pas amour.
Le sanskrit définit deux mots pour parler de vérité: "satyam", ce que nous cherchons dans l'atma yoga: la vérité intemporelle, et "ritam", la vérité relative qui correspond à nos critères personnels et subjectifs.
Tres peu de personnes comprennent la différence qui est expliquée continuellement dans les Upanishads: fondement du vedanta.
De tels discours sur l'intemporel peuvent sans doute interpeller une personne qui a été blessée par des mensonges, et entretient une vision fortement biaisée de la réalité et du vrai.
Quelle que soit la perception que nous avons de nous-mêmes, le fait est que tout être incarné est à la fois grand et petit.
Quoi qu’en disent nos parents, nos proches, nos amis ou nos ennemis, nous sommes tous foncièrement merveilleux et exceptionnels, puisque nous sommes tous "enfants de Dieu".
Un minimum de vérité divine (satya) nous oblige à reconnaître que nous sommes tous également (en tant que personne egotique) insignifiants à l’échelle de l’humanité, de la planète et de l’univers. Cette petitesse ne nous rabaisse en rien, pas plus que celle d’un diamant ne lui enlève sa valeur par rapport à toutes choses plus grandes que lui, de sorte que nous n’avons nullement à nous en désoler. Reste qu’il est sain d’avoir l’humilité bien sentie d’admettre que nous ne sommes pas seulement formidables, mais aussi insignifiants.
C’est cette humilité que cultive l'Atma yogi. Celle de ne jamais oublier que nous faisons partie intégrante de quelque chose d’infiniment plus grand que nous. Que chacun de nous n’est qu’un atome participant à l'harmonie de l’immensité du Divin.
Que ce soit dans le christianisme ou l'hindouisme, la notion de sacrifice est présente et constitue même l'ultime accomplissement.
Les voies du yoga parlent de vairagya : "renoncement" ou "détachement".
Le culte ritualisé de la puja est appelé "sacrifice" ou "offrande", tout comme la messe catholique. Mais la vraie démarche est toute intérieure.
"Il ne s'agit pas de renoncer au monde..." nous dit Ma Anandamayi, mais de se libérer de l'egocentrisme afin "d'ouvrir la porte pour Le voir, Lui, le Soi illuminé".
Il s'agit d'une démarche de dépassement de l'ego et de ses demandes, qui s'impose quand l'amour et la quête de vérité sont intenses dans le cœur.
L'éveil, la réalisation de Dieu sont des expressions qui indiquent la libération de l'ego.
Ce ne sont pas uniquement des expériences d'extase joyeuse, mais un renoncement aux désirs de l'ego.
Il y a une transformation radicale de la conscience humaine qui se produit et cela passe par un réel renoncement/sacrifice des multiples attachements/plaisirs terrestres qui renforcent l'ego.
Une force d'amour immense (comme l'avait Thérèse de Lisieux par exemple) peut nous y conduire.
L'amour immense rend capable des sacrifices les plus nobles, mais un sacrifice accompli sans amour ne sert à rien.
Celui qui aime vraiment, qui aime de tout son cœur, a la folie, ne s’arrête pas face à la perspective de la souffrance : il accepte de se priver pour communier de toute son âme, de toute son essence avec l'être aimée.
"Le renoncement viendra spontanément pour nous rendre capables d accepter quelque chose de supérieur." (Ma)
Mais ce renoncement est, dans sa vérité, tout intérieur.
” Bien des gens pensent qu’on ne peut pas arriver à la perfection spirituelle en menant la vie de famille. Qu’y a-t-il de vrai l`a dedans? Dans un cœur battu par tous les courants changeants de la vie de famille, il s’élève une aspiration profonde pour l’aide Divine, beaucoup plus que l’on n’en trouve généralement dans la vie d’un ermite centré sur lui-même. ” (Ma)
Vivre, en vérité , c'est sentir son âme, toute son âme, l'Atman. C'est aimer, aimer de toutes ses forces, toujours, jusqu'à la fin, et jusqu'au don de soi.
"Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive." (Jésus)
De ce don total de soi surgit une transfiguration, une explosion de plénitude.
Le sacrifice c'est le gland qui accepte que sa coque se brise, pour pouvoir devenir un chêne.
L'être egocentré cherche avant tout son plaisir et vit dans une demande continuelle. L'être theocentré (centré sur Dieu) cherche la lumière de l'amour divin, il donne et se donne et reçoit de Dieu tout ce dont il a besoin en vérité.
L'Atman se révèle dans le grand calme, le profond silence, à condition que l'énergie spirituelle soit éveillée.
Cela peut advenir dans la relaxation, la méditation ou dans la contemplation. Cela peut survenir suite à des pratiques yoguiques ou "par hasard".
L'Atman est la pure conscience, le vrai Soi, ( différent de l'ego, l'ahaṃkāra).
L'Atman est le principe essentiel, vital et individuel, de tout être humain.
Nous pouvons l'appréhender, dans un moment de calme profond, de grande détente, lorsque la conscience est inaffectée par les mouvements de l'ego.
Nous pouvons l'appréhender dans une communion d'amour pur...
Ce qui importe est de l'integrer dans la dimension mentale, dans les pensées, dans les ressentis...
Sur la voie de l'Atma yoga une connaissance juste, une compréhension claire et pure, non déformée par Maya et les rêves de l'ego, est requise pour éviter les illusions de l'ignorance.
Très simplement, cette vérité, entraîne à l’optimisme.
Il s’en dégage une certitude qui donne de l’élan.
L'évidence nous confirme que rien n'est plus essentiel.
Cette phrase nous rappelle l’importance de l'intention d'accueillir. Quand nous sommes dans le vouloir contrôler dans la vie, il y a des insatisfactions. Quand nous décidons d’accueillir avec entrain chaque journée, alors il y a plus de joie dans ce qui est. De cet accueil de bon cœur nous en arriverons à honorer chaque jour qui nous est donné.
"L’amour véritable ne compare jamais, il voit simplement, il accepte, il reconnaît. Cet amour-là n’existe que quand le mental a disparu." (Swami Prajnanpad)
Dans l'étude de la mystique, quatre pôles sont généralement reconnus comme essentiels : l'historique, le psychologique, le théologique et l'empirique.
Etudier est important pour comprendre et éclairer le discernement.
Vivre et éprouver la mystique dans son être, est le seul moyen de la connaitre!
Comment définir ce qui constitue une voie mystique lorsque, dans un processus constant de balancier entre désenchantement et ré-enchantement du monde, les frontières culturelles deviennent poreuses ?
La pensée ne peut aller plus loin que ses mémoires, et même si elle croit les dépasser, elle ne fait que les recolorer.
La mystique conduit à ce qui est au-delà de la pensée!
L'Amour.
L'amour qui donne et se donne
Car en vérité l'Amour est sublime réalité qui transcende tout.
C'est pourquoi la mystique est le champ de l'Amour transcendental.
L'Amour intemporel au delà de l'ego...
L'Amour véritable est au-delà des rejets, des attentes, des désirs ou des fuites...
La voie mystique fait exploser l'ego par un feu d'amour.
Advaita et Dvaita semblent s'opposer, mais comme le dit Ma Anandamayi, il existe une perception plus élevée qui unit les deux approches.
Si pour certains l'ego n'est que la seule réalité alors les désirs personnels ne sont que la seule aspiration de la vie, avec tout le jeu des rêves et des insatisfactions...
Si pour d'autres la quête du Brahman impersonnel n'était que la vérité, l’annihilation du moi serait la juste fin de l’affaire, et il n'y aurait plus de place pour l'Amour et le partage dans leur vie.
Mais Brahman est aussi Bhagavan, l'Etre suprême.
Etre suprême qui permet la relation et l'Amour avec l'être relatif. Car il faut un moi et un autre pour que l'amour se vive. Tel est le sens, le rôle, la réalité et le mythe de Krishna!
En effet l’amour, la joie et la conscience d'etre soi (l'ego ou l'ahamkara) ont leur place dans nos vies.
Qui n'aurait plus d'ego (une illusion racontée par le neo-advaita) n'aurait plus rien à partager, donc plus d'amour!
C'est pourquoi, Shankara, et Ramana maharishi, selon les voies non-duelles traditionnelles du Kevaladvaita, en Inde ne suppriment pas l'ego.
Le contact avec l'ego est toujours l'une des principales difficultés du sadhak, mais la transformation des forces egocentriques est une tâche tres lourde et la transformation personnelle ne peut se vivre sur une perspective uniquement intellectuelle.
Ce qu'il faut donc c'est en arriver à vivre dans l'espace de conscience, l'âme, l'Atma, où les éléments egocentriques ne peuvent pas pénétrer, ne peuvent susciter aucun trouble, mais soient en fait revigorés et transcendés.
L'Abandon réel, total et absolu, (qui est l'ouverture à la Grace) est la seule solution pour vivre cette évolution de la conscience.
Aucun sadhak n'est à l'abri d'une révolte des forces egocentriques; mais si la foi et la consécration sont complètes, il est possible de repousser cette attaque sans trop de difficulté.
De plus, quand une protection divine vous enveloppe, suite à une initiation, alors la méditation et la consécration vont vous purifier.
En conséquence la conscience supérieure va s'établir dans l'être intérieur et finira par se substituer à l'ancienne conscience ignorante jusque dans les parties les plus vitales qui sont actives dans l'ego.
Etre dans l’unité, tel est le secret. L'autre est moi!
Dieu et l’homme, le monde et l’au-delà deviennent Un quand ils se connaissent l’un l’autre.
La perception égotique de la division (nous sommes des êtres séparés) est la cause de l’ignorance, de même que l’ignorance est la cause de la souffrance.
Mais qui dépasse toute dualité découvre l'unité qui est au-delà des pensées, des mémoires, des désirs et des émotions.
Alors le monde et les forces egotiques n'auront plus d'importance, du moins pour votre âme.
Un travail plus vaste, vécu par l'Atma yoga, qui dépasse l'individu egocentré, restera à accomplir pour en venir à bout.
Chacun a sa mission et son but de vie, qui sont personnels et uniques.
Mais au stade actuel il n'est pas utile d'en faire une préoccupation majeure.
L'Atma yoga est la voie de l'Etre, l'Atman, une voie au service de l'Evolution de la conscience. Elle nous invite à écouter dans les profondeurs du coeur, et à répondre à l'Appel du Grand Silence. Et cette réponse sera l'engagement de tout l'être dans le processus évolutif. Cette voie n'est tracée que de confiance et d'amour. Ce qu'il nous faut c'est accueillir La Présence divine, se livrer à sa Grace. Puis devenir son pur instrument.
Je suis le petit enfant de La Mère. Seule la relation d’amour et de vérité, et non de savoir ou de pouvoir, m’attire. Je suis ainsi et pourtant je suis tout autre... tel un miroir qui reflète ce qui est... L'univers entier vient de la Mère, parce qu'elle est la Mère Universelle. Le monde entier se souvient d'elle parce qu'elle est la Mère du monde. Parmi tout, je me souviens d'elle parce qu'elle m'a nourri et se souvient de moi. Elle est en moi et responsable de mon devenir, car je suis en Elle.
LA VOIE DE JESUS
*
"Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent"
*
"«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»
*
«En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.»
*
"Convertissez-vous, changez totalement d'attitude, car le royaume des cieux est proche."
"Satyam Ritam, tout l'Atma yoga
se trouve dans ces deux mots."
« Je ne suis pas venu pour accomplir des miracles, mais pour accompagner mes enfants sur le chemin de l'Atma yoga » (Maa)
"Ce que je vous donne est l'Atma yoga, pas le Bhakti yoga avec les bhajans et tout ça."(Nisargadatta Maharaj)
"Je vais te révéler la connaissance de l'Atma ainsi que l’illumination, de sorte que, quand on la connaît, il n’est rien qui reste à connaître. (Bhagavad Gita 7.02)
"Les sages accordent une grande importance à l'Abandon à Dieu, et assurent que par cela Il se révèlera à vous: c'est la voie de l'Atma yoga." (Swami Sivananda)
"l'Atma yoga, c'est la voie sublime" (Satya Sai Baba)
"Après avoir réalisé le but de l'Atma yoga, le sage continue à pratiquer la méditation, non pas pour lui-même, mais pour le bénéfice de l'humanité... et l'ultime méditation c'est quand la conscience de l'Atma est présente naturellement." (Swami Gnanananda)
"Le vrai Yoga, est vraiment l'Atma-Yoga, la relation avec le maitre." (Durgadas)
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"JE SUIS VENU RAPPELER CE QUI A ETE OUBLIÉ : L'AMOUR DIVIN."
"Le grand moyen d’entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c’est de se livrer a notre bon Dieu... Mais qu’est-ce que « se livrer »? ... Se livrer, c’est plus que se dévouer, c’est plus que se donner, c’est même quelque chose de plus que s’abandonner à Dieu. Se livrer enfin, c’est mourir à tout et a soi-même, ne plus s’occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu." (Thérèse Couderc)
« Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. Et entre les deux, ma vie s'écoule » (Nisargadatta)
"Le mieux c'est de parler de coeur à coeur et d'écouter de coeur à coeur. C'est la meilleure forme d'Upadesha" (R.Maharshi)
"Celui qui s'engage dans l'Atma yoga doit commencer par la purification du mental" (Ramanuja)
"“La connaissance conduit à l'unité comme l'ignorance mène à la diversité.” (Ramakrishna)
"Maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. " Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon ami et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. (Krishna)
*
Derrière les apparences de ce monde existent d'autres réalités.
A la source de tout cela se trouve une conscience infinie.
Nous sommes les enfants de cette conscience infinie qui est amour miséricordieux
Livres
"Celui qui sait que l’univers est identique au Soi et qui considère le monde entier comme étant le jeu du Divin, celui-là étant toujours uni à la Conscience universelle, est sans aucun doute, libéré dans cette vie même." (Spandakârikâ, Nisyanda)
"La Libération n’est possible, que parce que fondamentalement,samsâra et nirvâna sont Un."
Quand l'ego s'efface, toutes les difficultés cessent.
L'ego n'est qu'un vétement. Toute vie est Une - et c'est toi-même.
C'est l'engagement qui est important, et non la prétendue qualité du chemin.
Râmakrishna dit : En ajoutant des zéros, on peut élever le chiffre « un » à n’importe quelle valeur – mais ces mêmes zéros ne vaudront rien par eux-mêmes si ce chiffre « un » est omis. De même, aussi longtemps que l’âme individuelle n’est pas unie à Dieu, elle n’a aucune valeur, car toutes les choses d’ici-bas n’en prennent que dans la mesure où elles sont en contact avec Dieu. Dieu seul, au-delà de ce monde, est la personnalité qui peut conférer de la valeur. Le jîva gagne donc tant qu’il travaille pour le Seigneur et s’attache à Lui. Si, au contraire, il laisse Dieu de côté, tout en travaillant avec succès pour sa propre gloire – il n’en retirera rien.