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Ahimsa et Douceur

14 Avril 2026, 10:46am

Publié par Patrick

"La douceur est la plus haute forme d'Ahimsa" (Maa)

La douceur peut être comprise comme la forme la plus profonde et la plus accomplie de l’ahimsa, ce principe fondamental de la tradition du yoga qui signifie littéralement non-violence.

Dans les Yoga Sutra de Patañjali, ahimsa est la première des yamas, c’est-à-dire des disciplines éthiques qui constituent la base de toute pratique spirituelle authentique.

Avant même la méditation : la concentration vers les états élevés de conscience, le yogi est invité à purifier son attitude envers la vie. Or, cette purification ne se limite pas à l’absence de violence physique. Elle implique une transformation du cœur qui conduit naturellement à la douceur.

Au niveau le plus simple, ahimsa signifie ne pas nuire. Mais dans sa dimension la plus élevée, elle signifie vivre de manière à protéger, respecter et honorer la vie sous toutes ses formes. La douceur est précisément cette attitude intérieure qui rend la non-violence spontanée.

Une personne réellement douce ne se contente pas d’éviter de blesser les autres ; elle développe une sensibilité profonde à la fragilité et à la dignité de chaque être. Cette sensibilité devient une vigilance aimante qui empêche la violence de naître, même subtilement.

La douceur n’est pas une attitude forcée par l'ego. Elle est le résultat d’une révolution intérieure.

Et cette révolution ne passe ni par des systèmes, ni par des pratiques répétitives, ni par des croyances, ni des savoirs.

Elle passe par une attention totale et bienveillante à ce qui est, instant après instant, sans commentaire.

Et cette présence est l'ultime thérapie (l'attitude qui prend soin de l'être).

« La douceur envers le prochain est le signe que Dieu habite en nous. »
(Saint Jean Chrysostome)

« La patience et la douceur sont les deux ailes de l’amour. » (Bernard de Clairvaux)

«Celui qui est établi dans le Soi devient doux envers tous les êtres.»   (Mahabharata)

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Saint François de sales

27 Mars 2026, 19:04pm

Publié par Patrick

Plus l’âme avance vers Dieu, plus elle devient douce et humble.
Pourquoi ?
Parce que :
- l’ego disparaît
- la volonté personnelle s’efface
- la compassion grandit.
Ainsi :
La perfection de l’âme se reconnaît à sa douceur.

Saint François de Sales disait :
« Rien n’est si fort que la douceur, rien n’est si doux que la vraie force. » 

François de Sales a développé “l’humilité douce et joyeuse”. 

Né en 1567  François grandit dans une famille appartenant à l'aristocratie savoyarde. Son père exerce la noble fonction de maître d'hôtel auprès du comte Sébastien de Luxembourg.

Dès l'enfance, François de Sales est conditionné par des principes chevaleresques de justesse mais aussi de grande rigueur.

De nature curieuse et consciencieuse, François est marqué par l'apprentissage des textes sacrés auxquels il est initié à Paris. A l'insu de son père, qui voulait faire de son fils un chevalier guerrier, l'étudiant poursuit son cheminement intérieur auprès de prêtres.

En 1591, François renonce aux avantageux titres de noblesse que sa position d'aîné lui confère. Et choisit le service de Dieu par la prêtrise. Dès lors, il mène avec rigueur une vie de prière et d'ascèse.

François de Sales ne cherchait pas à faire une carrière d'écrivain, son quotidien étant déjà occupé par ses activités de prédication. Pourtant, il a produit une œuvre considérable. Certains de ses ouvrages sont considérés aujourd'hui comme des chefs-d'œuvre de la littérature spirituelle.

Ses livres exposent la douceur dans l'ascèse.

 Il est nommé évêque de Genève en 1602. mais décide d'aller en prédicateur itinérant, à la rencontre des familles, des prisonniers, des pauvres, des malades. Pour toucher ceux qu'il ne peut rencontrer ou qui le refuse, il écrit et imprime des textes qu'il affiche dans les rues, c'était le début alors de l'imprimerie. 

Il accompagne ses fidèles à un engagement total de leur personne dans la vie spirituelle. Dans son traité Introduction à la vie dévote, il donne des attitudes concrètes à suivre dans la vie  familiale, par la prière régulière.

En 1616, il écrit un deuxième essai, Traité de l'amour de Dieu. Il place au centre de ce texte, l'amour divin et la douceur qu'il n'a cessé de vouloir transmettre tout au long de son existence.

"Une heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors deux heures sont nécessaires." 

"Un saint triste est un triste saint."

“ On dit beaucoup en se taisant."

"Soyez doux envers tous, et d’abord envers vous-même."

 " Ce n’est pas par la grandeur de nos actions que nous plaisons à Dieu, mais par l’amour avec lequel nous les faisons ".

"« La vraie douceur ne se montre pas seulement au-dehors, mais elle pénètre jusqu’au fond du cœur."

"Rien n’édifie tant le prochain que la douceur et la patience."

"Tout par amour, rien par force."

 

Thérèse de Lisieux a beaucoup été influencée par les écrits de François de sales..

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Aurobindo : la Grâce

19 Mars 2026, 21:30pm

Publié par Patrick

 

"Pour recevoir la Grâce, il faut un don de soi total et sincère, une ouverture de soi tournée exclusivement vers le Pouvoir divin, une admission, constante et intégrale de la Vérité qui descend, un constant et intégral rejet du mensonge, des pouvoirs et des apparences du mental, du vital et du physique qui gouvernent encore la nature terrestre.
Le don de soi doit être total et s'étendre à toutes les parties de l'être. Ce n'est pas suffisant que le psychique réponde, que le mental supérieur accepte, ou même que le vital inférieur se soumette et que la conscience physique intérieure sente l'influence. Il ne doit rien y avoir, dans aucune partie de l'être, même la plus extérieure, qui se réserve ou qui se cache derrière des doutes, des confusions, des subterfuges, rien qui se révolte ou se refuse.
Si une partite de l'être se soumet, mais qu'une autre partie se réserve et suive son propre chemin ou pose ses propres conditions, alors chaque fois que cela se produit, vous repoussez vous-même la Grâce divine loin de vous."
(Sri Aurobindo)

Sri Aurobindo exprime les conditions naturelles de la descente de la Grâce.

Heureusement dans la Voie de l'Atma yoga, la Mère divine peut suppléer à nos faiblesses si notre comportement est totalement pur, nos paroles et attitudes douces, soumis aux règles de la sadhana, sans aucune tricherie égoïque, ni désir personnel !!! 

La Mère voit notre petitesse et peut y suppléer quand notre coeur est doux et pacifié.....

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Anusasana

17 Mars 2026, 16:29pm

Publié par Patrick

L'initiation, dans quelque religion qu'elle soit, est basée sur une totale confiance qui implique une obéissance aux préceptes généraux de la Voie et aux demandes particulières du précepteur.

Anusasana  signifie littéralement "suivre une guidance", "obéir à un instructeur"

issu de anu (suivre, s’accorder à) et sasana (enseignement, règle, instruction).

Ce mot ne désigne pas une simple discipline extérieure d'obéissance, mais un alignement intérieur conscient et doux avec les enseignements de la voie.

Dans l'Atma yoga, comme chez Patanjali, cela marque l’entrée dans une vie structurée par la pratique et orientée vers la transformation.

Anusasana est une docilité et une fidélité vivante à ce qui a été reçu par l'engagement initiatique.

Avec le temps, Anusasana cesse d’être un effort volontaire d'obéissance pour devenir un état naturel d’harmonie, où l’être agit spontanément en accord avec ce qu'il lui est demandé.

 
 

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Lila Hasya

11 Mars 2026, 20:08pm

Publié par Patrick

Au cœur de la philosophie spirituelle dévotionnelle de Krishna se trouve le concept/perspective de Lila ( le jeu divin joyeux de la conscience). 

Contrairement aux philosophies/théologies qui considèrent l'existence humaine comme une illusion ( Maya ) avec un moi à dissoudre, ou comme une souffrance à transcender (catholique), les adorateurs de Krishna voient l'univers comme une expression intentionnelle de la joie divine.

Le terme « Lila » lui-même provient de traditions sanskrites qui décrivent la création comme un jeu ou un" sport" divin, non par nécessité, mais par joie et liberté créatrice.

Maa, Mâ Anandamayi, Swami Ramdas, Sri Aurobindo, Swami Nigamananda, Thérèse de Lisieux, François de Salles... riaient beaucoup.

Le rire est l’expression du détachement et de la liberté.
Le rire (hasya) est la manifestation première de l’Ananda.

L’humour est le garant du détachement…

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Vairagya Détachement

26 Février 2026, 18:52pm

Publié par Patrick

La première étape de toute sadhana est focalisée sur la méditation et la prière.

Puis, après quelques années, lorsque l'intériorisation et la pratique méditative est installée dans la vie quotidienne, vient l'étape du détachement.

Le Détachement est le but véritable et final des pratiques avancées du yoga, et aussi des mystiques chrétiennes.

De Krishna à Maitre Eckhart, le détachement est à la fois le chemin et l'objectif de notre ascèse pour laisser le Divin occuper toute la place en nous.

Il s'agit en fait d'un état de maturité de l'âme qui a compris que seul Le Transcendant peut réellement et simplement combler notre cœur. Le détachement n’est pas un renoncement triste. Il est un oui plus grand.

Le détachement se vit de façon tres concrète avec la guidance personnalisées d'un maitre. Le détachement libère l'esprit et conduit à une simplicité légère et douce.

Et ultimement être simple sans désir, sans vouloir, c'est être unifié.

"La simplicité ne s'acquiert qu'à force de détachement." (Maa)

.....

Là, maintenant, écoute ces mots que l'Atman t'adresse.

Détache-toi doucement, non par violence mais par douceur, comme on desserre une main fatiguée après avoir trop longtemps serré. Ne lutte pas contre ce que tu ressens, ne le rejette pas, ne le condamne pas : regarde-le simplement passer, comme un nuage qui n’a jamais prétendu être le ciel. Le détachement commence là, dans ce regard paisible qui cesse de confondre l’essentiel et le transitoire. Tu peux aimer pleinement, agir intensément, t’engager de tout ton cœur, sans t’y enfermer. Ce n’est pas l’objet de ton amour qui te lie, mais la peur de le perdre. Et cette peur naît de l’oubli de ce que tu es en profondeur.

Quand tu te rappelles que ta source ne dépend de rien, que ta vie véritable est déjà donnée, alors les choses retrouvent leur juste place. Elles deviennent des dons et non des garanties, des passages et non des refuges. Tu n’as plus besoin de retenir, car rien de vrai ne peut t’être arraché. Même la douleur, même l’échec, même la perte cessent d’être des menaces : ils deviennent des seuils. Le détachement n’assèche pas le cœur, il l’élargit. Il enlève les crispations qui faisaient obstacle à la circulation de l’amour.

Peu à peu, tu découvres une nouvelle légèreté. Tu fais ce que tu as à faire, mais tu ne t’y identifies plus. Tu réussis sans t’en glorifier, tu échoues sans t’effondrer. Tu accueilles la joie sans la serrer, tu traverses la peine sans t’y noyer. Tout passe à travers toi, rien ne t’emprisonne. Et dans cet espace intérieur, silencieux et vaste, quelque chose demeure qui ne passe pas. Une présence nue, simple, stable. C’est là que le détachement s’accomplit vraiment : non comme un effort, mais comme un repos.

Alors tu comprends que te détacher n’était pas perdre, mais revenir. Revenir à ce centre tranquille où tu peux dire oui à tout sans être captif de rien. Là, aimer devient naturel, donner devient joyeux, et même lâcher prise devient une forme de fidélité. Tu n’es plus porté par ce que tu tiens, mais par ce qui te tient depuis toujours.

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Transmission

12 Février 2026, 21:38pm

Publié par Patrick

Il était une fois, dans un petit village perché sur une colline, un ermite simple et ordinaire, qui avait pourtant quelque chose de spécial : un trésor fabuleux.....  que personne ne souhaitait.

Ce trésor n’était pas fait d'or ou de pierres précieuses, mais d'une immense sagesse qui apportait paix et bonheur.

Les villageois, toujours préoccupés par leurs soucis quotidiens, ne s’intéressaient guère à cet ermite. Ils préféraient les objets tangibles, les richesses visibles et plaisirs immédiats, et poursuivaient la satisfaction inlassables de leurs désirs.

L'ermite , passait des heures plongeant en ses profondeurs et trouvant des réponses aux questions que beaucoup n’osaient même pas poser.

Un jour, un jeune homme du village, désireux de faire fortune, décida de rendre visite à l'ermite pour lui demander conseil. Il espérait acquérir des informations sur des trésors cachés ou des moyens de s'enrichir. Quand il arriva chez le sage, il fut accueilli avec simplicité.

« Que cherches-tu, jeune homme ? » demanda l'ermite avec un sourire bienveillant.

« Je veux devenir riche !  Tu sais, dit-on où se trouve un trésor caché ! Où est il ? »

L'ermite, amusé, l'invita à s’asseoir et lui montra le ciel: « Là est le trésor, reste assis et regarde » dit-il.

Le jeune homme, pourtant, s'ennuya rapidement,  se leva et, déçu, dit : « Je ne vois rien de précieux ici. »

Peu après, une vielle femme vint le visiter, mais toujours avec la même idée en tête : trouver une satisfaction à ses désirs, qui concernaient la vie de ses enfants.

Mais l'ermite ne faisait que pointer le ciel, disant "là est tout ce que tu cherches!"

La vieille femme repartit rapidement déçue...

Ainsi alla le temps, l'ermite vieillit, reçu beaucoup de visiteurs, certains restèrent un peu auprès de lui puis partirent vers d'autres appels.

Seule, un jour, une jeune personne vint , s'assit plusieurs jours en regardant le ciel, puis repartit, puis revint, régulièrement auprès de l'ermite, et cela pendant des années. 

Peu à peu elle apprit à regarder le ciel, elle apprit à voir autrement, non pas furtivement, mais profondément. Elle perçut en ce ciel des beautés que nul ne voyait ordinairement.

Elle apprit à se détacher et à ne rien vouloir...

Tout son être se détendit, s'ouvrit, vibra différemment. Une paix douce et joyeuse grandit en elle....

La mission de l'ermite était accomplie, alors il disparut.

Il en est ainsi depuis toujours.

 

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Guru

10 Février 2026, 11:42am

Publié par Patrick

 

Un guru est d'abord un maitre spirituel. A la fois précepteur, éducateur et initiateur.

Guru signifie: "qui dissipe les ténèbres" ! Le Guru est une présence éveillée qui éclaire.

Un véritable guru ne se reconnaît pas d’abord à ce qu’il dit, mais à ce qu’il est, a sa cohérence, a ce qu'il fait autour de lui, a sa bonté, sa douceur et son détachement.

Il ne désire rien ne crée pas de projet dans la matière, sa seule fonction est de réveiller les conscience à cet état de liberté et d'émerveillement qui est la nature de l'enfant pur.

Voici quelques repères essentiels simples, mais profonds qui caractérisent un vrai guru.

Le vrai guru vit ce qu’il transmet.
Il n’enseigne pas des idées : il incarne.
Sa parole vient d’une expérience intérieure réelle, souvent silencieuse.
On sent une cohérence tranquille entre sa vie, ses gestes et ses mots.
Il ne cherche pas à convaincre. Sa présence convainc par sa justesse.

Il ne s’impose jamais, il ne juge pas, il respecte ce qui est...
Un vrai maître n’enchaîne pas.
Il respecte totalement la liberté de l’autre.
Il ne manipule pas, ne fait pas peur, ne culpabilise pas n'impressionne pas.
Il ne cherche pas d’adoration personnelle, il est réellement humble.
Il accompagne, il éclaire… puis il s’efface.

Il ne flatte pas l’ego, mais il aime la personne.
Parfois il console, parfois il dérange — mais toujours avec amour et douceur.

" Le guru n'enseigne pas par ce qu'il dit, mais par ce qu'il est." (Swami Vivekananda)

"Le vrai guru est celui qui te rend libre." (Sant Tukaram)

"Le guru est là pour t'apprendre à aimer." (Maa)

Traditionnellement un vrai guru a peu de disciples, il guide ceux qui sont motivés vers le sublime détachement.

Car tout est question de détachement !

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Ahimsa

2 Février 2026, 22:16pm

Publié par Patrick

 

Tout yoga commence par l'Ahimsa

La plus haute expression de l'Ahimsa est l'Amour

Il n'y a pas de réalisation dans le yoga sans l'Ahimsa

Tout chemin spirituel conduit à l'Amour;

Et l'amour ultime est détachement!

Chercher Dieu est un chemin d'amour.

Car Dieu est l'Amour...

Il est urgent aujourd'hui

de prendre ce chemin

pour qui est conscient

de l'état du monde !

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Santosha

29 Janvier 2026, 20:42pm

Publié par Patrick

Santosha est l'une des bases essentielles de l'Atma yoga.

Santosha est le contentement intérieur profond qui n'est troublé par rien, la paix stable qui ne dépend pas des circonstances extérieures.

Ce n’est ni une résignation ni un refus de grandir, mais l’accord intime avec ce qui est, ici et maintenant. Lorsque Santosha est vivant, l’âme cesse de lutter contre le réel ; elle ne négocie plus avec l’instant, elle l’habite avec douceur. Alors le mental se repose. Les désirs s'apaisent, l’action peut se poursuivre, mais sans agitation intérieure.

Comme l’enseigne Patañjali : « Par le contentement, on obtient le bonheur suprême » (Yoga Sūtra II, 42).

Le bonheur ne vient plus de ce que l’on possède ou de ce que l’on attend, mais de la qualité de présence à ce que la vie donne.

Santosha est cette joie silencieuse qui naît lorsque l’on ne se compare plus et que l’on ne réclame plus que la vie soit autre qu’elle n’est. Il s’apparente à cette sagesse évoquée dans la tradition spirituelle universelle : « Celui qui sait se contenter de ce qu’il a est véritablement riche » .

Dans la voie de l’abandon et de la bhakti, Santosha devient reconnaissance confiante : ce qui vient est accueilli, ce qui s’en va est laissé partir. Swami Ramdas exprimait cette attitude par une parole simple et radicale : « Tout ce que Dieu donne est bon, et tout ce qu’Il reprend est bon aussi. »
Ainsi, Santosha n’est pas l’absence de mouvement, mais une liberté intérieure. C’est l’accueil de ce qui est, la paix de celui qui peut dire en vérité : « Rien ne me manque. »

Dans ce contentement, l’âme goûte une joie qui ne dépend plus du monde, parce qu’elle repose en la Source même de la vie. 

Dans ce contentement se vit un détachement profond et total qui ouvre à la transcendance

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Reconnaitre un maitre

20 Janvier 2026, 18:56pm

Publié par Patrick

Certains chercheurs spirituels veulent cheminer tout seul, d'autres suivent un maitre.

Il est bon de se questionner avec acuité sur la signification de cette relation maitre/disciple..

Notre questionnement n'est pas dans l'ordre d'une conviction ou d'une croyance.

Il n'y a pas à rejeter ni justifier quoi que ce soit, mais comprendre!

Certains maitres sont encore pris par leur ego, mais trouvent des justifications pour se protéger et se rendre indispensable. 

Nombreux sont les faux maîtres qui se croient sincères.

C'est ainsi, il est bon de le voir avec justesse.

En fait le cœur du problème n’est pas le maitre mais le mouvement intérieur du chercheur qui tend à fantasmer sur la qualité d'un guru et se remettre entre ses mains.

Très nombreux sont les faux maitres, mais la tradition en elle d'éducation et de transmission  est utile.

Le faux maître naît au moment précis où l’on s'accroche à une béquille, une direction, une promesse de sécurité spirituelle.

Il n’est pas nécessairement un manipulateur conscient, ni même quelqu’un de mal intentionné : il peut être sincère, cultivé, ayant du charisme,

mais dès l’instant où il accepte d’être cru, suivi, idéalisé, il devient un obstacle.

Il y a là une fuite subtile : au lieu de regarder la peur, la confusion, la souffrance directement, l’être humain projette sur une figure extérieure l’espoir d’une délivrance, et cette projection engendre la dépendance.

Le maître devient alors une image rassurante, un refuge psychologique, et toute image, même sacrée, empêche la perception du réel.

Les faux maîtres prospèrent parce qu’ils répondent à un besoin profondément humain : être guidé, être reconnu, être sauvé, etre éveillé.

Mais répondre à ce besoin dans des jeux de manipulation intellectuelle et de pouvoir d'autorité, c’est maintenir l’homme dans une dépendance psychologique.

Regarder la vérité est dangereux pour nos illusions de sécurité !!!

Etre guidé et éclairé par une personne qui a de l'expérience est utile.

Un maitre véritable conduit au détachement avec douceur.

Se laisser prendre par des jeux de séduction, de domination, d'asservissement, de contrainte ou d'idéalisation n'est pas suivre la Voie de la Vérité.

Un vrai maitre rend libre, totalement libre, ici et maintenant, avec ce que tu es, tel que tu es, sans jamais exiger quoi que ce soit de toi_....

Car il n'a pas d'autre attention que de te regarder et t'aimer.

 

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Conscience en évolution

14 Janvier 2026, 19:03pm

Publié par Patrick

La vie est évolution, la connaissance évolue, la sadhana évolue.

Dans l’hindouisme la connaissance spirituelle ne se présente pas comme un système figé, mais comme un mûrissement de la conscience à travers les âges, où chaque étape ne renie pas la précédente mais l’approfondit et la transforme. L'évolution de la sadhana est naturelle.

Les Védas constituent le point de départ de cette aventure intérieure. La connaissance y est d’abord une connaissance révélée, transmise essentiellement par le rite et des croyances. Le monde est perçu comme un cosmos vivant, régi par un ordre sacré, le ṛita, avec lequel l’homme doit entrer en harmonie. Les dieux védiques ne sont pas seulement des figures mythologiques: ils sont des puissances de la nature et de la conscience, des forces agissantes qui relient l’humain au divin. 

Avec les Upanishads s’opère un renversement décisif. La question n’est plus seulement comment agir dans le monde, mais qui est celui qui agit et quelle est la réalité ultime. Les sages découvrent alors l’identité de l’Atman et du Brahman : le fond de l’être humain est identique à l’Absolu. La connaissance devient réalisation directe, intuition silencieuse, délivrance de l’ignorance. La libération ne dépend plus du rite et des croyances, mais de l’éveil à ce qui est vécu, au cœur de la conscience.

Les systèmes philosophiques classiques vont ensuite préciser et organiser cette découverte, créant différentes écoles de pensée.

À l’époque moderne, des figures comme Ramakrishna et Vivekananda soulignent l’unité profonde de ces voies multiples. Toutes les formes de connaissance — rituelle, contemplative, philosophique ou amoureuse — sont reconnues comme des expressions légitimes de la quête de l’Unique.

C’est dans ce contexte que Sri Aurobindo propose une synthèse radicalement nouvelle. Reprenant l’intuition védique, la réalisation upanishadique, la non-dualité du Vedanta, la discipline du Yoga et l’élan de la bhakti, il introduit une vision évolutive de la connaissance spirituelle, qui implique un total détachement.

Avec Maa, la conscience divine n'est pas limitée à être réalisée hors du monde : elle  s’incarne avec douceur dans la vie, dans la matière, dans la vie de famille et dans le Sannyas, dans toute l’histoire humaine en elle-même. 

L’hindouisme apparaît  en vérité non comme une doctrine close sur les anciens temps, mais comme une vaste trajectoire vivante où la vérité se révèle à mesure que la conscience humaine s’approfondit et s’élargit. 

(extrait des cours d'Accompagnement)

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Paradvaïta

12 Janvier 2026, 14:49pm

Publié par Patrick

 

"Quand tu peux écouter et rire,

sans rien dire,

sans rien vouloir,

alors Ce qui est,

se révèle de lui même."

(Maa)

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SEVA

30 Décembre 2025, 19:13pm

Publié par Patrick

Seva, service ;

une activité de bienveillance

que l'on accepte gentiment de faire pour les autres

une générosité qui sait donner,

et une démarche de don de soi radical

qui libère de l'ego ....!

Servir régulièrement sans rechercher reconnaissance

 est un puissant exercice initiatique.

Au début, le service flatte souvent l’ego spirituel.

Mais la répétition révèle rapidement les motivations cachées :

besoin d’être utile, aimé, valorisé.

En persévérant, ces couches se purifient.

Le service devient plus silencieux, plus simple, presque impersonnel.

La sadhana de l’Atma yoga

conduit à mener l’ego à la place de serviteur

avec douceur.

Quand cette fonction est vraiment comprise

et vraiment vécue,

il y a réjouissance .


 

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